Crêt St-Georges et Valfleury depuis Sorbiers


Crêt St-Georges et Valfleury depuis Sorbiers

  • Altitude départ : 470
  • Altitude sommet : 817
  • Dénivelé : 800
  • Distance : 20 km
  • Temps de montée : 3h15
  • Temps de descente : 3h45
  • Orientation : Sud
  • Balisage : Très épisodique à la montée (sabots rouge-jaune ou GR, v. topo) ; à peu près rien à la descente hormis le bout de GR au début.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

À l’extrémité Ouest des Monts du Lyonnais, cette très belle boucle relie, parfois en sous-bois mais le plus souvent à découvert, les rives encaissées du Langonand aux crêtes qui dominent Saint-Chamond au Nord. Ses crêts et ses magnifiques parcours en balcon offrent très souvent de superbes vues en tous sens, particulièrement au Sud sur la vallée du Gier en contrebas et la chaine du Pilat en face, et d’Ouest en Est de St-Etienne à Lyon, voire jusqu’aux Alpes (notamment depuis le Crêt St-Georges et la Croix Blanche). En son milieu, non loin du point haut de la rando, une brève escapade vers Valfleury constitue un intermède réjouissant pour le randonneur curieux.


Montée : Du parking, revenir en arrière jusqu'au panneau "La Buanderie". Là, descendre à droite jusqu’au pont sur le ruisseau du Langonand (447m), qu’on franchit. Prendre ensuite le chemin qui remonte à droite (E puis N). Après une clairière à gauche (env. 505m), le quitter (au retour, on arrivera d’en face) pour le chemin descendant  à gauche (vielles marques blanc-jaune). On redescend ainsi jusqu’au Langonand : il faudra le retraverser une première fois à gué (au mieux…), le longer à droite (rive droite), puis le traverser à nouveau peu après (pt 467, petit pont sur rails un peu en amont). Le chemin montant qui s’ensuit débouche sur une petite route, qu’on suit brièvement à gauche jusqu’au hameau de Maubeu (590m).


Là, tourner à gauche, puis à droite (plein N, sabots rouge & jaune). Suivre ce chemin d’abord herbeux, qui descend bientôt en sous-bois. Par une suite de petites montées et descentes, il va franchir deux petits ruisselets (la trace sur IGN, qui monte à droite après le second, n’existe plus). Au troisième, qu’on franchit dans un franc virage à gauche (W, 565m env.), repérer à droite une très raide trace de descente à VTT, puis juste après, toujours à droite, en épingle, une trace moins raide, absente d’IGN (2 "x" rouge et blanc sur un tronc) : la prendre et la remonter (rive droite du ruisselet qui dévale) jusqu’à sa jonction, vers 630m, avec une bonne piste (en rouge sur IGN), qu’on suit à droite (on refranchit le ruisselet !).


Env. 200m plus loin, quitter cette piste pour le chemin montant à gauche, d’abord presque en parallèle puis plein W (en pointillés sur IGN). Lorsqu’il rejoint une route, la prendre à gauche, puis presque aussitôt un chemin montant toujours à gauche (sabots r.j.). Suivre alors cette même direction globale (NE) et ce même balisage. Laisser un chemin à droite, puis à une fourche monter à droite (réservoir en vue). À un col vers 800m, aller à droite, puis peu après à gauche. Au col suivant (Croix Rouge en contrebas, Crêt St Georges en face), descendre jusqu’au carrefour de Croix Rouge (790m, grande croix en bois).


A partir de là un petit détour s’impose en direction de Valfleury (très ancien haut-lieu de pèlerinage), avec entre autres son extravagant "Rosaire" des années 1880… Virer donc à gauche (N, GR7) et descendre (première vue sur Valfleury)  jusqu’aux premières maisons du village et à la D106 (le Grand Logis) qu’on suit très brièvement à droite. La quitter presque aussitôt pour descendre un raide chemin à droite, qu’on quitte peu après, encore à droite, pour un chemin herbeux interdit à tous véhicules. Après un tout petit bout de route, monter en face sur le chemin du fameux Rosaire (alt. env.700m). Il ne reste plus qu’à visiter cette incroyable succession de 15 grottes en rocaille (mélange de cailloux et de résidus industriels !) disséminées le long d’un sentier à flanc de montagne, et dont chacune abrite un bas-relief naïf et colorié illustrant un des 15 "mystères" du rosaire… Ces édifices rocailleux culminent dans le socle de la haut-perchée statue de la fameuse Vierge d’une part, et la tour encore plus haut perchée de l’"Observatoire" (des paysages lointains), les deux pouvant s’escalader par d’étroits escaliers un peu impressionnants mais bien protégés par des garde-fous (les marches de l’Observatoire sont d’ailleurs en mauvais état).


Cela fait, redescendre au chemin d’accès et continuer à monter en sous-bois dans la même direction (SE, m.j.). À un carrefour, tourner à gauche (E). Parvenu à une piste, la prendre en épingle à droite (SW puis NW). Elle rejoint alors le GR7 déjà emprunté, mais cette fois on le prendra en sens inverse, à gauche (S), jusqu’au retour à la Croix Rouge. De là, le suivre à gauche (E). Ce chemin va monter doucement jusqu’au pied du point culminant du jour, le Crêt St-Georges. Y accéder n’est pas évident (le tracé sur IGN semble ne plus exister) sans être compliqué ; il faut pour cela (v. photos) repérer à gauche de cette piste, vers son point haut (800m), et juste après une ligne de sapins, une zone dégagée parsemée de genêts, juste avant une propriété privée clôturée (sous-bois) à gauche de la piste. On peut alors soit monter au mieux à gauche le long de cette clôture à partir de son premier poteau (aucune trace mais des arbustes assez touffus puis quelques ronces, puis des genêts plus faciles), jusqu’à un gros poteau métallique vert de la clôture sur la crête : à son pied au milieu des genêts se trouve la borne sommitale (817m) ; soit revenir un peu en arrière au début de la zone de genêts, qu’on remonte juste après la ligne de sapins (vague et brève trace ?) jusqu’à la crête qu’on suit alors à droite jusqu’au gros poteau vert avec la borne à son pied.


Descente : Redescendu sur la piste, poursuivre à gauche (NE) sur le GR7 jusqu’au carrefour de la Croix Blanche (756m, grande croix, table d’orientation, vaste panorama – par beau temps clair, suivre en aller/retour vers l’E l’indication "Point de vue à 500m" sur la table). Ensuite, s’engager brièvement sur la route qui descend côté vallée du Gier (S), et dans le virage, prendre à gauche le GR, d’abord herbeux, qui file plein S (superbes vues plongeantes). À une fourche, prendre à gauche: le chemin, plutôt chaotique, mène au hameau de la Glacière (590m). Au panneau correspondant, ne pas prendre tout de suite le chemin à droite (NW), mais plus bas, la large piste horizontale qui part à droite (W) après les premières maisons (panneau d’arrêt de bus). En balcon, elle offre des vues splendides sur la vallée et le Pilat. À un croisement de pistes (592m, abri précaire), s’engager à droite sur celle qui va mener à la grande ferme de Côte Rachat (614m). Là, continuer en face sur la route. Lorsque celle-ci vire à gauche, s’engager sur le chemin qui descend à droite. Avant une ferme à droite, vers 520m, prendre à droite la piste en épingle (W>NW). Lorsque celle-ci (au pt 511) atteint un ruisselet, elle le franchit puis vire complètement à gauche (S). Puis elle redescend, vire à gauche, laisse à droite la ferme de la Tuilière. Après un "Z", arrivé à l’intersection 489, prendre à droite le chemin montant plein S.


On arrive ainsi au village de Chavanne : aller jusqu’à l’église (535m) où on prend à droite le "Chemin des Côtes de Chavanne". Continuer à monter dans la même direction, et en haut du village, en sortir et prendre le chemin de terre qui suit (W, réservoirs à gauche). On arrive au hameau perché de Montgiraud (630m). Avant la montée vers la plus haute maison, redescendre quelques m. à gauche (muret) puis prendre aussitôt le chemin de terre à droite (SW, Sorbiers est en face, puis S). Au hameau de Platon (585m), prendre à droite le chemin de terre, bordé de grands arbres sur sa droite. Il va virer à gauche et rejoindre une route à la Gachetière. Là, faire 10m à gauche (croix de pierre) puis descendre à droite (SE). Au croisement, aller à droite (la Jalabertière, nouvelle croix), puis suivre le chemin de terre (interdit sauf riverains) qui file plein W. Il va rejoindre notre itinéraire de l’aller à la clairière vers 505m, d’où il reste à rejoindre le parking de départ.


Précautions

Itinéraire sans difficulté mais assez complexe, donc carte IGN 2933 ET indispensable.


Commentaires difficultés

Aucune, mais circuit assez long (sans compter la durée de la visite du Rosaire !).
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Topo créé le :

Depuis St-Etienne, prendre la rocade Est dir. Roanne, puis sortie "Sorbiers". Poursuivre sur la D1498 jusqu’à Sorbiers. Dans Sorbiers, prendre à droite la direction St-Chamond par la D1498. A la sortie de Sorbiers, poursuivre env. 300m après les dernières maisons et repérer à gauche le panneau « La Buanderie » : on descendra par là, mais cette voie étant interdite aux non-résidents, continuer encore env. 300m sur la D1498 et se garer à droite sur un terre-plein (panneau "Danger. Décharge interdite"). Depuis Lyon, s’engager au Sud sur l’A4. Prendre la sortie 14 (St-Chamond Centre…). Traverser St-Chamond sur la D288, puis prendre la D1498, dir Sorbiers. Avant d’arriver à Sorbiers (avant le grand virage à gauche), repérer à droite le panneau « La Buanderie » - suite comme ci-dessus.


Situation




Sortie du 25-02

Monts du Lyonnais, première !

Croix Rouge

Jusqu’à ce jour, j’avais toujours dédaigné randonner dans les Monts du Lyonnais pourtant tout proches de mon domicile stéphanois ("même pas des montagnes à vaches !"). Mais des amis, grands randonneurs provisoirement contraints à de plus modestes dénivelés, m’ont récemment soumis cette destination trouvée sur internet, dans le cadre d’une rando assez brève en aller-retour à partir de la Gachetière. Ignorant tout, et pour cause, de ces lieux, j’ai donc déplié ma carte IGN… et très vite je me suis pris à mon jeu favori : un départ inédit, une belle boucle, un honnête dénivelé cumulé… Le terrain, à ma grande surprise, semblait s’y prêter, si bien qu’au terme de ma recherche du plus bel itinéraire il ne me restait plus qu’à attendre une météo propice.

Vu la grisaille persistante et déprimante de cette fin d’hiver, j’ai dû attendre un bon bout de temps. Jusqu’à ce dimanche promis à des "éclaircies", où je me lance enfin. Mais dès le départ, ça parait rapé : très froid, tout gris, bouché, plombé, aucune vue (un comble pour un tel itinéraire, ouvert sur les lointains !). Tant pis, j’y suis j’y reste. Évidemment, j’ai encore une fois sous-estimé le temps nécessaire, en partie à cause des pièges de tracés IGN parfois disparus du terrain. Dès le début, vers 7h45, trouver un parking me pose problème, ainsi que le tracé à partir du pont sur le Langonand : à gauche, ça ne débouche sur rien, donc premier demi-tour (au cours duquel je vois un gamin balancer sous les yeux de son père des dizaines de miches de pain à leurs vaches… moi qui croyais que les vaches mangeaient de l’herbe ?!), et j’essaie à droite, et là ça passe !

Peu à peu, je me prends au jeu : le saute-mouton avec le Langonand au fond de son vallon, le doux vagabondage en sous-bois après Maubeu, jusqu’à la trace IGN disparue mais indispensable pour changer de vallon, et dont je trouve par chance une raide et pittoresque réplique un peu plus loin, puis la recherche permanente d’itinéraire avec ces innombrables croisements et paysages successifs noyés dans la brume, je ne m’ennuie pas une seconde ! Et évidemment, une fois arrivé là-haut et franchie la crête vers Valfleury, et une fois trouvé le site du Rosaire dans son petit bois au-dessus du village, on bascule dans un autre monde, un monde enchanté et naïf, voire surréaliste, à chacun de juger. Il vaut mieux prendre son temps pour visiter ces vestiges d’un autre temps, avant de se hisser sur les "sommets" respectifs de la Chaise de la Vierge et de l’Observatoire…

Je n’ai rencontré que peu de monde tout au long de cette longue journée en immersion dans l’extrême ouest des Monts du Lyonnais : personne à la montée, une femme en prière aux pieds de la vierge, quelques promeneurs sur le bout de GR7 sous le Crêt St-Georges, et à la descente un jeune coureur, puis une petite famille en balade qui m’ont à chaque fois aimablement conseillé à un croisement pas très évident de chemins.

Le plaisir que je prends à cheminer en sous-bois du Rosaire jusqu’au pied du Crêt St-Georges cesse brusquement lorsqu’il s’agit de trouver l’emplacement précis de ce modeste sommet du jour. Heureusement me dis-je, il y a enfin quelques pékins qui errent par ici, je vais tout savoir. Mais non, pas un n’est au courant ! Il y a bien un tracé sur IGN, mais sur le terrain, rien ! Et à l’endroit où le chemin va redescendre, il y a une vaste propriété privée toute enclose… Je me résous finalement à remonter parallèlement à la clôture de cette propriété (un peu pénible), jusqu’à la crête (peu marquée) du monticule. Et là, après avoir fouiné un bon moment, je tombe soudain sur LA borne, tout près de la clôture en fait, à peine visible sous les genêts. Victoire… mais  relative, car une purée de pois persistante bouche toujours toute vue. Pour me consoler je dégage un peu "ma" borne (y a-t-il seulement des gens qui montent jusqu’ici ?), puis rejoins mon chemin en suivant la crête quasi horizontale à gauche, puis en redescendant à angle droit dans les genêts, facile, mais là non plus, pas vraiment de trace…

À la Croix Blanche, je ne m’attarde pas, le froid vif n’incite guère à la contemplation, d’ailleurs tout est toujours bouché et je renonce sans regret au "point de vue à 500m" indiqué sur la table… À partir de là commence la longue descente qui, d’après ce que j’ai pu voir, devrait être un enchantement permanent par beau temps clair, vu qu’elle se déroule toujours à découvert  (et le plus souvent en balcon) face à la vallée du Gier et au Pilat. Et même aujourd’hui, avec cette météo pourrie, j’y ai pris du plaisir, c’est dire !

Certes je me suis planté une fois lorsqu’en arrivant à la bien-nommée 'Glacière' (fin du GR) j’ai pris trop tôt, sans hésiter, le premier chemin à droite du panneau ; c’est au bout d’une montée régulière que j’ai eu des doutes ; l’altimètre et la boussole m’ont alors vite ramené à la réalité : demi-tour immédiat. De retour à la Glacière (14h15 ! J’ai sorti mon sandwich que j’ai englouti sans m’arrêter…), j’ai aussitôt trouvé le bon chemin, une superbe piste en balcon qui m'a donné l'envie de revenir ici un jour "avec vue"…

La suite, très variée, avec un final parsemé de fermes isolées et de petits hameaux sympas, n’a fait que me conforter dans ce projet. Et j’ai même eu droit à une petite récompense pour mon obstination : dans la montée entre Chavanne et Montgiraud, j’ai soudain assisté à la timide apparition d’un rayon de soleil sur la vallée du Gier ! Et même si ça n’a pas trop duré, j’ai pu terminer ma rando dans une étrange et fascinante luminosité, le soleil voilé n’étant jamais bien loin. En face de moi, Sorbiers se rapprochait doucement sur son promontoire telle une apparition dans un voile de brume. Et après la jonction avec l’itinéraire de ce matin, puis le retour au point de départ (à presque 18h, quand même !), ma décision était prise : je reviendrai…

Photos de la sortie

Commentaires

ced
06-03-2018 22:42:08

Et oui malheureusement plus de 2 ans déjà que j'ai dû repartir en région parisienne, d'où beaucoup moins de balades ici...

Profite bien en tout cas du Pilat, du Forez et des Alpes : des coins extraordinaires ; je le mesure d'autant plus en n'étant plus à côté !

Geoffroy Rémi
06-03-2018 20:29:30

Et moi qui te croyais toujours Lyonnais ? Mais tu as bien raison : même si bivouak est avant tout me semble-t-il un site de sportifs de haute montagne, il doit rester de la place pour des montagnes plus modestes, qui recèlent souvent bien des trésors méconnus et moins spectaculaires.

Même si j'espère bien pouvoir encore faire de belles découvertes dans les Alpes du Nord (et du Sud !), les aléas de la vie (et son cours naturel...) m'ont conduit maintenant à arrêter mes modestes courses d'alpinisme (avec leurs émotions si intenses !) et à limiter la plupart de mes randonnées aux montagnes de l'est du Massif Central. Mais ça laisse pas mal de marge ! Et j'ai été surpris d'y prendre autant de plaisir, différemment certes des émotions fortes des parois alpines, mais c'est incroyable tout ce qu'on peut y découvrir...


ced
05-03-2018 21:54:26

Bonjour,

Et bien ça ne m'étonne pas que tu aies aimé la balade.

A ma belle époque lyonnaise j'habitais un petit massif qui, même s'il n'était évidemment pas comparable aux Alpes, m'a procuré énormément de jolies balades plaisantes et intéressantes. Il y a quand même plein de coins supers dans ces collines !



  • Horaire : 10 h
  • Dénivelé : 840 m

Identification

( ) bivouak.net

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