Mourre Gros depuis La Foux d'Allos

Mourre Gros depuis La Foux d'Allos

  • Altitude départ : 1750
  • Altitude sommet : 2652
  • Dénivelé : 1050
  • Temps de montée : 4h30
  • Temps de descente : 3h30
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Très bien balisé de bout en bout : marques jaunes jusqu'à la jonction avec le GR de pays, puis rouges-jaunes pour ce GR, puis jaunes + cairns jusqu'au sommet.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Un voyage de toute beauté entre Bléone et Verdon ! Après avoir sillonné en tous sens des terrains on ne peut plus variés, il offre, cerise sur le gâteau, l’ascension réjouissante d’un superbe sommet avec un court final délicieusement rocheux et qui déploie, ô surprise, un des panoramas les plus grandioses des Alpes de Haute Provence.

Au panneau "Pont de l’Abrau", suivre la direction "Cabane de la Sellette, lac des Grenouilles" (sud), puis, après la passerelle, poursuivre à gauche. Il suffit ensuite de suivre les marques jaunes. On passe les Prés de l’Auriac, et à la bifurcation 1940 ("Cabane de la Sellette") on continue à gauche, sur le GR de pays, en suivant la direction du Col (ou de la Baisse) de Valdermars (ou du Mourre-Gros). On atteint ce col après une longue et belle errance en sous-bois : le sentier reste longtemps de niveau, ou en pente très douce, dans un superbe mélézin, passe à côté d’une jolie source avec sa petite vasque, traverse plusieurs grosses coulées de blocs, un ancien parc à moutons ruiné, une cuvette herbeuse vers la gauche (on enjambe un ruisselet)… Puis arrivé à une crête vers 2180m, il change de versant (ouest > est) et d’orientation (il repasse au sud)… et de paysage : en bas, la maison forestière de Valdemars, en face l’impressionnante masse du Caduc (non, ce n’est pas encore le Mourre Gros !). A la bifurcation 2100 (panneau "Valdemars"), prendre à droite (on quitte le GR) et suivre dorénavant à nouveau les marques jaunes (après la longue marche vers le sud, on progresse désormais, en longs lacets, vers l’est). Le sentier (sud-ouest au début) est d’abord assez peu visible dans les herbes, mais les marques jaunes veillent au grain ! Puis on évolue à découvert, parfois dans un terrain de schistes peu sympathiques, qui heureusement laisseront bientôt la place à du bon grès. La vue s’ouvre soudain sur la chaîne du massif du Pelat à l’est, et on arrive enfin au Col de Valdemars (2393m) avec, déjà, un superbe panorama.

Cette fois, le Mourre Gros est là, au nord, qui pèse et pose de toute sa masse (mais le vrai sommet est encore caché, juste derrière). Il reste à y monter (plus de sentier mais des cairns et même encore des marques jaunes, cela dit ça passe partout dans les herbes et les cailloux). Et arrivé là-haut, surprise, on découvre le dôme rocheux qu’il faut encore gravir : si, c’est possible, et même sans escalade, il suffit de suivre la petite vire mi-herbeuse qui s’insinue vers la gauche puis s’enfile entre les gros blocs jusqu’au sommet (bien repérer le passage pour la redescente !). Là, par beau temps non brumeux, le spectacle est grandiose, on pourrait y passer des heures, à identifier l’Estrop, les 3 Evêchés, la Séolane… jusqu’au Brec et aux Aiguilles du Chambeyron (tout au fond) et même au-delà, puis toute la chaine Cimet-Pelat-Tours d’Allos-Encombrette-Frema, etc.

La descente est encore longue, le plus simple (et court…) est de reprendre l’itinéraire de montée, il est si beau et varié qu’on ne s’ennuie pas une seconde. Bien sûr si on a du temps de reste, on peut par exemple continuer vers le sud, à partir de la Baisse de Valdemars, et remonter la crête facile qui mène tout droit au sommet de Valdemars (2559m) (sans poursuivre jusqu’au Caduc proche, sauf si vous ne résistez pas à l’envie… et au plaisir d’un éventuel bivouac ?)… De ce sommet on pourrait alors descendre à gauche (est-sud-est) un bout de la crête de Valdemars, et vers son point bas 2396, obliquer à angle droit vers la gauche pour descendre au mieux, légèrement nord-nord-est, les pentes a priori très raisonnables en direction du carrefour 2100 (à gauche de la Maison Forestière tout en bas), et de là reprendre l’itinéraire de la montée. A vrai dire c’est ce petit extra que je voulais expérimenter, mais ayant trop dépassé l’horaire que je m’étais fixé, je n’ai pas pu me permettre cette fois-ci cette petite boucle pourtant bien tentante (donc en attente de réalisation ?).

Commentaires difficultés

R2 jusqu'au pied du dôme rocheux sommital : longueur de la rando, traversée de coulées de blocs et de pentes schisteuses qui demandent un peu d'attention, trace parfois à peine visible dans les hautes herbes. Petit R3 pour le bref final rocheux.
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Topo créé le :

Depuis Digne-les-Bains : N85 jusqu'à Barrême, puis N202 jusqu'à Saint-André-les-Alpes, puis D955 et 908 jusqu'à La Foux d'Allos. Dès l'arrivée au village, descendre à gauche et se garer juste après le pont sur le Verdon. Depuis Barcelonnette, D902 puis 908 jusqu'à la Foux d'Allos.


Situation




Sortie du 10-08-2016

Un gros régal

Au-dessus de la Foux

Ces sommets de la partie centrale de la longue ligne de crêtes qui va des Séolanes au Nord jusqu’à Denjuan au Sud m’intriguaient depuis pas mal de temps, mais leur accès depuis la vallée de la Bléone ne parait pas évident (exception faite du magnifique Caduc, gravi il y a des lustres…). J’ai donc fini par tenter le coup depuis la vallée du Verdon, certes plus éloignée de mon "camp de base" dignois… et je n’ai pas eu à le regretter.

Dès le départ de la Foux d’Allos, j’ai été enchanté par ce parcours : une météo de rêve, une douce fraicheur, une grande variété de paysages et d’ambiances, d’un versant à l’autre, avec notamment une longue et superbe traversée sous les mélèzes (hélas souvent bien jaunis et ternis m’a-t-il semblé – seraient-ils malades ? – sauf vers la fin, sous le col de Valdemars, où j’ai enfin retrouvé leur belle et vive couleur verte si caractéristique). Et puis quelques rares mais sympathiques rencontres, un homme et son chien amoureux de cette région (le chien aussi à n’en pas douter), deux jeunes vététistes courageux reliant le col d’Allos à Colmars par ces sentiers caillouteux voire rocheux qui obligent à de fréquents portages, enfin un "vrai" montagnard (m’a-t-il semblé…) de la Foux croisé sur la pente du Mourre Gros et qui m’a donné de précieux renseignements sur d’autres accès à ces sommets pour lui si familiers.

Arrivé au sommet vers 14h20, j’avais préféré attendre ce grand moment pour mon petit festin tiré du sac. En plein soleil certes, mais le vent d’ouest permanent m’assurait non seulement un bain de fraicheur bienvenu, mais présentait en outre le grand avantage de chasser vers l’est et d’y tenir à distance, au-dessus de la chaine du Pelat, la masse de nuages parfois menaçants qui m’avait un peu inquiété en arrivant au Col ("Bon ça peut péter, mais c’est peu probable, seule une météo sur les 3 que j’ai consultées l’a annoncé. Mais si ça doit péter ça sera pas avant 17 heures" m’avait prédit le montagnard barbu de la Foux - et en effet ça n’a pas pété !).

J'ai vite renoncé, vu l’heure de la fin de ma collation et de ma contemplation des cimes, à mon projet initial de monter ensuite au sommet de Valdemars et d’en redescendre par une petite boucle hors trace, et j’ai donc repris le même itinéraire pour le retour. J’y ai retrouvé mes nombreux repères de la montée, mais insérés dans des perspectives et des atmosphères bien différentes ; ainsi par ex. ma petite source fétiche toute éclatante et miroitante du matin se trouvait-elle baignée d’ombres et de mystère dans la lueur déclinante de la fin d’après-midi. Et de retour à la voiture, j’imaginais déjà les divers itinéraires par lesquels je pourrai tôt ou tard revenir sur ces lieux pour de nouvelles aventures…

Photos de la sortie


  • Horaire : 5h00
  • Dénivelé : 1050 m

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( ) bivouak.net

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