Ce qui devait être une balade en duo à finalement été un solo, en effet entre les contraintes horaires de Luc et météoblue qui prévoit du vent seulement là où on va, Luc préfère assurer le vol au
Col de Baure.
A 15 minutes de la voiture, une rencontre avec un chamois me met tout de suite dans le bain, c'est l'hiver et la montagne est désertée des chasseurs (enfin au moins dans ce coin). L'avantage de cette balade c'est son exposition, malgré les températures négatives, le soleil inonde le sentier et rend l'atmosphère agréable.
La balade est longue, l'objectif était d'éviter la neige, c'est raté, tout le haut de la forêt est couvert d'une couche de neige déjà bien molle. Heureusement il y a des traces. J'ai plus bien la caisse en ce moment et les dernières centaines de mètres me coutent beaucoup.... M'enfin, en prenant son temps ce qui aurait pu être une galère est restée une agréable promenade, bien solitaire j'en conviens. Mais au col il y a du monde.
Les conditions ? Ben finalement pas si mauvaises, manifestement le col fait venturi mais la brise vient du bon coté. Une inspection au sud du col se solde par un échec, travers sud.... retour au col. 15 à 20 km.h voilà de quoi faire un décollage sur place par dessus la cassure nette du col, aussitôt dit aussitôt fait. Il y a juste au nord du col une toute petite pente propice au déballage du tissu. Gonflage sur place donc et hop dans l'air laminaire, ça tient en dynamique devant le col. Que cette descente est douce, confortablement assis dans la sellette, ça tombe bien j'en ai plein les pattes !
Au col le temps m'a manqué, du coup c'est seulement dans le pré à l'atterrissage que je me suis permis une séquence musicale. La solitude ? Vous ne trouverez pas meilleure illustration que la
première suite pour violoncelle seul de Bach... Comment peut on s'éclater de la sorte en frottant des crins de chevaux sur quatre cordes ? En tout cas le violoncelliste y prend du plaisir, et moi aussi !