Le Mourre Froid depuis les Gourniers

Le Mourre Froid depuis les Gourniers

  • Altitude départ : 1477
  • Altitude sommet : 2993
  • Dénivelé : 1600
  • Distance : 20 km
  • Temps de montée : 5h10
  • Temps de descente : 3h20
  • Orientation : Ouest
  • Balisage : Sentier évident jusqu'à la cabane de Chargès. Ensuite, trace intermittente, mais un balisage très efficace (losanges rouges peints sur la roche et nombreux cairns) prend le relais jusqu'au Col. Plus rien ensuite (mais arête évidente).
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

ALLER
Du parking, passer le pont puis traverser le village. Prendre ensuite le bon sentier à gauche de la chapelle, tracé en rouge sur IGN, et le suivre très facilement jusqu’après la cabane de Chargès, vers 2300m.
Ce sentier suit longuement l’étroit et profond vallon du Réallon, rive droite au-dessus du torrent. Il monte d’abord en pente douce, passe à la chapelle Saint Marcellin (1733m), continue ensuite presque à l’horizontale (petites montées et descentes), franchit le torrent (passerelle, 1745m), et s’oriente est, puis sud-est. Il passe à côté de la cabane du Pré d’Antoni (1850m, fermée, point d’eau en contrebas). On longe maintenant, rive droite, le torrent de Chargès, qu’on franchit également (passerelle, 1925m). On débouche bientôt dans de très vastes et superbes alpages superposés (très jolie cascade à gauche dans les pentes herbeuses). Le sentier se fait alors raide et terreux (glissant si humide). Peu après on voit s’ouvrir un immense cirque avec le Mourre Froid à gauche, le col de la Règue en face (qu’on va rejoindre), et à droite de celui-ci l’impressionnante pointe de Serre avec ses strates rocheuses dressées à la verticale.
On passe sous la cabane de Chargès (à gauche du sentier, 2206m), et un peu plus haut la trace devient intermittente et se perd dans les herbes. Mais l'excellent balisage fait de nombreux losanges rouges et de cairns vous mène sans coup férir jusqu’au col de la Règue (2706m).
Au col, s’engager à gauche sur l'arête sud, rocheuse, assez aérienne, comportant une alternance de ressauts parfois délicats et de confortables passages horizontaux sur le fil. Après un premier ressaut que l’on escalade directement, un autre gros ressaut peut se franchir par une bonne vire à droite, un peu en-dessous de la crête. De même un peu plus loin. Globalement, ce très beau parcours d'arête n’est pas vraiment difficile, mais demande de l’attention quant au choix du meilleur passage et des meilleures prises pour le franchissement des ressauts. Il devient plus facile vers la fin, avant la raide montée dans les éboulis jusqu’au sommet (2993m, grande pyramide métallique et petit abri de pierres en demi-cercle avec "table" et "sièges" pour le pique-nique, livre d’or dans une boite…).



RETOUR
Pour le retour, descendre à gauche la facile arête nord-ouest, jusqu’au col de la Montagne Haute à ses pieds (2782m, cairn). De là, descendre de quelques pas à gauche (sud), puis avancer à l’horizontale d’une vingtaine de mètres vers la gauche (cairns), jusqu’à une zone de caillasses un peu plus fines. S’élancer alors en pleine pente droit dans l’immense pierrier (vers le sud-ouest). Ne pas aller jusqu’au fond du vallon, mais rejoindre dans l’herbe sous le pierrier le sentier de montée, que l’on croise forcément et qu’on suit ensuite vers la droite jusqu’à la cabane de Chargès proche, et de là jusqu’au parking de départ.


nb : le tracé GPS ci-dessous ne correspond pas à la partie finale de cet itinéraire (passage par le Col de la Règue puis traversée de l'arête Sud jusqu'au sommet), mais au parcours de la rando faite par Christian le 22 août 2015).


Précautions

Prévoir suffisamment d'eau. Et bien sûr être très prudent sur l'arête rocheuse.


Commentaires difficultés

Longue randonnée, au dénivelé déjà conséquent. La principale difficulté concerne le parcours de l'arête Sud entre le col de la Règue et le dôme sommital, arête rocheuse assez aérienne et qui comporte le franchissement de ressauts parfois délicats.

Topo créé le :

D'Embrun sur la N94, prendre la D9 vers Puy Sanières/ Réallon. Continuer jusqu'à Réallon (le village, pas la station !) et de là, poursuivre (D241) jusqu'aux Gourniers, terminus de la route. On peut aussi rejoindre cette route depuis Chorges ou Savines-le-lac, via St Apollinaire. Parking obligatoire à l'entrée du village.


Parcours


  • Nb points : 1802
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 20.111
  • Dénivelé - : 1762
  • Dénivelé + : 1812
  • Taille fichier : 45 kB
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Sortie du 25-08-2014

Dans le vallon du Réallon

Sortie du 21 août 2014

J’ai beaucoup hésité : depuis Prapic… ou depuis les Gourniers ? Le premier itinéraire, apparemment le plus connu (bon topo sur bivouak) me tentait, mais l’arête n’était-elle pas un peu trop à risque ? Quand j’ai trouvé ensuite, sur un autre site, un topo (très sommaire, j'aurais dû me méfier) sur l'itinéraire depuis les Gourniers, et qui disait qu’il suffisait, du Col de la Règue, de monter sur la crête "sans difficultés majeures" et de là au sommet, j’en ai conclu (naïvement !) qu’il devait être plus facile que le précédent. Et donc le lendemain matin, me voici, dès 6h45, tout content, sur la ligne de départ aux Gourniers !

Il fait beau et frais, j’ai tout le temps d’admirer le long vallon encaissé du torrent de Réallon. Changement de décor et d’ambiance (et de direction..) après la cabane du Pré d’Antoni, où la vue s’élargit considérablement, découvrant peu à peu l’immense combe herbeuse, vallonnée et étagée qui s’ouvre au-dessus, avec pour toute compagnie des vaches à toutes les altitudes, deux marmottes curieuses au point de ressortir de leur trou quand on les interpelle, ainsi qu’un crapaud peu farouche. Plus haut encore, du Mourre Froid jusqu’à la Pointe de Serre, un vaste cirque rocheux barre l’horizon. J’ai zappé au passage le cabane de Chargès, mais pas le Col de la Règue que j’ai fini par atteindre sans encombre grâce aux losanges rouges et aux cairns !
Mais au Col, ce que je craignais en voyant se rapprocher l’arête sud déchiquetée qui monte à sa gauche vers le Mourre Froid s’est confirmé : le plus dur est devant moi ! Vu le topo (complètement irresponsable !), je ne m’attendais pas exactement à ça... Evidemment je suis tout seul sur cet itinéraire depuis le départ, mais je décide de tenter, je verrai bien, quitte à redescendre au Col si ça s’avère trop risqué. Et ça commence fort, avec une petite escalade sur le fil du premier ressaut. Et puis, ma foi, une fois en haut (ouf), le jeu recommence à zéro : je mets mon pied droit ici, et ma main gauche là, ça tient bien, et hop je m’élève d’un nouveau mètre, et après, c’est par où que ça passe le moins mal, à gauche pas question, tout droit heu…, mais à droite, mais oui une petite vire me tend les bras... Bref, je progresse, très lentement mais sûrement, au-dessus du vide, mais qui ne m’impressionne pas outre mesure, trop occupé que je suis à chercher mes prises... Certes l’arête me parait bien longue, avec ses grimpettes et ses désescalades successives, mais tant pis, je prendrai le temps qu’il faut. Et tout doucement, je l'avale, cette arête – heureusement qu'il y a de temps un temps une petite portion horizontale facile sur le fil, ça redonne de l’espoir… Et c’est ainsi que je me rapproche peu à peu du raide éboulis qui, au bout, va me mener sans problème jusqu’au sommet, où ma montre me rappelle à la dure réalité : il est déjà 14h20 (et pas 13h comme prévu à mon planning perso) !
Là-haut, tour d’horizon à 360° bien sûr (les Ecrins !! Mais aussi le Viso, et tous les massifs des Alpes du Sud), bref échange avec 3 randonneurs venus par l’itinéraire de Prapic et qui s’apprêtent à redescendre, comme moi, par le Col de la Montagne haute, bref pique-nique dans le "salon de pierre" bien abrité du vent, vite il faut redescendre, mais un couple de randonneurs arrive à son tour, toujours de Prapic, d’où re-papotages sur les sommets à l’horizon, et enfin j’entame la descente (il est 15h25 !).
Elle sera fort agréable et bien plus rapide que la montée, mais je ne rencontrerai toujours personne ! L’arête nord-ouest, elle, ne me pose aucun problème, et du Col de la Montagne Haute je trouve aisément le meilleur départ pour dévaler l’immense éboulis ; la caillasse aurait gagné à être un peu plus fine, mais bon, ça fait quand même du bien de retrouver aussi vite le sentier de montée puis la cabane de Chargès toute fumante, et bien visible cette fois d’au-dessus. Le reste du trajet paraît certes un peu plus long qu’à la montée, surtout la redescente (avec ses remontées un peu agaçantes !) du vallon de Réallon. Mais de retour au parking à 19h pile, je suis tellement content de ma journée que j’en oublie d’embarquer mes bâtons de rando tout neufs dans ma voiture (ça n’aura pas échappé à tout le monde !)… Je ne m’en apercevrai qu’à mon retour à Digne, où il ne me restera qu’à en racheter une nouvelle paire avant ma prochaine sortie en montagne…

Photos de la sortie


  • Horaire : 5h20
  • Dénivelé : 1600 m

Autres sorties

Date Titre Auteur
22-08-2015

Julie le souhaitait, nous y sommes allés! Nous partons des Gourniers...

18 Christian Delale

Identification

( ) bivouak.net

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