Cime Nègre en circuit depuis Péone

Cime Nègre en circuit depuis Péone

  • Altitude départ : 1350
  • Altitude sommet : 2553
  • Dénivelé : 1400
  • Temps de montée : 5h00
  • Temps de descente : 2h30
  • Orientation : Sud
  • Balisage : Bon balisage jaune, plus quelques poteaux numérotés et quelques rares cairns, jusqu'au Col de Crousette. Ensuite parcours de crête puis sentier de descente évidents.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Continuer sur le chemin après le gué, plein nord, en rive droite du torrent. Au bout de 3 minutes environ, repérer à droite du chemin un très gros bloc rocheux avec une marque jaune : en contrebas, une passerelle en bois franchit le torrent. C’est là qu’il faut aller. Après la passerelle, prendre le petit sentier qui monte assez raide, sud puis est-nord-est, et fait de nombreux lacets, en sous-bois ou à découvert (un court passage déversé dans une robine). Vers 1760m (lieu-dit "Granges de Servoz"), la trace, parfois intermittente, s’oriente au sud où elle devient quasi horizontale. Au bout du replat, repérer le poteau (balise 89, croisement de sentiers) et prendre à gauche (nord-est), en épingle, la direction "Col de Crousette / Mont Mounier". Après un lacet et une source-abreuvoir, on passe sous une bergerie avec un parc à moutons. Continuer vers le nord, mais la trace disparaît peu après (quelques cairns). Vers 2000m, nouveau changement de direction, d’abord sud-est, où on laisse à gauche la crête d’Ajalet, puis, plus haut, nord-est. Des marques jaunes sur de rares pierres dans l’herbe (r)assurent de loin en loin qu’on est bien sur la bonne voie… On débouche sur le vaste pâturage en pente douce de la Montagne de l’Estrop. À 2240m, on croise une balise (n°92). Le Col de Crousette est maintenant visible tout au fond. Il ne reste plus qu’à y aller, au mieux, en suivant toujours la même direction nord-est. On passe à gauche d’une croupe, puis on rejoint un sentier qui monte au Col en venant de la gauche.

Au Col de Crousette (2480m, panneau), on attaque aussi sec, à gauche, la brève montée au vrai sommet 2571 (innomé) de la Crête de l’Alp (qui dépasse de 18 m. la Cime Nègre !). Ce beau parcours de crête se poursuit alors sans réelle difficulté par une suite de descentes (baisses 2504, 2449 et 2430) et de remontées, puis par un passage horizontal, jusqu’au pied de la Cime Nègre. Celle-ci se grimpe ensuite directement sur le fil par une suite d’ "escaliers" rocheux raides qui demandent de l’attention (il faut parfois mettre les mains). Du cairn sommital (2553m), très beau panorama sur les sommets de la Haute Tinée, du Mercantour et du Haut-Verdon, même si le Mont Mounier tout proche coupe un peu la vue vers l’Est.

La descente côté nord-ouest vers le Col de Crous présente d’abord les mêmes escaliers rocheux que la montée précédente (prudence). On passe ensuite en versant sud sur des pentes de robines plus ou moins engageantes. Suit un parcours quasi horizontal au-dessus d’une barre rocheuse à gauche. Puis on laisse à droite le sommet du Mont Ferrand, et on aboutit ainsi sans plus de difficulté au Col de Crous (2204m, croix, stèle et blockhaus ruiné).

Là, on quitte la crête pour s’engager à gauche sur le bon sentier qui descend vers le sud en lacets serrés. Vers 1970m, des casemates témoignent d’un ancien camp militaire (Peira Grossa, abri possible). Plus bas, on passe à côté de l’abreuvoir de la Fuont Freyre (1848m). Ensuite, après avoir laissé une bergerie à gauche, puis traversé un terrain raviné, le sentier descend une dernière fois en raides lacets jusqu'au fond du vallon, rive gauche du torrent de Tuébi. Peu après, le poteau n° 94 puis la chapelle St Jean Baptiste marquent la fin du sentier et le début de la route de la Baumette, qu’il ne reste plus alors qu’à redescendre tranquillement jusqu’au parking de départ.

Précautions

A éviter absolument par temps de brouillard ou de neige (Montagne de l'Estrop paumatoire dans ces conditions).


Commentaires difficultés

Itinéraire pas toujours évident (malgré le balisage qui supplée à l'absence de trace) dans la Montagne de l'Estrop entre la bergerie 1970 et le pied du Col de Crousette (carte indispensable, boussole utile). Passages rocheux raides, parfois un peu aériens, dans l'ascension et la descente de la Cime Nègre.
0.0/5 (0 votes)

Topo créé le :

Se rendre à Péone par la D29 soit depuis Guillaumes (au Nord des Gorges de Daluis), soit depuis Beuil et Valberg (au Nord des Gorges du Cians). De Péone, prendre au Nord la petite route de la Baumette. S'arrêter juste après le hameau du Parc, à l'intersection avec un chemin qui part à droite vers les Mians (on peut le descendre et se garer juste après le gué).


Situation




Sortie du 03-11-2014

Sur le sentier de monte

De retour pour 2 jours à Valberg, j’avais prévu d’en profiter pour traverser au départ de Péone la crête de la Montagne de l’Alp, dont la Cime Nègre constitue l’acmé… La météo avait annoncé pour ce lundi 3 une journée de transition correcte entre la superbe période estivale précédente et les pluies continues annoncées à partir de ce soir…

Me voici donc parti dès 7h30 du gué au bas du carrefour des Mians, sous un ciel tout bleu et ensoleillé, avec juste une fine bande nuageuse à l’horizon derrière moi. Il fait frais, et je monte d’un bon pas entre les pins et les mélèzes aux si délicates couleurs automnales (vert et jaune, le must !). Malgré le caractère quelque peu tortueux de l’itinéraire jusqu’au Col de Crousette, je n’ai pas trop de mal à me repérer, sauf, brièvement, sur les vastes espaces de la montagne de l’Estrop, où la carte et la boussole me sont parfois utiles vu l’absence de trace, malgré un bon balisage mais pas toujours évident à trouver sur les rares pierres au sol dans l’alpage. Ce qui m’inquiète un peu par contre, c’est, vers les 11h, le développement soudain de la bande nuageuse, qui envahit bientôt la moitié du ciel. Lorsque je vois enfin apparaître le Col de Crousette au bout du plateau de l’Estrop, je constate avec horreur que des nuages bas ont déjà enveloppé toute la crête et descendent rapidement vers le Col. D’un seul coup, tout est gris et un vent glacial se met à souffler. Le mauvais temps aurait-il pris une bonne demie-journée d’avance ? La perspective de me trouver noyé dans un épais brouillard voire sous la pluie (ou la neige ?!) pour le restant de la journée ne me réjouit guère ! Que faire ? Je décide finalement, "la mort dans l’âme", 1. de renoncer aujourd’hui au parcours de crête, et 2. de ne pas trop tarder à faire demi-tour. Mais quand je me vois ainsi sur le point de renoncer, j’essaie toujours, dans la mesure du possible, d'atteindre quand même un petit objectif "identifiable" avant le demi-tour fatal… Alors… le Col ? Il me parait trop loin, surtout en aller-retour, trop rébarbatif, trop sinistre ! C’est alors que j’aperçois au-dessus de moi, perchés sur un petit sommet rocheux à droite du large couloir sous le Col, les silhouettes de trois bouquetins qui de toute évidence paraissent très intéressés par ma progression… Eh ben voilà, j’ai trouvé : pourquoi ne pas monter vite fait sur le petit sommet des bouquetins tout proche (que j'ai identifié après coup comme la Crête du Rocher de l'Or - joli nom- avec, derrière, le Petit Mounier) ? Alors j’y grimpe en deux coups de cuillère à pot par une arête rocheuse facile, et bien sûr une fois en haut, plus de trace des bouquetins. Mais vu d’ici, le Col de Crousette paraît soudain plus proche et plus humain. Et comme le brouillard semble stabilisé pour le moment, je me dirige dès que possible vers le col, en dévers (assez pénible) pour ne pas perdre trop d’altitude. Et en effet je finis enfin par l’atteindre ce col, mais il est froid, venté, inhospitalier ; des 2 côtés, la grisaille partout… La menace d’une aggravation de la situation me fait résister à une dernière tentation : faire un aller-retour au "vrai" sommet de la crête, moins de 100m au-dessus...

Et me voilà donc dégringolant du Col dans les schistes, toujours à flanc pour rejoindre au plus vite le plateau. Et là, sur les pâturages de l’Estrop, d’un coup, voilà qu'il se met à neiger !! Heureusement, ça ne durera pas trop, mais une pluie fine va bientôt remplacer la neige... Cela dit, le brouillard ayant le bon goût de continuer à stagner juste au-dessus de moi, je n’aurai pas trop de mal à retrouver dans l’herbe les uns après les autres les gros cailloux balisés du Petit Poucet (ouf). J’y trouve même le poteau-balise n° 92, tombé au sol (je comprends mieux pourquoi je ne l’avais pas vu à l’aller), et que je redresse du mieux que je peux en le calant dans les cailloux, mais sans parvenir à y recoller les 4 panneaux indicateurs qui gisent eux aussi par terre. Plus loin, quelques cairns m’aident à négocier sur la gauche le virage vers la bergerie. La suite sera sans histoire, puisque le sentier réapparaitra au bout du replat et me mènera sans faillir au gué, départ de la rando, pour cette fois tronquée, du jour. De retour à Valberg, j'aurai le plaisir de constater que le temps pourri qui s'est installé ce matin pendant ma rando n'a cessé de s'aggraver : j'ai bien fait de faire demi-tour (on se console comme on peut...) !

Photos de la sortie


  • Horaire : 6h00
  • Dénivelé : 1220 m

Identification

( ) bivouak.net

Social Media