Velléités de vengeance au col de l'arc....
Pour essuyer l'affront de la
semaine dernière, j'y retourne aujourd'hui, persuadé de retrouver les bonnes conditions d'hier... mais les jours se suivent et ne ressemblent pas tant que ça. Si je n'ai pas pris un but parapentesque je le dois uniquement à la présence du site intermédiaire de repli. Tout est calme au départ et les nuages sont invisibles. Puisque je suis passé ici il y a une dizaine de jours, il est amusant de constater l'avancement du printemps. La neige s'est retirée massivement du parcours, et s'il faut encore marcher sur les névés, cela reste marginal. Les changements sont notables comme les fleurs qui apparaissent de partout, ou la multitude de jeunes pousses, prélude à la luxuriante végétation de l'été.
En sortant de la forêt, c'est la désillusion ! Un vent totalement désorganisé règne en maitre.... Comme il ne reste plus que deux cents mètres, allons donc voir au col. C'est plein badin de cul !!!!! hors de question de décoller du col ! Plutôt que de tenter un hypothétique décollage du sommet du Pic Saint Michel (ça le fait parfois), je préfère redescendre au décollage intermédiaire.
Effectivement, plus on descend moins la brise est sensible, il ne reste bientôt plus que les thermiques qui balayent les grandes pentes. Plusieurs superbes mouflons se demandent à quel manège ce grand échalas se livre en passant en tout sens sur ces pentes surchauffées.
Au décollage intermédiaire c'est parfait ! Alors en avant pour un petit vol dans des thermiques teigneux, les cumulus au dessus sont déjà bien ventrus, la masse d'air est étrange, je ne m'éternise pas. 25 minutes suffisent à me remettre le moral au beau fixe. En bas, la voile se pose devant moi, ici aussi le vent est inconstant....