Grun de Chignore Pierre de l'Homme et Roc
Blanc depuis Vollore-Montagne

Grun de Chignore Pierre de l'Homme et Roc
Blanc depuis Vollore-Montagne

  • Altitude départ : 850
  • Altitude sommet : 1061
  • Dénivelé : 560
  • Temps de montée : 4h45
  • Temps de descente : 1h00
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Presque rien, sauf un balisage provisoire mais utile (à pérenniser !) depuis la montée au Roc Blanc jusque vers Rochemulet.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Montagne certes modeste mais tout à fait extraordinaire, le Grun de Chignore, au Nord des Monts du Forez, est une sorte de frère jumeau de la Pierre Pamole (respectivement au NW et au NE de Vollore-Montagne)… mais en bien plus sauvage et authentique ! D’ailleurs on peut associer les deux en une seule rando, moyennant une boucle en "8" d’une bonne journée (voir www.bivouak.net/topos/course.php?id_course=6087&id_sport=2 le topo sur la Pierre Pamole, indications en note à la fin du topo).

Du carrefour après le pont au N de Vollore-Montagne, suivre d’abord brièvement à droite la D43, dir. Pamole/ Viscomtat. Puis, juste après la bifurcation à droite vers Bourdillon, prendre la piste à gauche (non marquée), qui va pénétrer en sous-bois. Laisser successivement deux chemins à droite (qui mènent au hameau de Pamole). À la croix des Tuiles (882m), prendre la voie du milieu (NW, chemin montant, bal.VTT + via, suivre ce balisage). Ignorer les départs à droite ou à gauche, rester sur le chemin principal, qui vire au N puis à l’W. À un replat vers 990m, on croise une large piste carrossable, la prendre à droite (NE). À la bifurcation suivante (1038m), on quitte cette piste pour un chemin en épingle à gauche, puis, au croisement un peu plus loin, prendre celui, herbeux et visiblement moins fréquenté, qui monte à droite dans les genêts (N puis NW) vers le Roc Blanc (à partir d’ici, un récent balisage provisoire (vert sur carton) "Roc Blanc-Rochemulet" aide à la progression).

Le sommet du Roc Blanc (1091m, bloc à droite) ne présente pas grand intérêt en soi (sous-bois, pas de vue). Mais dans le sentier (parfois peu marqué) qui redescend en face (NW), il ya, vers 1040m, un petit panneau (+ cairn) qui indique à droite un "point de vue à 5’ A/R"; et en effet, on tombe sur un gros rocher à gravir, d’où la vue panoramique, des Monts du Cantal et la chaîne du Sancy, Clermont, les Bois Noirs etc., jusqu’aux Alpes, est grandiose !

De retour au sentier, continuer la descente à droite, en lacets (suivre le balisage), jusqu’à rejoindre un chemin forestier désaffecté. Il vire à gauche puis à droite, et on prend pied vers 940m sur un sentier mieux tracé (NW, mur en pierres sèches intermittent à droite). Vers 865m, on débouche sur une ancienne piste : la prendre à gauche en descente sur 100m env. Là elle rejoint une bifurcation avec une bonne piste (850m), qu’on prend à droite. 100m après, abandonner le balisage (qui ferait remonter raide sur un chemin pierreux à droite ; on pourrait bien sûr le suivre, il doit normalement aussi mener à Rochemulet, mais cela rallongerait sensiblement) et continuer (NE) sur la piste. Elle rejoint peu après une route, qui mène presque aussitôt au hameau de Rochemulet (825m, gîte à gauche).

Une autre vue panoramique, mais moins vaste que la précédente (Sancy, Bois Noirs...) se présente presque aussitôt à droite de cette route (petite croix et sentier en A/R). Traverser et remonter le hameau vers la gauche. Au bout (fontaine-abreuvoir, plein d’eau possible), continuer à monter dans les herbes en longeant à droite la dernière maison : cette trace rejoint un peu plus haut la piste qu’on prend à droite, plein S, en direction du Grun de Chignore (on aurait aussi pu la prendre avant d’entrer dans le hameau, au carrefour 839).

À la bifurcation 918, continuer en face (SE). Lorsque cette piste débouche à la maison forestière d’Ayguebonne (945m), franchir la barrière et s’engager à droite (W) sur le très beau chemin, en partie dallé, du grand tour inférieur du Grun (attention, au croisement 878, poursuivre sur la voie de gauche, horizontale, qui va remonter et s’enherber un peu, marques vertes). Il ménage tout du long de superbes points de vue à la fois à droite sur les différents paysages proches et lointains du Massif, et à gauche sur les immenses coulées de blocs qui dévalent du sommet de la montagne. Vers 945m, franchir une barrière, puis laisser la piste de droite et continuer en face ; idem un peu plus loin. Vers 960m, on devine la maison forestière de Naud en haut à gauche dans les sapins : il reste à la rejoindre en virant plus haut à gauche (laisser la piste à droite). Passer devant la bâtisse (980m), franchir la barrière et suivre le sympathique "chemin de découverte" (panneaux explicatifs – il va falloir découvrir "le secret d’Ayguebonne", du nom de l’immense forêt où on se meut !). Il file d’abord vers l’W puis vers le Nord, on laisse vers 1000m une voie à droite et on continue en face jusqu’à un beau terre-plein herbeux où le chemin s’arrête.

Nous sommes alors au pied de l’impressionnante "Pierre de l’Homme" (1017m) qui émerge à gauche au sommet d’un chaos de gros blocs granitiques derrière les deux panneaux pédagogiques - un troisième, flanqué d’un petit écriteau "Le secret de lumière" avec une flèche pointée vers l’éboulis, se cache un peu plus loin au bord de l’immense coulée de blocs qui dégringolent depuis la Pierre sommitale. C’est là que tout se corse. En effet il s’agit ni plus ni moins que de trouver dans les éboulis, sans aucune autre indication, un dernier panneau sur le secret de lumière ainsi que la petite table d’orientation qui lui tient compagnie.

Je ne dévoilerai donc pas ici le cheminement assez complexe qui y mène. Faites comme moi : cherchez bien, et vous trouverez… peut-être ! Un indice, quand même : les plus sportifs pourront traverser l’éboulis vers l’W, le secret est à trouver en le remontant vers la gauche (un petit indice de pierre pourra les mettre sur la voie)… Les autres pourront revenir en arrière, longer la butte par derrière dans les sapins (meilleur moyen aussi de grimper le plus aisément jusqu’au sommet de la Pierre de l’Homme en tirant à droite, par là ce n’est pas bien difficile), remonter par un endroit dégagé jusqu’aux myrtilles et là, avancer vers le haut de l’éboulis… et chercher (vague trace). En tout cas, du haut de la Pierre comme depuis la petite Table, on jouit d’une vue royale, notamment sur le sommet du Grun et sa croix, au-dessus, là encore, d’un spectaculaire éboulis de blocs…

La suite sera plus simple à trouver. Revenir en arrière sur le chemin d’accès, jusqu’à l’intersection proche, où il faut prendre la piste de gauche (NE). Puis à la suivante, prendre celle de droite (S) : on est alors à la bifurcation W du petit tour supérieur du Grun (piste parfois herbeuse), qu’on va donc d’abord contourner par le S. Après un parcours en demi-cercle qui mène à la bifurcation E (1025m), on va terminer le tour supérieur (encore plein d’éboulis rocheux !) en réalisant en A/R le beau contournement N (bifurc. W, puis retour à la bifurc. E). De retour à cette dernière, s’engager à droite (SW) sur un chemin montant. Quand il devient horizontal, repérer à votre droite un gros cairn. Il marque le début d’une trace qui monte tout droit (NW), dans les myrtilles et quelques rochers, vers le sommet du Grun de Chignore : grande croix, vue imprenable (encore une !) et panoramique en tous sens sur le Massif Central proche et lointain (et à l’W, sur notre Pierre de l’Homme de tout à l’heure !).

Le retour à Vollore-Montagne est encore plus simple. D’abord, redescendre jusqu’à la bifurcation E. De là, continuer la descente dans la même direction (NE), et poursuivre jusqu’à une barrière, qu’on franchit. Prendre alors le chemin descendant à gauche (NW), puis obliquer un peu plus loin à droite sur une trace qui rejoint la grande piste qu’on aperçoit en contrebas. Suivre cette piste à droite, et bloquer dès lors votre boussole sur le SE : suivre obstinément cette direction, qui va vous mener jusqu’au départ de la rando (au grand carrefour triangulaire de pistes, continuer en face… et au replat 990, on retrouve le cheminement de l’aller, donc plus aucun souci jusqu’à Vollore-Montagne).

Précautions

Carte IGN, boussole conseillée.


Commentaires difficultés

Recherche ludique (facultative !) du "secret d'Ayguebonne" dans le chaos de blocs de la Pierre de l'Homme...
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Topo créé le :

De Noirétable (sur la D1089), prendre au SW la D53, puis la D312 jusqu'à Vollore-Montagne. De Thiers, prendre la D2089 jusqu'à Pont-de-Dore, puis la D906 jusqu'à Courpière ; de là la D7 puis la D311 jusqu'à Vollore-Montagne (via Aubusson d'Auvergne).


Situation




Sortie du 11-06-2017

Comme un gamin...

Rochers du premier panorama

Soleil éclatant et grosse chaleur : ça tombe bien, ma sortie du jour se déroule pour l’essentiel dans l’immense et très belle forêt d’Aygebonne. Dès la Croix des Tuiles, je m’y enfonce avec délice...

Premier écart par rapport aux quelques topos que j’ai pu voir : je décide de passer par le Roc Blanc, où la trace s’arrête sur IGN... Et après, il y a quoi ? Toujours cet irrésistible attrait de la découverte de l'inconnu … L’accès à ce petit sommet, à travers une éclatante haie d’honneur de genêts en fleurs, me console largement de son peu d’intérêt. Mais c’est surtout le magnifique point de vue à la descente, heureusement signalé, qui donne tout son sel à ce détour (quel beau défaut, la curiosité !). Et quelle descente… Dès le départ de l’accès au Roc Blanc, j’avais remarqué ce curieux balisage vert sur de petits cartons (!) : "Virée des Rocs / Roc Blanc-Rochemulet". Eh ben voilà me dis-je alors, c’est merveilleux, y a plus qu’à suivre ! Et en effet, c’est un précieux auxiliaire sur ce trajet assez tortueux, où la trace parfois se perd un peu … Sauf que, au bout d’un certain temps, quand on débouche enfin sur la bonne piste (vers 850m), donc apparemment tout près de Rochemulet, eh bien le balisage repart de plus belle à droite en forte montée… et s’éloigne visiblement du hameau ! Intrigué, je m’engage quand même sur la suite de ce chemin balisé. Et lorsque vers 900m, je vois à ma gauche, derrière un immense hêtre, un gros piton rocheux, j’y grimpe, bien sûr. Et à nouveau, je découvre là une superbe vue panoramique, de la chaîne des Puys jusqu’aux Bois Noirs…

Tout excité, mais pas au point d’en perdre la raison (mon temps est limité !), je renonce finalement à poursuivre l’aventure, et fais demi-tour jusqu’à la piste. Là je tombe sur mon premier humain du jour, encombré de pots de peinture verte : il est en cours de balisage pour le compte du PNR ! Quelle aubaine : il m’explique tout (ou presque)… tout en s’emmêlant les pinceaux (héhé !) sur la position du Roc Blanc, mais finalement il reconnaîtra son erreur, me voilà rassuré. Résultat des courses : la fin de la grande boucle de la virée des Rocs, ce sera donc bien pour une prochaine fois, et d’ailleurs je ne m’étais pas trompé : Rochemulet est bien à deux pas d’ici !

Arrivé donc peu après à Rochemulet, je croise mes seconds (et derniers !) humains du jour, un couple de résidents qui m’indiquent l’aller-retour au point de vue du coin (pas mal, mais ça vaut pas les deux que j’ai découverts plus haut, tout seul comme un grand !), ainsi que le petit raccourci, à la dernière maison, vers la piste du Grun.

Je ne regretterai pas le grand tour inférieur du Grun à partir de la MF d’Ayguebonne : c’est une très belle façon de se pénétrer de l’ambiance si spécifique de cette étonnante petite montagne, où d’immenses éboulis de blocs rayent les profondes forêts de résineux. Au bout de la"piste-découverte" (pour tous…) qui va du Naud jusqu’au pied de la Pierre de l’Homme, je reste saisi par le spectaculaire chaos de gros blocs d’où émerge là-haut la Pierre sommitale. Et immédiatement me prend l’envie irrépressible d’y grimper. Je dois me retenir de tenter l’ascension par ce raide versant, il y a sûrement plus facile ? Et en effet, en revenant un peu en arrière, y monter par le versant opposé en sous-bois est presque un jeu d’enfant ! Et de là-haut, je savoure ma troisième vue "magique" du jour, avec cette fois en prime le sommet tout proche du Grun (sa croix, son éboulis…).

Cela fait, reste cette fameuse table d’orientation-mystère (le couple m’avait prévenu : "Vous aurez du mal à la trouver…" - ce qui n’a fait que renforcer ma détermination). De retour au terre-plein avec ses deux panneaux, j’en découvre un 3ème au bord de la coulée de blocs, et surtout une petite flèche vers le "Secret de lumière". Comme elle pointe vers l’éboulis, je n’hésite pas, je me lance. C’est pas de la tarte, mais comme j’aime ça, je vais pas me plaindre. Le problème, c’est surtout : il est où, ce truc ? J’avance, j’hésite, je dévie un peu, je tente, un peu plus haut, un peu plus bas… toujours rien. Je finis par me dire qu’une table, c’est plutôt plus haut que plus bas. Donc je remonte en tirant un peu vers la gauche… Et à force de m’acharner (et ayant repéré dans les blocs ce que j’ai interprété comme un petit indice ?!), eh bien j’ai fini par la trouver cette fichue table, tout petite dans son coin, flanquée d’un ultime panneau. Me voici tout content et fier d’avoir réussi – on dirait un gamin, j’ai presque honte !

Bon, c’est bien beau tout ça, mais maintenant va falloir me sortir de là. Et comme je ne suis pas décidé à retourner par là où je suis monté, l’idée me vient qu’un accès nettement plus simple doit être possible – peut-être "par derrière", comme pour la Pierre de l’Homme ? Gagné ! Je le trouve presque sans difficulté, dans les myrtilles et les pins du versant opposé (avec même comme des bouts de trace ?). Ben voilà, je suis tout content de moi…

Après ce double exploit, je file au sommet du Grun, quasiment la porte à côté. Je le trouve aisément, après avoir fait le rapide demi-tour supérieur par le sud. Et là : quatrième (et le plus beau, à 360° cette fois-ci) panorama du jour, on ne s’en lasse pas, c’est le jour des vues panoramiques sur le Massif Central, donc je m’en gave sans restrictions…

La suite et la fin seront sans histoire. Tout marche comme sur des roulettes, toujours sans rencontrer personne. J’arriverai à Vollore-Montagne bien plus tard que prévu, à cause de toutes ces petites "aventures" imprévisibles, mais je ne les regrette pas, c’est là que j’ai pris le maximum de plaisir, et c’est surtout d’elles dont je me souviendrai…

Photos de la sortie


  • Horaire : 4h45
  • Dénivelé : 560 m

Autres sorties

Date Titre Auteur
05-04-2018

Retour à Ayguebonne (et à Pamole)

6 Geoffroy Rémi

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( ) bivouak.net

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