Sommet de Peyre Rouge Par les prés du versant
est

Sommet de Peyre Rouge Par les prés du versant
est

  • Altitude départ : 1130
  • Altitude sommet : 1960
  • Dénivelé : 830
  • Distance : 7 km
  • Temps de montée : 3h 30
  • Temps de descente : 2h
  • Orientation : Est
  • Balisage : Sur les sentiers : oui à la montée, celui du pas de la Selle (mais pas pris note des couleurs...); à la descente : vert-jaune du pas des Bachassons. Entre les deux : rien.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Laisser la voiture au parking de l’acrobranche de St Michel-les-Portes (également nommé Parc  de loisirs, ou la Forêt Labyrinthe), ce qui est aussi le départ pour la voie normale du Mt Aiguille.


Monter en direction du pas de la Selle, en contournant le rocher de la Piche par le sentier qui passe à l’ouest.


Un peu avant la sortie de la sapinière (vers environ 1600 m), quitter le chemin, en montant sur la droite dans le sous-bois facile.


Après environ 50 m de D+, tirer en diagonale sur la droite, dans le travers, et sortir de la forêt pour déboucher sur l’éboulis. Traverser au mieux cet éboulis (pas très commode) pour rejoindre le fond du vallon entre le sommet de Peyre-Rouge (à droite) et le rocher des Parquets (à gauche).


Dépasser les pointes rocheuses de l’arête sud-est de Peyre-Rouge pour remonter dans les pentes herbeuses à leur gauche. Traverser un deuxième pierrier, vers la droite, pour rejoindre l’arête sud-est au niveau de la brèche donnant accès au versant est.


A partir de là, une petite trace de bête est visible, qui reste sur une horizontale, traversant les 2 prés successifs, pour finir à l’arête nord. Ici l’on domine les barres de rochers pourris de la face est, barres que l’on a donc contournées par ce mouvement au sud.


La suite est évidente : vers le haut dans le pré, puis en diagonale à gauche. Une traversée horizontale à gauche mène à un premier passage aérien, mais court, où un sapin permet de se tenir avec la main. De suite après on refranchit l’arête sud-est  (mais dans l’autre sens cette fois) et on débouche dans la facette sud. Une courte diagonale à gauche donne accès au passage « difficile », mais dont le rocher est sûr, car nettoyé par les nombreux passages de bêtes. Chute non autorisée.


On arrive dans le commode versant ouest, quelques mètres sous le sommet de Peyre-Rouge.


La descente se fait au choix en allant au pas des Bachassons, ou au pas de la Selle. Retour par l’un ou l’autre de ces sentiers très fréquentés.


.


Précautions

Casque + piolet. Jour sans humidité préférable


Commentaires difficultés

Les prés ne sont pas très raides, et la trace de bêtes est suffisamment marquée pour faciliter la randonnée. Deux passages courts (5 mètres maxi) où l'usage des mains est nécessaire. Par contre, à ces 2 passages, pas d'erreur tolérée !
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Topo créé le :

Depuis Saint Michel les Portes, par le D8A


Situation




Sortie du 27-06

Petite fantaisie, à mi-distance des deux grands

Itinéraire sur carte Géoportail

Si son nom n’était pas écrit en gros sur la carte du Géoportail, il passerait complètement inaperçu des lecteurs… ! Et il resterait dans l’anonymat le plus complet.  D'accord, il est quand même plutôt un sommet secondaire du Vercors. On doit bien le reconnaître. Et de plus, il faut aussi prendre en compte que la présence, juste à ses côtés, de ses deux grands voisins que sont le Mt  Aiguille et le Grand Veymont, lui enlève tout oxygène. Et qu’ils le relèguent forcement dans l’ombre du massif !

Pauvre de lui !

Lui ?

Mais….   le sommet de Peyre-Rouge, bien sûr.

 

Est-ce que vous le connaissez ?

Est-ce que vous avez entendu parler de lui ??

A-t-il eu droit, lui, aux photos de couverture des magazines ???

Et bien non.

 

Evidemment, les habitués de la randonnée, eux qui ont déjà écumé la plupart des parcours classiques ou indiqués dans les topos-guides, eux qui ont encore du temps et de l’envie pour voir les autres coins du massif, ceux-là oui en ont entendu parler du sommet de Peyre-Rouge. Ceux-là y sont même allés, sur son sommet, pour savoir comment on est quand on se trouve en face des deux « Grands ». Bien sûr….

Quand on veut aller sur son sommet, il y a un chemin tout simple : le pas des Bachassons. De là, tu tournes à gauche, tu suis le bord du ravin des Serres et du Maupas et, tout à plat, sur une prairie franchement sympa, en quelques minutes, tu arrives à Peyre-Rouge par le côté ouest.

Voilà !

Y a pas plus facile.

 

Bon alors, et côté nord, ou côté est,  ou encore côté sud… ???  Qu’y a-t-il ??

Rien !

Pas de topo. Pas même d’info.

Pas vraiment de photo de lui, non plus, sauf à faire partie d’un paysage d’ensemble comprenant d’abord le Grand Veymont ou, suivant l’azimut opposé, un paysage centré sur le Mt Aiguille…. Mais du coup, si on le voit, ce n’est qu’un effet du hasard, et encore est-il sur un strapontin.

Presque rien, donc !

 

Et c’est ce « rien »-là qui changea tout………pour moi.

Car c’est quand il n’y a rien, que je commence à regarder. C’est mon défaut.

 

L’image qui a tout enclenché – car il y en a quand même eu quelques photos, rares – c’est celle publiée par Jean-Michel Eychenne, du CAF Calanques Marseille. Cette photo est celle reprise pour le topo de Bivouak, sur laquelle j’ai tracé le chemin suivi par « les prés ».

Au tout début, ce qui m’a attiré, c’était ce vallon tout en bas en forme de gouttière en « vé », tout vert, semblant très accueillant, et qui rejoint l’arête NE du sommet de Peyre-Rouge. Ce qui m’a attiré ensuite, c’est cette arête NE, avec son triangle vert se rétrécissant au fur et à mesure qu’il s’approche du sommet, et qui semble – telle une flèche - indiquer le chemin à suivre, vers le haut. Ce qui m’a attiré, enfin, c’est cette petite crête terreuse, en selle de cheval, dominant les ravines inférieures, et venant buter contre les barres rocheuses horizontales du centre de la face…

 

Une fois arrivé à ce point de l’observation du versant est, il ne restait qu’une seule question, évidente,  et imparable : «  Comment tracer la suite du cheminement, celle qui mènerait jusqu’au sommet de Peyre-Rouge ??? »

 

Franchir les barres rocheuses était le point difficile. Sûr !

Au-dessus, les prés en herbe paraissaient « faisables », probablement. La fin de l’arête, elle, s’avérait être de l’escalade, et donc pour moi, une fin de non-recevoir. Restait à ce moment-là  à contourner le pointu final par la gauche (le sud) et à rejoindre le versant ouest dans ses tout derniers mètres sous le sommet.

Voilà.

L’idée est là.

C’est pas dur…

 

Pour le moment, il est trop tôt en saison : il reste encore plein de neige partout. Hors de question donc d’aller marcher là-dedans. Il faut attendre environ deux mois. Sauf que je pouvais quand même aller sur la pointe de l’arête NE, côtée 1751 m, pour tâter un peu le terrain, et voir de près cette barre rocheuse.

 

Cette première tentative fut très instructive.

D’abord parce que le petit vallon en « vé » n’était pas du tout accueillant. Le sol est très dur ; l’herbe, complètement couchée par la neige juste fondue,  fait plus riper les semelles des chaussures qu’elle ne les retient ; la pente est bien raide et rend cette remontée vraiment malaisée. Bref, ce n’était pas la partie de plaisir à laquelle je m’étais attendu.

Ensuite, les barres rocheuses au centre de la face, sont en rocher complètement pourri…. Et déjà très raide… A mon goût, il est hors de question de tenter quoi que ce soit là-dedans.

Bien qu’étant resté presque une demi-heure sur place, afin de bien tout analyser et de ne laisser échapper aucune possibilité, il m’a fallu admettre qu’il n’y avait pas là la solution imaginée pour aller au sommet de Peyre-Rouge…

J’étais déçu, et rentrais à la maison.

 

Reprenant les observations sur photos, une autre solution se dessina alors : il faudrait peut-être contourner par le sud ces fameuses barres pourries, et arriver dans les prés supérieurs par leur angle sud-est.  Mais cela signifiait donc de patienter les deux mois en question avant de vérifier l’hypothèse sur place.

 

Voilà.

L’idée est là.

C’est pas dur…

 

Et cette fois, ça a marché !

Youpi !

 

Photos de la sortie

Commentaires

ced
07-07-2018 09:27:50

Bonjour François,

 

Merci, je ne savais qu'Ancelin était passé là-haut !  wink

François LANNES
05-07-2018 21:16:00

Bonsoir Ced,

L'accès au sommet de Peyre Rouge par l'ouest est particulièrement attrayant, et je me suis régalé à virevolter dans toutes ces zones herbeuses, tapissées d'affleurements de lapiaz, tout en cherchant à marcher à l'économie le long des meilleures courbes de niveau et en évitant les creux par trop profonds.... On n'est pourtant pas si loin de la civilisation, mais on se sent transporté bien loin quand même.

Il est possible qu'Ancelin ait fait, dans ce magnifique pays de Peyre Rouge, quelques unes de ses nuits sous abri, un hiver ou l'autre......


ced
03-07-2018 18:18:57

Bonjour François,

C'est marrant car c'est un sommet qui me plaît depuis fort longtemps et où j'ai déjà pris plaisir à bivouaquer plusieurs fois, mais je n'avais jamais osé aller jusqu'à la pointe ultime (même en venant de l'ouest).

Faudra que je le fasse au prochain passage, l'ambiance de ton récit en donne envie !



  • Horaire : 7h
  • Dénivelé : 830 m

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( ) bivouak.net

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