Crêt de l'Oeillon et Crêt de Botte en boucle
depuis Doizieux

Crêt de l'Oeillon et Crêt de Botte en boucle
depuis Doizieux

  • Altitude départ : 580
  • Altitude sommet : 1364
  • Dénivelé : 975
  • Distance : 16 km
  • Temps de montée : 3h00
  • Temps de descente : 3h00
  • Orientation : Nord
  • Balisage : très varié : marques blanc-marron (m.b.m.) du PNR, ou blanc-jaune (m.b.j.) ou autres (v. topo) ; plusieurs tronçons non balisés.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Parmi les quelques belles boucles réalisables à la journée entre le paisible "camp de base" de Doizieux et les principaux sommets de la crête du Pilat (Crêts de la Perdrix et de la Chèvre, de l’Oeillon et de Botte), celle-ci est peut-être la plus belle. Elle associe en effet la longue et superbe crête de la Chaux de Toureyre (à la montée) à la secrète et peu fréquentée vallée du Dorlay (à la descente).


Sur la place centrale de Doizieux, s’engager derrière l’ancien restaurant dans la montée de la rue de la Chenée (NW), qui passe sous l’école communale. Tout en haut de la rue, aller à droite (m.b.j. et b.m.). Plus loin, traverser la route et poursuivre en face, puis rester sur ce chemin principal (E). Au croisement suivant (panneaux), prendre le chemin de droite (mêmes balisages, sentier du Parc n°1) dir. "Collet de Doizieux". À la route (750m, panneau), la suivre brièvement à gauche ("Collet de Doizieux à 2,2 km"), et après une minute env., la quitter (pt 761m) pour prendre en épingle à droite le bon chemin qui va mener en pente douce (E) jusqu’au Collet de Doizieux (946m).


Au Collet (première vue plongeante sur la vallée du Rhône), repérer sur la route à droite (D 120 vers Doizieux), entre deux panneaux routiers, le chemin qui grimpe en sous-bois plein S – direction qu’il faudra suivre dorénavant jusqu’au Crêt de l’Oeillon ! C’est là qu’il faut monter. Au "Y" peu après, prendre la branche de  droite (marquée XX), puis, plus haut, celle de gauche (la voie devient plus étroite et raide, quelques marques oranges puis, plus haut, blanches). Il s’agit de l’ancien sentier d’avant la tempête de décembre 1999, et qui est bien plus pittoresque  et sauvage que le morne (la piste !) et  zigzaguant itinéraire balisé (m.b.m.) qui lui a été substitué par le PNR sur le versant E. Seul petit problème, ce superbe sentier qui grimpe droit dans la pente est parfois encombré de genêts et autres branchages (un bon sécateur serait utile…).


Il traverse plus haut une large piste (il sera dès lors bien moins encombré), puis un chemin herbeux : la pente s’adoucit, continuer toujours en face. Puis, vers 1260m, on récupère un large chemin balisé (m.b.j.) qui vient de la gauche. Peu après, on sort du bois et notre chemin devient presque horizontal : le paysage s’ouvre alors progressivement de chaque côté (merci la tempête de 1999 !), c’est superbe. Puis surgissent en face les Crêts de l’Oeillon et de Botte : vous êtes alors au sommet de la Chaux de Toureyre (1292m).


On redescend ensuite fortement jusqu’au creux dit de la Trève du Loup (1219m) (tout près un panneau à peine lisible indique "Croix de Louis 1214m") – ici à gauche débouche l’itinéraire balisé "officiel" du PNR issu du Collet (m.b.m.). Puis notre toboggan monte à nouveau, jusqu’à une sorte de vaste replat vers 1260m : c’est la Chaux d’Égallet (1266m), où s’élevait autrefois le luxueux Grand Hôtel des Monts du Pilat (construit fin 19e et entièrement détruit lors d’un incendie en 1931 (panneau un peu plus loin).  Puis l’itinéraire rentre en sous-bois et se redresse à nouveau. L’arrivée au Crêt de l’Oeillon (1364m), à travers un magnifique chirat, est le clou du spectacle : vue grandiose sur les Trois Dents tout proches, les sommets du Massif Central, l’immense ruban de la vallée du Rhône, les Alpes… ; table d’orientation très détaillée, monumentale croix en pierre, et bien sûr la fameuse "fusée" dressée du relais de télévision.


Passer ensuite le relais par la droite, puis redescendre sur la trace vers la route, qu’on traverse. Passer derrière la balustrade en bois où une petite sente vous mène en bas jusqu’au parking. De là on peut :


- soit monter directement au Crêt de Botte (1391m, massif bâtiment militaire) par le petit bout de route en lacets (interdit aux véhicules non militaires). Du Crêt (déco parapentistes à gauche), continuer sur la sente vers l’W jusqu’au Col de Botte proche (1342m)


- soit prendre le chemin de terre qui remonte en face : il passe à droite sous le Crêt de Botte et mène directement au Col (de ce col on peut alors, si l’on veut, faire un aller-retour jusqu’au Crêt).


Juste avant le Col de Botte, repérer à droite le départ du sentier n°4 du Parc marqué "La Jasserie" (N, puis W). Le suivre en descente douce, passer une stèle en mémoire d’un avion américain qui s’est écrasé là (un de plus !) en 1944, et au croisement suivant (1290m), prendre à droite en épingle le chemin caillouteux (non balisé) qui descend NE, puis N. Vers 1120m (j’ai mis un cairn à gauche pour ceux qui feraient la boucle dans l'autre sens), il bute sur une très large piste quasi horizontale (non marquée comme telle sur la carte IGN, ne plus s’y fier à partir de là) et non balisée. La suivre à droite (E puis N/NE). Il faudra la quitter après 8’ environ, pour s’engager sur le bon chemin qui s’en échappe en descente vers la gauche (NE, j’y ai également mis un cairn).


Descendre ce chemin (ignorer les départs de voies à gauche et à droite) jusqu’à ce qu’il arrive au beau Chirat des Cassons (1065m, signalé sur IGN – à partir d’ici la carte est à nouveau fiable !), qui dévale de la pente à droite. À cet endroit il ne faut pas manquer de grimper sur le gros rocher à gauche : il offre au bout une superbe vue notamment sur la vallée du Dorlay et les Scies tout en bas, et plus à droite sur la Chaux de Toureyre, dont la forêt est rayée de nombreux chirats. Ce chemin vire ensuite au SE. Au croisement vers 1020m (absent de la carte IGN), continuer à descendre en face (SE). Et au croisement suivant (980m), prendre le chemin de gauche (N). À partir d’ici la descente se poursuit en compagnie du ruisseau du Dorlay, qui coule en contrebas à droite : on entend d’abord son murmure, puis on l’aperçoit et on s’en rapproche de plus en plus, jusqu’à devoir le traverser à gué. On le suit ensuite de très près (une partie de ses eaux envahit même parfois un peu notre voie dallée… qui peut alors devenir glissante !), rive droite, puis gauche, puis droite à nouveau, jusqu’au hameau de la Scie Granjean (760m).


Après les toutes premières maisons, repérer, juste avant un transformateur sur la gauche, un chemin qui monte assez raide à droite (N) sous les arbres : il part à angle droit puis s’infléchit aussitôt à gauche (IGN le mentionne, mais la suite du chemin n’y figure pas). Plus ou moins dallé, il faut le remonter puis laisser une première puis une seconde piste d’exploitation (plantation d’arbustes) qui partent à gauche du chemin. Mais moins de 10m après cette seconde piste, vers 815m, repérer toujours à gauche le départ d’une vague trace horizontale : il faut quitter ici le grand chemin montant pour s’engager dans cette trace. Elle devient herbeuse, puis se poursuit (sente) le long d’une clôture, pour aboutir aux quelques maisons du lieu-dit le Maupas. Suivre le chemin désormais goudronné (en rouge sur IGN) ; il redescend et s’oriente au NW. Quand il débouche sur une petite route (panneau "Le Maupas" vers l’arrière), la traverser et poursuivre en face dans les arbres, sur le chemin qui descend au-dessus des maisons de la Balaterie (m.b.j. qu’il faut suivre désormais). On arrive plus bas sur une petite route qui mène  à Grosmont (suivre le panneau) ; juste avant ce hameau, prendre la branche de gauche puis le traverser entièrement. Vers 700m, à un gros mélèze, quitter la route et poursuivre la descente à gauche (N). Vers 630m, on accède à la route au-dessus de Doizieux : il reste à descendre à droite dans le village, et à rejoindre la place de la mairie et son parking.

A voir sur le web

Précautions

Carte IGN 2933 ET et boussole (ou GPS) conseillées.


Commentaires difficultés

Chemins parfois raides et très caillouteux ; passages glissants (dalles humides) vers la Scie Granjean. Sur l'ensemble, assez exigeant, on peut hésiter entre un bon R1 et un petit R2...
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Topo créé le :

Depuis l'A47 (vallée du Gier), prendre la sortie 13 "La Grand Croix" > St-Paul-en-Jarez puis la Terrasse-sur-Dorlay par la D7 > Doizieux par la D76. Se garer sur la parking en face de la mairie. Sinon, un autre parking est indiqué à gauche en arrivant au village.


Situation




Sortie du 02-06

Errare...

l'ancien sentier direct vers l'Oeillon

L’envie soudaine de mettre à nouveau mes pas dans ce "vieux" sentier assez sauvage au départ qui monte tout droit, d’un seul jet, du Collet de Doizieux jusqu’au Crêt de l’Oeillon… et puis aussi celle de replonger dans ce secret vallon du Dorlay, récemment découvert : me voici parti pour une nouvelle boucle bien tentante. Certes j’en connais déjà l’essentiel… mais pas tout ! Voilà qui devrait suffire à mon "bonheur du jour"...

Au départ de Doizieux vers 8h, il fait bien frais et il y a déjà plein de nuages bas. Pas d’hésitation, je me souviens bien de cette voie un peu sinueuse mais balisée jusqu’au Collet. J'y dépasse un couple – il y aura finalement peu de monde ce matin sur mon trajet de montée jusqu’à l’Oeillon, et puis absolument personne à la descente dans le vallon du Dorlay (mais ça c’était prévisible !).

Une heure après me voici au Collet – la vallée du Rhône est bien visible tout en bas, mais au-delà… plus grand-chose. Comme ça fait longtemps que je n’avais pas pris ce fameux sentier "d’avant la tempête", j’hésite un peu aux bifurcs, mais avec la carte et la boussole, ça va, je m’en sors bien. Je m’en veux de n’avoir pas pensé à prendre mon sécateur, mais finalement c’est moins pire que ce que je craignais, le sentier est encore un peu fréquenté si j’en juge par les branches cassées ici ou là… Mais avec un bâton qui dépasse du sac, ça ne va pas, ça accroche tout le temps, donc je le sors et je marche avec les deux - pas très commode pour consulter ou pour prendre des notes, mais c’est ça ou la galère permanente !

Plus haut ça s’arrange, et puis une fois sorti du bois c’est la récompense avec les horizons qui s’ouvrent et cette impression de flotter sur les vagues de cette magnifique crête, encore bien dégagée (mais pour combien de temps, vu le reboisement des pentes dénudées par la tempête ??). Depuis la Chaux de Toureyre, l’apparition (c’est le mot !) soudaine là-haut au bout de la crête des deux sommets de l’Oeillon et de Botte, tout juste dépris de leur gangue de brume, on dirait un rêve éveillé ! Mais voici que surgissent du bois en face de moi trois individus qui courent comme des dératés, les bras chargés de plein de petits fanions sur pied : je me pince… mais non, ils sèment des fanions derrière eux comme le petit Poucet des cailloux. Je me penche sur l’un d’eux : dessus c’est écrit "Pilatrail". Bon ça va, j’ai compris, demain c’est Pilatrail, je l’ai échappé belle (700 coureurs ?!!)… à un jour près !

On se calme, je poursuis ma rando, tranquille. J’arrive à l’Oeillon vers 11h, un couple squatte la table d’orientation - je m’en passe, les Alpes sont invisibles comme prévu, et le reste (qui est déjà énorme), je connais – ce qui ne m’empêche pas de m’attarder un moment pour l’incontournable tour d’horizon.

Puis c’est le Crêt de Botte par la petite route militaire (brève…). Pas de parapentistes aujourd’hui (dommage), juste 3-4 pékins un peu plus bas sur le tour du crêt. Et je commence ma descente dans les profondeurs, par un bout de chemin que je ne connais pas encore (je découvre ainsi par ex. la ènième stèle du Pilat…). Mais très vite, je retrouve des repères connus, la fameuse piste horizontale absente d’IGN, et qui m’avait donné du fil à retordre pour trouver la bonne échappatoire… mais aujourd’hui tout baigne, je me souviens de tout, même du cairn que j’avais fièrement posé là après de multiples errements, puis du chirat des Cassons avec son rocher-belvédère inattendu, trouvé un peu par hasard, et surtout bien sûr de la secrète et sauvage vallée du Dorlay, un régal !

C’est à partir du hameau de la Scie Granjean que ça va se gâter. En effet, à partir de là, je découvre l’itinéraire de retour à Doizieux. Je trouve sans mal l’accès en face du transformateur, je monte la raide piste, vers le nord, ça parait bon, mais… ça n’arrête pas de monter, encore et encore. Si bien que je finis par m’arrêter, et me persuader de mon erreur. Oui mais, où me suis-je trompé ? Je fais demi-tour, redescends, tente de bifurquer vers le fond du vallon (c’est pas les chemins qui manquent)… et finis par me retrouver à la ferme de la Berlière ! Oula, mais c’est pas du tout par là !!! Mais au moins, je sais où je suis, et je me dépatouille alors sans trop de mal de ce faux-pas. Me voici à Grosmont, ouf, je suis maintenant sur le bon itinéraire, reste plus qu’à poursuivre jusqu’à Doizieux, ce qui ne fera pas un pli.

Reste que le temps m’a manqué pour savoir où j’avais fait l’erreur (croyant être de retour vers les 14 h, je n’avais pas emmené de pique-nique). Je reviendrai donc sur les lieux le surlendemain (heureusement ce n’est pas bien loin de chez moi). J’aurai la bonne idée de laisser ma voiture à la Balaterie, et de revenir "en arrière" jusqu’à la Scie Granjean, pour voir. Et là j’ai facilement trouvé l’erreur : assez vite, sur la gauche de la grosse piste qui monte depuis la Scie, il y a en effet (comme je l’ai marqué ensuite dans mon topo) cette mini-trace quasi invisible entre deux sapins, et de toute évidence pas du tout fréquentée, qui mène droit au hameau du Maupas... Et c'est elle qu'il fallait prendre, au lieu de continuer sur la piste ! Évidemment, toute cette immense piste (qui mène dieu sait où…) est absente d’IGN ! Ahlala !

Photos de la sortie


  • Horaire : 7h30
  • Dénivelé : 1015 m

Identification

( ) bivouak.net

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