Sucs de l'Yssingelais : sucs de Saussac,
de Bellecombe et des Ollières en boucle depuis Veyrac

Sucs de l'Yssingelais : sucs de Saussac,
de Bellecombe et des Ollières en boucle depuis Veyrac

  • Altitude départ : 924
  • Altitude sommet : 1186
  • Dénivelé : 650
  • Temps de montée : 5h30
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : rares panneaux ; quelques marques jaunes au suc des Ollières.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Le paysage volcanique des sucs de Haute-Loire est unique et particulièrement stupéfiant… Au sud d’Yssingeaux notamment, leurs dômes sont innombrables. Leur altitude et leurs dimensions modestes ne doivent pas dissuader les randonneurs montagnards de les gravir (il suffit d’en regrouper plusieurs dans une même journée…). Hélas, en raison même de leur faible altitude, ils sont pour la plupart entièrement recouverts de forêts : donc aucune vue au sommet, et souvent même pas de chemin d’accès (ça c’est mois grave, certes ça complique la progression… mais ça peut aussi la stimuler !).

Deux des trois sucs rassemblés ici, ceux de Saussac et des Ollières, sont au contraire "miraculeusement" dépourvus de végétation au sommet, d’où la vue est alors fabuleuse en tous sens, et ils sont d’accès facile (sentiers du "tour" et du sommet parfaitement tracés). Quant au moins fréquenté suc de Bellecombe, il demande une brève recherche d’itinéraire hors trace… et un dernier petit effort pour grimper sur l’un des deux (ou les deux !) très beaux rochers de son sommet nord, d’où la vue, pour être un peu moins circulaire, n’en est pas moins superbe.

1. SUC DE SAUSSAC : Sortir de Veyrac par l’ouest (route vers la Chazelie) et garder ce cap. Le suc de Saussac (le plus à droite) est bien visible en face, on va le contourner par la droite. On croise une route, on continue en face (chemin de terre), on croise une seconde route (D152), puis (toujours en face) on rejoint la Chazelie. Là prendre la rue à gauche, qui longe les maisons vers le sud, au carrefour on remonte à droite en épingle vers le nord, et on sort du hameau (2 fois à gauche) pour rejoindre la route qui mène au Chier (sud, panneau). Au Chier, prendre le chemin à droite (ouest), qui va rejoindre (gros rocher) le sentier du tour du suc, qu’on emprunte à droite. Arrivé à l’intersection au sud du suc, prendre à gauche (panneau d'interdiction, consignes à respecter) le sentier qui monte au sommet du suc. Au passage, à gauche, on aperçoit le chantier archéologique en cours. Mieux vaut le contourner, on l'aperçoit parfaitement du dessus (ne toucher à rien, bien respecter les consignes) jusqu’au sommet du suc (1148m, cairns, vue panoramique de toute beauté, parfois jusqu’aux Alpes à l’est). Parmi les innombrables sucs, ne pas oublier de repérer aussi, plein est, celui des Ollières, avec à sa droite, en retrait, celui d’Achon, et encore plus à droite celui, atypique de par sa forme très allongée, de Bellecombe.

2. SUC DE BELLECOMBE : Redescendre du suc de Saussac par le sentier de montée, puis poursuivre par la gauche le tour du suc, jusqu’au gros rocher de tout-à-l’heure. On reprend alors en sens inverse l’itinéraire de montée (le Chier, la Chazelie, D152…), mais à la route suivante (pt 937), ne pas continuer en face jusqu’à Veyrac, mais prendre cette route à droite, qui monte et entre en sous-bois. Peu après, la quitter pour prendre à gauche (sud-est) un bon chemin en forêt, qui passe à la ferme du Rivier. Au pt 980, continuer à droite, toujours sud-est : peu après une maisonnette à droite, continuer dans cette direction jusqu’à une route. Suivre alors cette route qui monte en lacets (2 séries de lacets à gauche puis à droite) avant de filer droit au sud-ouest. Là ne pas prendre la premier chemin à gauche (nord-est, il mène à la Pervenchère), mais le suivant, env. 60m plus loin (1065m, sud-est) : il monte sur le flanc nord-ouest du suc de Bellcombe. Vers 1110m, carrefour de sentiers en X, prendre celui de droite qui se dirige vers le sommet sud du suc. Au replat vers 1135m, le quitter pour rejoindre vers la gauche, hors trace, la crête du suc toute proche, et la suivre à gauche jusqu’à son point le plus haut (sommet sud, 1152m, vue partielle vers l’est (Feyterme, Bellecombe...). Suivre ensuite, au mieux dans la forêt, cette crête vers le nord, sans trop descendre vers la gauche, sous peine de vous trouver au pied d’une coulée de blocs qu’il vous faudrait alors remonter jusqu’au sommet... Au sommet nord (1178m), grimpez sur l’un des deux superbes rochers (le plus au nord est le plus facile d’accès, prudence tout de même), et admirez le panorama !
A noter : si vous voulez éviter le sommet sud, prenez directement au carrefour 1110m le sentier de gauche, et poursuivez ensuite hors traces jusqu’à la crête et rejoignez directement vers la gauche le sommet nord.

3. SUC DES OLLIÈRES :
Du sommet nord de Bellecombe, revenir en arrière sur la crête. Vers 1130m, prendre le chemin à droite qui ramène au carrefour de sentiers 1110m. De là, descendre par le sentier de montée jusqu’à la route, où on prend, après une soixantaine de m. sur la droite, le bon chemin carrossable (nord-est) qui mène tout droit à la Pervenchère (1069m, chalet, parking). Là, le suc des Ollières est juste en face ! Après quelques dizaines de mètres sur la route à gauche, s’engager à droite, plein nord (marques jaunes) sur le chemin d’accès au suc, puis à droite sur celui du tour du suc. Plus loin, sur votre gauche, prendre l'assez raide sentier qui grimpe dans les phonolites jusqu’au sommet du suc. Là, profitez une dernière fois de la vue circulaire fabuleuse, encore un peu différente des précédentes, qui s’offre à vous (pléthore de sucs, dont les précédents, Yssingeaux, le Meygal, le Mézenc, le Pilat, les Alpes…).

Il reste à redescendre par le même sentier, puis à poursuivre (vers le nord, à gauche) le tour du suc. Là, deux possibilités : soit, aux trois quarts du tour, à l’ouest donc, le quitter par le sentier qui descend sur la droite et rejoint la route vers Yssingeaux ; soit faire intégralement le tour, et une fois de retour à la Pervenchère, prendre à droite la route vers Yssingeaux. Dans les deux cas, il faudra suivre cette route (nord), puis la quitter à la première occasion (soit au point 1008, soit encore plus au nord au point 989) pour s’engager à gauche (ouest puis nord-ouest) sur un chemin qui mène successivement aux Valentins, aux Ollières puis (route sud-ouest) à Veyrac, point de départ de la virée magique du jour.

Précautions

carte IGN, boussole.


Commentaires difficultés

R1 pour les sucs de Saussac et des Ollières, R2 pour celui de Bellecombe (petite recherche d'itinéraire hors trace, prudence aux rochers sommitaux).
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Topo créé le :

De Saint-Etienne ou du Puy-en-Velay, par la N88 jusqu'à Yssingeaux. Sortir d'Yssingeaux par la D7, qu'on quitte très vite (avant le tennis) à droite pour la petite route vers les Ollières. Puis au carrefour 875, la route la plus à droite vous mène à Veyrac. Se garer dans le hameau sur le vaste terre-plein près de la croix.


Situation




Sortie du 03-12-2015

Sucs de rêve

Sucs de Piou et de Saussac

Après ma "vraie" découverte du Meygal, Testavoyre plus Mounier, il y a 15 jours à peine, il me tardait de retourner dans le coin pour aller cette fois y explorer quelques sucs. Mais lesquels, à partir d’où, et dans quel ordre ? Après deux esquisses de topos qui ne me satisfaisaient pas pleinement, la 3ème fut la bonne. Et donc ce jeudi, temps idéalement frais et ensoleillé de fin d’automne, je me lance !

Une fois sur place, ce qui me frappe tout d’abord, c’est l’incroyable nombre de chiens qui dans ces minuscules hameaux d’altitude aboient comme des fous à mon passage. Attachés, heureusement ! Le seul en liberté, au Rivier, sera, lui, adorable. Dans les herbages, pas ou plus de troupeau, mais deux ânes par ci, deux chevaux par là, résistent vaillamment à l’approche de l’hiver… Peu d’humains par ailleurs, une silhouette furtive parfois devant une maison, mais absolument personne dans les sucs, sauf à la toute fin, comme surgi de nulle part, un vrai groupe de randonneurs sur mes talons dans l’ascension sonore (les phonolites !) du suc des Ollières.

Dans la montée au suc de Saussac, bien en vue depuis le départ de Veyrac, moment de perplexité : je savais qu’il y avait là un site archéologique, et en effet, une chaîne barre le passage du sentier, et un panneau "Chantier interdit au public et aux motos" voisine avec une liste de consignes à respecter sur le site. Euh… pas un peu contradictoire ? J’en conclus que ce n’est pas le passage, mais le seul chantier qui est interdit… ou du moins le fait d’y passer en plein milieu ? Bref je contourne donc, respectueusement, le remarquable site des fouilles, que j'examine d'au-dessus. Au sommet, hérissé de cairns, c’est un régal, la vue panoramique tient toutes ses promesses. Il y a des bosses, pardon des sucs, petits et grands, de tous côtés, d’ailleurs c’est pas facile des les identifier. Je trouve enfin les deux que je compte gravir encore, puis je crois deviner ici le Testavoyre, là le Mézenc, et peut-être plus loin le Pilat (il reste de la neige), et même un bout des Alpes (mais quoi au juste ?) là-bas tout au fond. Fasciné, je reste là longtemps… mais la soudaine prise de conscience de la brièveté des jours en décembre finit pas me convaincre de repartir sans tarder davantage.

Je n’aurai pas trop de mal à trouver mon itinéraire jusqu’à la crête du suc de Bellecombe au sud-est, juste une petite hésitation quant à l’endroit où quitter le chemin de montée pour accéder à la crête. Au sommet sud, peu marqué et à la vue limitée, je vois le vrai sommet, au nord, et en repartant je cherche mon (unique) bâton. Rien, introuvable. Je perdrai près d’une demi-heure pour le retrouver, planté au sommet d’une butte rocheuse gravie en montant, pour le plaisir, avant d'en repartir sans me rendre compte que je marchais sans bâton… pas malin ! Et quand j’atteindrai enfin le vrai sommet avec ses deux superbes rochers, je choisis le second (le plus au nord), et je trouve l’endroit tellement superbe que je décide d’y casser la croûte, pas trop tôt ! Juste en face, le suc d’Achon me nargue… Et si j’y allais en plus, pour voir ? Je regarde l’heure, j’hésite, un coup d’œil sur la carte, l’accès parait évident, et puis finalement je décide de tenter le coup...

Le repas vite expédié, je monte tout de même, avec précaution, sur le rocher sud (impossible de résister), et me voilà parti tout excité pour un extra ! Redescente éclair, chemin de la Pervenchère, et là (muni des bons conseils d’un résident de la maison au carrefour, qui avait quand même ajouté : "Vous risquez de rentrer à la nuit…"), je file sur la route, traverse la D7, commence mon tour du suc d’Achon, puis monte vers la gauche sur la trace attendue en direction du sommet. Mais la trace se perd vite (en plus le tapis de feuilles mortes n’arrange rien), et je m’interroge à nouveau : est-ce bien raisonnable de m’acharner, il est déjà 15h50, et la montée puis la descente hors trace risquent de ne pas être évidentes du tout, il y a des falaises … sans compter l’absence de vue au sommet… et de toute façon ce sera râpé pour le suc d’Ollières. Ben non alors, y a pas photo : vite, demi-tour (ça m’apprendra à toujours vouloir en faire plus !).

Le retour à la Pervenchère sera expédié au pas de course ! Le pied du suc des Ollières est déjà dans l’ombre, et je monte d’un bon pas vers le sommet (heureusement, aucun risque de se tromper). Comme dit, j’entends alors derrière moi les voix et le bruit des pas sur les phonolites d’un groupe d’une dizaine de randonneurs. Ils ne risquent pas de me rattraper, et j’arrive au sommet à 16h35. Quelle merveille ! Dans les lueurs changeantes du crépuscule, le paysage est sublime. Le groupe arrive peu après, mais je suis tellement ébloui qu’ils ne me gênent pas. D’ailleurs, ils redescendront très vite, pendant que moi je resterai scotché là-haut, hypnotisé par le flamboyant coucher de soleil derrière les sucs qui dessinent à l’ouest la ligne de vagues de l’horizon. A l’opposé, très loin à l’est, la nuit tombante estompe doucement puis éteint la fine bande blanche de la chaine enneigée des Alpes, encore vivement illuminée par le soleil à mon arrivée ici.

A 17h, quand même, je me décide à m’arracher à ce spectacle de toute beauté. A la Pervenchère, je dois déjà allumer ma frontale pour bien voir sur ma carte l’itinéraire (heureusement assez simple et bref) de retour à Veyrac. J’y arriverai à 18h10, en pleine nuit (une habitude dans ces montagnes ?!), encore tout euphorique de ma rando du jour…

Photos de la sortie


  • Horaire : 5h30
  • Dénivelé : 650 m

Identification

( ) bivouak.net

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