Récit
Bon, hier j'ai loupé le coche : je manque une proposition de sortie au Charbon où (qui sait ?) j'aurais peut-être croisé Michel. Ce matin, pas question de louper l'occasion d'un beau vol automnal. Il fait assez beau, le vent est annoncé modéré, les arbres sont de toutes les couleurs et la sortie familiale aux champignons est reportée à l'après-midi : on y va ! Yohann me rejoint et on file à deux voitures du côté du Crêt des Mouches - en laissant une titine à Santa-Fé. En nous garant, on aperçoit alors un promeneur avec un sac qui nous semble trop petit pour contenir un parapente. Erreur : en rattrapant l'individu, on se rend compte qu'on va au même endroit faire la même chose ! Ultralite oblige : le sac est minuscule (tiens... ça me rappelle une discussion sur les avantages comparés des voiles montagnes et des mini-voiles, tout ça ;o)
Du coup, on se suit plus ou moins tout du long.
La montée dans les sous-bois est belle, sur un chemin assez efficace comme on les aime ! Evidemment, c'est toujours aussi dur de suivre Yohann, mais comme il s'est couché tard suite à un concert, le physique semble un poil entamé : j'arrive à m'accrocher. C'est tant mieux : cela permet quand même de prendre quelques photos dans une nature qui s'enflamme de jaune et de rouge. Ah, l'automne ! Même les chamois ont l'air contents...
On arrive donc à trois au sommet, où le zef est tout de même bien soutenu et, pour tout dire... un poil travers. Du coup on opte pour un décollage sur Banc Fleury afin d'être davantage dans l'axe du vent... et en espérant ne pas nous retrouver dans le rouleau du Crêt des Mouches ! Notre collègue grenoblois du jour va aller chercher un déco encore un peu plus bas. Décollage sans soucis pour Yohann, face voile. Et tout se passe bien pour moi jusqu'au moment de me retourner : tiens... on dirait que ma jambe gauche n'est pas tenue... j'affale tout : gloups ! En effet, j'ai dû oublier d'attacher la sangle de ma jambière (ou alors elle s'est défaite) ? Hum... Bon... On s'attache, on se retourne, on recommence. Et zou !
Vol sympa. Mais le vent retombe assez vite, si bien qu'on a du mal à se maintenir sur les contreforts est de Bonverday. Au bout de quelques allers-retours, force est de constater que ça ne tient pas des masses. Et le voile nuageux empêche les thermiques de se développer suffisamment, si bien qu'on lâche l'affaire assez vite. Pas grave, on peut au moins en profiter pour apprécier le paysage encore quelques minutes. Quelques wings pour terminer la balade, et nous voilà de nouveau sur le plancher des vaches.
Le temps de plier et on aperçoit l'Ultralite dans le ciel. On se dit qu'on va l'attendre (on lui avait proposé de le remonter). Mais lui n'a pas dû nous voir. Il se pose plus loin, où on le récupère... c'est quand même bien la moindre des choses ;o)
Alors : Bip-Bip ou pas Bip-Bip ?

Gagn