Le Pain de Sucre depuis le Col Agnel

Le Pain de Sucre depuis le Col Agnel

  • Altitude départ : 2700
  • Altitude sommet : 3208
  • Dénivelé : 500
  • Temps de montée : 45mn
  • Temps de descente : 45mn
  • Orientation : Nord-Ouest
  • Balisage : Cairns, trop nombreux, dans trop d'itinéraires différents, pour être une aide.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Remonter le petit vallon en direction du Pain de Sucre, vite bien visible.
Il existe une infinité d'itinéraires dans ce gros tas de cailloux, plus ou moins
faciles (au pire, on pose les mains pour remonter quelques dalles). Je suis
monté quatre fois au sommet sans jamais prendre le même chemin.

Un itinéraire sans aucune difficulté, qui est "évident" à la descente, est une sente à prendre en versant nord. Un autre presque-sentier est indiqué en rouge sur la carte IGN.

Commentaires difficultés

La montée est raide mais peu exposée.
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Topo créé le :

Depuis Molines-en-Queyras, prendre la route du col Agnel et se garer à gauche une centaine de mètres avant le col dans un petit parking (une dizaine de places).


Situation




Sortie du 12-08-2011

En ce début août 2011, dans le Queyras, malgré les bulletins de Météo-France, annonçant du beau temps, on assiste tous les jours, très tôt, au débordements nuageux venus d’Italie.

Le 30 juillet, parti par temps clair, je suis arrivé au sommet du Petit Rochebrune sous un ciel couvert.

Le lendemain, je m’arrête au Lac d’Asti. A 8h15, toutes les montagnes sont déjà dans la brume !

Toutes ! Non ! Le Pain de Sucre résiste aux nuées venues d’Italie.

D’où l’idée de faire cette cette ascension. Ou plutôt, de la refaire.

Mais alors, la refaire différemment !

C’est ainsi qu’est née l’idée de faire l’ascension à la frontale pour assister au lever du Soleil depuis le Sommet. Et dans ce cas, partir du Col Agnel ce qui doit me faire gagner une bonne demi-heure de sommeil.

1er août, 3h15, le réveil sonne. Je passe la tête par l’ouverture de ma tente et je constate que le ciel est pur et étoilé. Je pars aussitôt, mon petit déjeuner m’attend déjà dans la voiture et je vais manger en roulant.

Pas de café ! Ni de tartine à la confiture ! Quelques croissants industriels et 3/4 de litre d’eau !

A 3h50 je suis au parking. Le temps de finir de m’équiper, je sors de mon véhicule et...catastrophe ! De larges bandes nuageuses , venues d’Italie évidemment, envahissent le ciel, et seules quelques étoiles brillent.

Je suis sur place, je pars quand même.

Le sentier est large et bien tracé. J’arrive à la jonction avec l’itinéraire venant du Col Vieux.

Je commence l’ascension finale en prenant un sente au hasard. La brume monte et commence à m’entourer. Pire encore, des éclairs zèbrent le ciel sporadiquement. Un orage éclate quelque part en Italie. Pas de bruit de tonnerre. Il est donc loin et j’espère qu’il ne va pas se rapprocher.

La trace que je suis vient buter sur un ressaut rocheux. Cela ne me surprend pas. Il suffit de le surmonter et je vais certainement trouver une autre sente derrière. le rocher est le même qu’à la Crête de la Taillante. C’est à dire très adhérent...quand il est sec. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Mais cela pourrait être pire s’il gelait !

Petit à petit, je progresse vers le haut. Pas trop vite. Rien ne sert d’arriver trop tôt.

La brume se déchire un peu et une étoile très brillante apparaît. Trop brillante pour être une étoile. Cela doit être une Planète. Mais Jupiter ou Vénus ? Si c’est Jupiter, je devrais la reconnaître avec les jumelles. Un petit point lumineux brille à côté de la Planète. C’est l’un des satellites galiléens de Jupiter.

Jupiter est toujours magnifique à observer. Ses satellites tournent très vite et chaque jour, ils sont dans une configuration différente. Quelquefois, ils sont tous les quatre alignés d’un même côté. Quelquefois, ils sont derrière. Aujourd’hui, on n’en voit qu’un. La brume se referme très vite.

La grisaille de l’aube fait peu à peu irruption et je vois l’arrondi des pentes supérieures. Comme tout sommet arrondi, celui-ci recule aussi vite que j’avance.

Néanmoins, je ralentis encore un peu mon rythme, pour ne pas arriver trop tôt au sommet et attendre le lever du jour dans une immobilité glaçante.

Cette fois, l’aube est là et j’éteins la frontale. L’arrondi du sommet cesse de reculer et j’aperçois la petite Croix.

Je suis au sommet à 5h40. Encore trop tôt ! Je suis entouré de brume. J’enfile tous mes vêtements. Mes gants sont humides et froids. J’ai une paire de rechange dans mon sac. Ils sont secs et froids. J’aurais dû les mettre dans mes poches. On ne pense pas toujours à tout !

Le "panorama" me rappelle certaines journées d’hiver dans mon Pilat bien-aimé : de la brume à droite, de la brume à gauche, devant, derrière, dessus, dessous, de la brume partout ! Génial ! Se lever à 3h15 pour cela !

Une petite trouée dans la brume, me révèle un nuage orange. Je le regarde sur l’écran de mon appareil numérique et... je vois apparaître le Mont Viso !

C’est un miracle ! La brume se déchire ! Certes, il reste des nuages ! Et même des cumulonimbus ! Ce sont sans doute eux qui sont responsables des éclairs que j’ai aperçus.

C’est maintenant l’aurore ! Les nuages prennent des couleurs. Une brume basse venant d’Italie franchit le Col Agnel et commence à se déverser comme une marée dans le Vallon de l’Aigue Agnelle. Les Ecrins se teintent teintent d’or.

Et puis soudain, un disque rouge sang apparaît de derrière un nuage. L’appareil photo ne captera pas ce rouge.

Les sommets s’allument les uns après les autres. Le Salsa et le Rubren, le Massif de Chambeyron, la Font Sancte et puis la Tête des Toillies.

La plaine du Pô est fidèle à elle-même : un océan de brume.

Le Mont Viso, est imposant mais reste dans l’ombre. Le versant qu’il présente n’est éclairé que l’après-midi. Tout comme laTaillante, cette merveilleuse montagne. Il faudra, un jour, que je revienne au coucher du Soleil.

La brume monte et je commence ma descente. Je suis resté 2 h00 au sommet.

Je pénètre bientôt dans la brume et je peux apercevoir un magnifique "Spectre de Broken".

Enfin j’arrive au Col Agnel au milieu de volutes de brumes montantes.

Etrangement, alors que la veille, le sommet était occupé par de nombreux randonneurs, dès 7h00, ce jour je ne verrai personne.

Date réelle de la sortie : 01/08/11

Plus d'infos sur : http://www.altituderando.com/Le-Pain-de-Sucre-3208m-par-le-Col


  • Horaire : 1h40
  • Dénivelé : 468 m

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