Récit
Et voilà, première balade dans les Pyrénées.
Comme un air de Einaudi, les doux reliefs émergent de la brume matinale. Une légère brise de nord entretien la fraicheur et les lourds cumulus de la veille n'en finissent plus de se dissoudre. Plus au nord, rien d'autre que l'azur, alors pas de pression, on a le temps!
Pour changer, plutôt que de passer par le plateau, au dessus de la solitaire cabane de Saunere, j'emprunte le large Gr10 qui grimpe en face nord. L'herbe est rase comme la pelouse d'un golf bien entretenu, le trou d'eau est encore bien rempli alors que l'an passé à la même période, il était sec comme un coup de trique.
Au sommet la quiétude est totale, le plaisir de vivre tangible. Il est encore tôt et rien ne presse, d'autant plus que l'herbe est encore gorgée d'eau des nuées nocturnes. A dix heures pourtant, il est temps de se préparer tranquillement, maintenant il n'y a plus de risque de brouillard, la brise est quasi constante et tout à fait compatible avec le parapente. Une demie heure plus tard tout est prêt pour le vol.
Avec cette brise laminaire et cette pente idéale, l'envol est un plaisir consommé, la voile monte sur place et le ciel me cueille naturellement sans à-coup, c'est bon des conditions pareilles. Longer le plateau avec cette brise est facile, je reste quasiment tout le long au dessus du plateau avant de basculer au dessus de la cabane où je retrouve les premiers thermiques de le face sud. Le reste de la descente ne sont que de multiples circonvolutions au gré des combes ensoleillées.
Cette première journée dans les Pyrénées s'annonce sous les meilleurs auspices, et vaut mieux y croire car les previsionistes sont beaucoup moins optimistes

Les vacances de Michel....