Je n’épiloguerai pas longtemps sur le déroulement de la montée par le couloir de jusson, cependant en arrivant sur la prairie de Jusson, un fort vent de Sud-Est m’a accueilli, une immense
flamme perchée à 4 m de haut permet de voir de très loin les conditions. Arrivé au pied du mat, il faut se rendre à l’évidence, ce n’est pas le faible flux Sud-Ouest annoncé. Je cherche désespérément un départ mais sous cette forte brise, rien de sérieux. Alors je me résous à monter à la cime.
En arrivant là-haut, je retrouve la foule des grands jours (ça change des Pyrénées) et toujours ce vent plutôt merdique, rafaleux et pas toujours constant en direction, les conditions ne sont pas bonnes du tout ! Il est 10h30… à 11h15 je décide de redescendre à pied par le couloir. Au dessus du premier passage raide, il y a tellement de monde, que je préfère prudemment remonter au sommet plutôt que de passer par là et de balancer des parpaings sur les cohortes qui montent. De nouveau au sommet (12h) ce ne sont plus les mêmes conditions : Peu de vent et en plus la
biroute de la prairie de Jusson, tout en bas, montre également une brise beaucoup plus calme et d’ouest !!!!
Allez hop, je me prépare en face Est purement thermique maintenant. La voile est dépliée entre deux aires de pique-niques et tout en expliquant les arcanes de ce sport étonnant, je démêle les suspentes. Décollage entre une terrine à gauche et des plats cuisinés aux fumets prometteurs à droite.
Finalement le vol est superbe avec des thermiques déjà bien installés, même pas turbulents. Qui dois-je remercier ? La divine providence, un Dieu quelconque, ou tout simplement ce hasard qui semble diriger l’univers ?
Couloir de Jusson