Secours avalanche : les données changent

Avec 220 entreprises de domaines skiables et une fréquentation de 56 millions de journées skieurs, la France compte parmi les 3 plus grandes nations mondiales du ski. Mais c’est aussi l’un des pays qui paye le plus lourd tribu en termes de victimes d’avalanches avec 19% du total des victimes annuelles au niveau mondial.

Depuis les travaux du Dr Brugger au cours des années 80, l’on sait que la majeure partie des victimes d’avalanche ne décèdent pas durant l’avalanche elle-même. Mais l’on sait aussi que c’est une question de minutes ensuite pour que la mort survienne, principalement par asphyxie.

  

La rapidité des secours est donc primordiale. En cela, la recherche par les compagnons et témoins de l’avalanche, au travers de détecteurs de victimes d’avalanche, reste le plus efficace du fait de la quasi absence de temps de transport.

Mais un nombre important de victimes ne sont pas équipées de système de localisation pour le secours, en l’occurrence 45% des victimes ensevelies en hors piste et 17% en randonnée.

Mais la rapidité d’intervention des secours organisés a énormément changé au cours des 20 dernières années.

La généralisation du téléphone mobile et la couverture quasi complète du territoire national permet dorénavant de donner l’alerte en quelques minutes.

Par ailleurs le réseau de secours héliporté français, comptant 15 bases hélico permet d’intervenir très rapidement en n’importe quel point du territoire.

 

Sur la période 2004-2010 les services de secours organisés ont contribué au sauvetage de 46 personnes ensevelies dans une avalanche. Cela représente 36% des victimes ensevelies et dégagées vivantes au total, et plus de 50% des victimes ensevelies et dégagées vivantes en zone hors-piste.

Jusqu’à maintenant, on considérait que les secours organisés arrivaient par définition trop tard et que la recherche était prioritaire sur l’appel des secours.

Il est temps de reconsidérer cela, particulièrement dans le cas de multi-victimes ou d’un seul secouriste.

Mais si l’arrivée rapide des secours représente une chance supplémentaire pour les victimes, elle est perdue si la victime ne dispose pas d’un système permettant sa détection.

L’arva est la base, et le Recco devrait être également considéré comme tel étant donné qu’il existe en France 220 détecteurs Recco répartis sur les bases hélicos, les stations de ski et les centre de secours.


Combiné a la rapidité croissante d’intervention des secours sur les lieux de l’accident le système Recco est un composant essentiel du secours en avalanche.

Bref, mettez toutes les chances de votre côté, quand on est dessous, il est trop tard.

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