Crêt Malherbe Crêt des Loives, Croix des
Séchères et chapelle St-Apollinaire depuis St-Romain

Crêt Malherbe Crêt des Loives, Croix des
Séchères et chapelle St-Apollinaire depuis St-Romain

  • Altitude départ : 540
  • Altitude sommet : 946
  • Dénivelé : 695
  • Distance : 19,5 km
  • Temps de montée : 3h30
  • Temps de descente : 3h15
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Rare à la montée (quelques marques jaunes = m.j.). Plus fourni à la descente (m.j. et bout de GR). Voir le topo.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Au cœur des Monts du Lyonnais, le Crêt Malherbe (946m), talonné par son proche voisin le Crêt des Loives (936m), en est certes le plus haut sommet (le plus connu Signal de St-André (934m) ne venant qu’en 3e position). Mais plus encore que ces très modestes sommets, ce sont les itinéraires qui les relient, souvent en crête ou en balcon, avec leurs superbes vues proches (Pilat, vallée du Gier, Monts de Tarare…) ou lointaines (des Alpes au Massif Central), qui font pour l’essentiel le charme si spécifique de ces randonnées.


Montée : Face à l’église de St-Romain, descendre à main droite la petite rue du Pavé Bouché. Tourner ensuite à droite jusqu’au carrefour, puis prendre à gauche la D65, direction Marcenod. À la croix en fer forgé, quitter cette route pour le chemin qui descend à gauche (W) derrière la croix. Après un petit pont, remonter en face (SW, chemin dallé). À la ferme, prendre la large piste à droite. Traverser ensuite le hameau du Jaboulay (580m), prendre la route à droite puis la quitter aussitôt pour le chemin herbeux à gauche (m.j.). Quand il bute sur la D65, la suivre à gauche sur 15m puis s’engager sur le chemin montant à droite (m.j.). Vers 735m, ne pas descendre à la maison isolée mais continuer la montée à droite (dalles). À la route, faire quelques m à droite jusqu’à la Croix Bicouri (825m).


Traverser et poursuivre en face (W, dir. Les Loives). Après 20m env. prendre la route à droite, dépasser la grosse ferme puis continuer en face (NW), derrière le hangar qu’on laisse à gauche. Ce chemin mène au hameau (visible) de la Dionnière. Le traverser jusqu’au carrefour (croix, 842m.) ; là, emprunter la petite route » à droite (NE) qui mène à la Thomassière (850m). Poursuivre dans ce hameau jusqu’à la croix de pierre, où on s’engage à droite sur un petit chemin herbeux entre deux murs de pierres (NNE). C’est la "voie des pierres mégalithiques" (à trouver… il y a un panneau un peu plus loin !).


Quand vers 885m le chemin s’incurve vers la droite (E>SE), ne pas prendre le chemin à gauche, mais poursuivre en face. Vers 905m (petit col), prendre à gauche (NE, pas d’indication) un chemin qui monte au Crêt Malherbe : il va virer à gauche, puis à droite, où après avoir longé la lisière du bois il débouche au sommet débonnaire des Monts du Lyonnais (946m, un peu à gauche d’un gros amas de pierres, panneau… et même pas de borne ni de cairn !). Très belles vues au-delà des arbres clairsemés de la bosse sommitale (les Alpes, le Pilat…), sauf vers l’W (mais on l’aura peu après !).


Pour la descente, poursuivre en face (plein N) : superbe vue lointaine vers l’W (ben voilà !) et proche (N) sur les Loives et son crêt éponyme (pylône) qu’on va rejoindre. Cheminement évident (N>NE) jusqu’au hameau des Loives (900m). Là, continuer tout droit (dir. L’Aubépin), puis monter dans la trace à gauche vers le pylône sommital du Crêt des Loives, qu’on rejoint en le contournant par l’arrière (936m, clôturé, belle vue sur le Crêt Malherbe en face).


De retour au hameau, s’engager à droite sur la route montante (W<N). Au "col", juste après un chemin bien visible à droite, s’engager à gauche sur celui qui entre en sous-bois (W). Il s’incurve vers la droite (N) et, au replat qui suit (actuellement [2018] une série de troncs, disposés là intentionnellement, barrent la suite du chemin !) on monte à droite : à une vingtaine de m., en pleine forêt, se dresse l’immense Croix des Séchères (924m, mais pas de vue).


Descente : Ensuite, on peut soit faire demi-tour jusqu’au hameau des Loives, soit braver l’interdit implicite en contournant les troncs et en poursuivant le chemin, à présent descendant, dans la même direction. Il continue alors de s’infléchir vers la droite, jusqu’au SE, puis disparaît quasiment dans les herbes. On rejoint peu après une petite route qu’on remonte à droite en épingle sur 20m. puis qu’on quitte pour prendre à gauche (E) un chemin peu marqué qui s’enfonce en sous-bois. Quant il sort du bois, obliquer à droite (m.j.) jusqu’aux Loives.


Prendre alors la route à gauche (on va filer globalement vers l’E) en direction de Lamure. À l’intersection suivante (884m), suivre la route qui descend à gauche, dir. le Petit Mazel. Laisser plus bas ses maisons à droite et poursuivre vers Lamure. Au carrefour (821) vers ce petit bourg, obliquer à gauche, contourner ensuite son église par la gauche puis viser le cimetière visible plus loin en contrebas. Passer devant ce cimetière et poursuivre à droite (plein E) sur un petit chemin descendant. Après avoir franchi un ruisseau, il remonte et passe au Grand Mazel (762). Poursuivre toujours dans la même direction (E) : petite route à gauche, puis à droite (poteaux, croix), dir. "la Fayolle, chapelle St-Apollinaire". On continue vers l’E (m.j.), descente puis remontée, jusqu’au hameau de la Fayolle (795m). À sa première maison, prendre le chemin montant à droite (panneau plus haut).


Il mène à la belle et sobre chapelle Saint-Apollinaire (13e siècle, ancienne chapelle des lépreux, plus récemment refuge de maquisards, cf. stèle) (862m). Un peu plus loin (une vingtaine de m. sur la route vers le S), une vieille pancarte en bois à gauche avant la maison indique "Le Rocher" : une courte montée permet d’accéder à ce rocher légendaire (St-Apollinaire aurait vécu là en ermite…) surmonté de 2 petites croix.


De retour à la chapelle, prendre à droite, en face de la chapelle (S puis SE) la direction "le Fayard". On descend ainsi jusqu’à ce lieu-dit, où on rejoint le GR7 (824m) qu’on suit à droite (W). Il passe d’abord à flanc de vallon, noyé dans les prés et les champs, puis à partir de la croix de Balay (867m, bifurcation), il poursuit en crête, toujours vers l’W, au-dessus de la vallée du Gier. Donc ne pas descendre à gauche mais continuer sur la petite route en face (m.j.), en admirant les magnifiques vues panoramiques sur la vallée du Gier et le Pilat, mais aussi sur une partie des Alpes et à l’opposé les immenses chaines du Massif Central !


Vers 880m., quitter le GR et prendre le chemin à gauche (SW, m.j.). Il va ensuite remonter peu en sous-bois jusqu’au "Crêt" (tout court, 888m), puis redescendre continûment. À l’intersection 860, obliquer en épingle à gauche (longue descente SE). Peu après, aux "Quatre Vents", superbe balcon face au Pilat et la vallée du Gier, poursuivre à gauche. À la bifurcation suivante (734), quitter la route et suivre le sentier à gauche, qui descend en assez raides lacets vers l’E (suivre les m.j.), et débouche enfin sur la route qu’on suit jusqu’à l’église de Saint-Romain.


Précautions

Carte IGN 2932 ET Monts du Lyonnais (ou GPS) indispensable


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r.a.s.
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Topo créé le :

Depuis l'A47, sortie 15 (L'Horme...), puis D37, dir. Cellieu. De Cellieu, D106 dir. Valfleury, puis plus loin à droite, dir. Petit Vernay, rejoindre la D6 jusqu'à St-Romain-en-Jarez. Se garer place du Plâtre, devant l'église et la mairie.


Situation




Sortie du 02-05

et de trois !

Panneau

Après deux incursions-découvertes dans les Monts du Lyonnais, il m’en fallait décemment une troisième. Désireux de visiter leur "vrai" sommet, au cœur du massif, j’ai donc constitué une boucle à mon goût, et me voici parti ce mercredi 2, journée d’ "éclaircies" d’après la météo, peu après 9h, de St-Romain-en-Jarez.

En fait il fait tout gris et bien frais au départ. Je retrouve aussitôt les champs, les fermes, les vergers, les pâturages, les hameaux si spécifiques de ces collines. Dès la Croix Bicouri, le Pilat apparait en fond de décor familier avec les vaches au premier plan (je verrai aussi défiler tout au long de la journée toute la panoplie des animaux de ferme, ainsi que des lapins et des perdrix). À la Thomassière, le soleil se pointe enfin, timidement, mais ça ne va pas durer… Je suis un peu déçu par la voie pompeusement dénommée "des pierres mégalithiques", rien de très spectaculaire à se mettre sous la dent (et tout est enclos). Si bien qu’après quelques errances je renonce aussi à trouver la "Roche au Loup", autre nom prometteur, trop, sûrement ? Il faut dire que les locaux ne semblent pas faire de gros efforts pour mettre en valeur leur patrimoine - pas ou peu de panneaux, de signalisations, d’aménagements ; le Crêt Malherbe, point culminant de ces Monts, n’est par ex. jamais signalé, mais à vrai dire, je m’en fous !

 Au Crêt Malherbe, bosse arrondie avec quelques arbres clairsemés et des champs de part et d’autre, un groupe de randonneurs vétérans casse la croûte sur le gros tas de rochers juste avant le sommet. Ils me confirment que je suis bien au Crêt Malherbe, il y a même un petit panneau de confirmation juste après : ça alors, quelle délicate attention, merci Marcenod ! Il est vrai qu’on pourrait passer là sans s’en rendre compte. Par chance, les vues lointaines sont assez dégagées aujourd’hui, donc j’en profite un max avant de pique-niquer sur une souche. Et juste à ce moment-là le soleil me fait la faveur de se repointer - dommage qu'il disparaisse définitivement à la fin de mon festin...

De là aux Loives, il n’y a qu’un pas ou presque, et peu après me voici au deuxième sommet du massif (10m de moins que Malherbe), au pied du pylône qui surplombe ce hameau. Là non plus, aucune indication, d’ailleurs même sur l’IGN il y a juste un petit point avec l’altitude, et même pas de nom - difficile de faire moins !

C’est parti ensuite pour une mini-boucle vers la Croix des Séchères, qui elle, au contraire, se hausse du col avec son immense croix au milieu des bois, alors qu’elle ne fait même pas partie du peloton de tête ! Bien sûr je brave l’interdit des troncs qui barrent le sentier, apparemment c’est efficace puisque peu à peu la trace se perd dans les herbes, signe de sa faible fréquentation. Mais on ne peut guère se tromper, et je suis bientôt de retour aux Loives pour ma grande et très agréable migration vers l’Est, de hameau en hameau, jusqu’à la chapelle St-Apollinaire.

Après la visite de ce lieu extraordinaire doublement chargé de mémoire, et peu désireux de partir encore à la recherche de nouvelles pierres mégalithiques (dont là non plus rien n’indique la localisation), je cherche au moins le fameux "rocher de Saint-Apollinaire"… mais où le trouver ? Au hameau, pas un chat, personne pour me renseigner. Sur le point de renoncer je finis par héler une dame qui sort de chez elle et qui m’indique enfin l’emplacement d’un minuscule panneau en bois, qui me mène en effet au dit rocher. Pas spectaculaire, il vaut surtout par la légende et le culte qui s’y rattachait...

Après la descente vers le GR, c’est la cerise sur le gâteau : le parcours, une fois en crête, est un enchantement. Dans la luminosité douce du jour finissant, les vues qu’il offre notamment vers le Pilat, et plus encore vers l’ouest avec l’immense chaîne lointaine des sommets du Massif Central baignés de soleil, sont de toute beauté. La plongée finale vers Saint-Romain me réserve une dernière surprise : un tracteur et sa remorque volontairement immobilisés en travers du chemin, ici bien encaissé, pour cause de chargement d’une récolte ! Comme le passage est totalement impossible à droite comme à gauche, je me résous à me glisser à quatre pattes sous la remorque (comme dans une chatière), ça passe juste, mais ça passe. Les deux agriculteurs présents, un peu surpris, s’excusent, mais bon, "y a  pas de mal, j’ai l’habitude"… Ben oui, quoi, on est dans les Monts du Lyonnais, pas dans les Alpes !

Photos de la sortie


  • Horaire : 8h
  • Dénivelé : 695 m

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( ) bivouak.net

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