facebook pixel
Aller au contenu
  1. Sorties
  2. Chartreuse
  3. Le Pinet
  4. Par les sangles de Fouda Blanc et du Pinet
  5. Le Pinet par les sangles de Fouda Blanc et du Pinet
Sortie · Rando / Trail

Le Pinet par les sangles de Fouda Blanc et du Pinet

Le 23-09-2012 par K-lys · Chartreuse · Le Pinet 1867 m

2h10Durée
1000 mDénivelé
14 kmDistance
R2Cotation
OuestOrientation
1867 mAltitude

Récit

Depuis pas mal de temps, j'éprouvais l'envie de me confronter aux fameux sangles de Chartreuse (je ne savais pas encore lequel). J'avais même acheté "Randonnées du vertige" de Pascal Sombardier, que je feuilletais souvent, mi-ambitieux, mi-liquéfié...

Différentes raisons, parmi lesquelles la plus conséquente est ma fiottitude du vide, me retenaient. Par ailleurs, ce n'est guère le genre de sentiers qu'il est judicieux de découvrir en solo et aux horaires correspondant à ma pratique. La semaine dernière, Ced, m'avait proposé de me joindre à lui pour une petite sortie mais j'ai du renoncer à l'avant-dernier moment. Ce week-end, Julien était dispo, enthousiaste pour un sangle et devait également rentrer avant la nuit à Lyon.

Départ programmé à 10h00 de Lyon. Julien aura un peu de retard (on ne change pas une équipe qui gagne)

Nous arrivons aux Varvats et sommes prêts à démarrer vers 12h30 . Nous débutons la marche par la piste 4x4 qui devra nous conduire au Vallon de Pratcel. Les parties en forêt ne sont pas celles qui me passionnent le plus. Nous croisons le concessionnaire de l'alpage qui redescend quelques charolaises (Mon Dieu, comme elles ont l'air bonnes). Je ne pensais pas qu'elles étaient capables de tant d'agilité sur des chemins escarpés. Je repense alors à ce connard de Bison, nôtre âne-rental du Vercors, qui nous aura moulu les génitoires pour bien moins que ça. Julien propose que nous louions une vache la prochaine fois.

Arrivé à la clairière de Pratcel, nous nous engageons vers le pas de l'Echelle où nous trouvons aisément la sente en direction du Rocher de Fitta (après une petite digression). Le chemin est agréable sous les encorbellements rocheux. Nous arrivons au pied du pilier qui marque le départ du sangle et nous offrons une pause sandwich. Le temps est assez venteux et c'est quand même assez impressionnant : le repas nous offre un temps de réflexion avant que nous nous engagions. Seul, j'aurais fait demi-tour, mais Julien insiste à raison. Le départ du sangle (le premier mini-cirque) est en fait le plus intimidant. Ensuite, le sentier se glisse dans de larges cirques. La trace est bonne, mais il faut quand même être TRES vigileant.

En avançant, je regarde en bas. C'est pas rassurant... Je regarde donc en haut. Je vois alors de bonnes fissures de 1cm découpant de bons gros blocs prêts à se détacher... C'est pas rassurant non plus. Je regarde donc devant. Nous envisagions initialement d'enchaîner Fouda Blanc + Pinet mais avec le vent, nous décidons de couper par le pas du Fouda Blanc au milieu. Nous arrivons à l'entrée du dernier cirque avant le pas et faisons demi-tour. Je ne suis pas convaincu d'être très à l'aise en escalade, surtout avec ce vent et je préfère refaire en sens inverse ce que je viens de faire, parce que je suis sûr que ça passe. Pour une défloration, ça me suffit. Julien me rappelle qu'il s'oppose philosphiquement aux aller-retours et qu'il préfère les boucles. Je préfère pour ma part les aller-retours aux aller-simples.

Nous reprenons notre trajet à l'envers et la première portion me semble plus facile qu'à aller. Est-ce parce qu'on dédramatise et s'habitue à cette verticalité?

Au final, cette première rando du vertige me laisse un sentiment mitigé. Le vide et la verticalité confèrent à la vue et au panorama une incroyable beauté, une véritable impression d'isolement et d'ailleurs... Toutefois, il s'agit d'une randonnée sous-pression : quand on marche sur ces sangles, on n'a spécialement le droit d'avoir la tête ailleurs : l'émerveillement et la rêverie sont donc quelque peu altérés par la consicence d'être là dont dépend globalement votre survie. J'imagine qu'avec l'habitude, ce second volet semble moins prégnant...

Nous regagnons le pas de l'Echelle et suivons les marques bleues du sentier de crête. Le but serait d'atteindre le pas du Fouda par le haut pour préparer la prochaine fois. Nous avançons en longeant la crête alternant herbes et lapiaz... Il est 17h30, le temps est médiocre et nous devons revenir à Lyon vers 20h30 : nous décidons donc de redescendre. Nous arrivons aux Varvats à 18h40 et regagnons Lyon en express. Au total; 13km et 1000 m de D+

Licence Creative Commons BY-NC-SA

Commentaires

Fouda

montagne-a-vaches 23/09/2012 à 22:07
tu l'as fait en aller-retour pour mieux en profiter ?? :?:
ced 23/09/2012 à 22:14
Oui finalement il est trop long et détaillé ce CR : on n'y comprend plus rien... :lol: Edit : ah et puis finalement Mav était de l'autre côté de la crête...
K-lys 23/09/2012 à 22:53
En fait, c'était juste pou reconnaissance aujourd'hui... Sur le Fouda Blanc, on a fait les deux premiers cirques (le premier sous le pilier ne compte pas)... mais c'était assez venteux, on a donc renoncé assez vite à l'idée de faire le pinet ensuite. Il nous restait un cirque avant d'arriver au pas du Fouda Blanc... et plutôt que de remonter par là (avec l'appréhension de ce pas aussi), on a fait demi-tour pour aller se promener sur les crêtes... Voila...
ced 24/09/2012 à 13:35
Bon bon, c'est chouette donc ; tu n'as plus qu'à y retourner le soir ! Mais c'est vrai qu'hier il y avait du vent... (et pour le Pinet c'est plutôt moins impressionnant que Fouda Blanc de toute façon).
K-lys 24/09/2012 à 14:10
Exactement... on trouve toujours de nouveaux terrains d'expression pour sa fiottitude... En fait, pour être tout à fait honnête, le truc qui m'a le plus effrayé, c'est sans doute le tout premier passage, sur quelques mètres, tout de suite après avoir contourné le pilier du rocher de fitta... Je ne sais pas si c'est parce que c'est le préliminaire, ou parce que la pente y semble réellement plus marquée que dans le reste du sangle... Dans son ensemble, c'effectivement, c'est moins impressionnant quand on est dedans que d'en bas... j'irai pas non plus dire "débonnaire" comme ced Je vais essayer d'y retourner rapidement un soir quand les lumières seront flatteuses... PS : pour relancer le débat sur les cotations, R2, c'est quand même un peu faiblard si on considère que le sangle de la barrère est R 2 aussi...
K-lys 24/09/2012 à 14:19
Et quand même, j'ai envie d'ajouter un grand merci aux différents intervenants de bivouak... Contrairement à bcp d'entre vous, je ne suis pas lié à la montagne par un processus d'appartenance géographique à un milieu ou de transmission culturelle... Sans ce type de sites communautaires ( et autres vidéos d'antoine salvy) où l'information se diffuse et s'adapte, la simple acquisition de bouquins de la collection Glénat ne m'aurait sans doute pas permis de faire ces itinéraires...
ced 24/09/2012 à 14:25
Dans le fond je suis assez d'accord avec toi : c'est aussi le tout début après la roche de Fitta que j'ai trouvé le plus impressionnant, peut-être car après on s'habitue... Si tu y retournes un soir préviens moi, on ne sait jamais si je suis dispo, et je ne serai pas contre le fait de faire des jolies photos au bon moment !
Rafaël Rodon 24/09/2012 à 17:49
A la limite ok la vane est nule, mais pour le fond tu a entièrement raison, et l'abitute est même fondamentale. Sur la plupart des sangles et vire il y a pas ou peut de passage vraiment technique, mais c'est bien vrai l' apréansion pour par dire la trouille peuvent vite nous faire perdre nos moyens.
K-lys 24/09/2012 à 18:16
Je pense aussi qu'il y a l'illusion de la pente herbeuse.... Ca donne le sentiment que c'est moins près du vide Pour ma part, j'ai parfois le bonheur de me promener de temps en temps sur des échafaudages... et dans un escalier d''échafaudage de cathedrale, avec lisse haute et lisse basse, je serre tellement les fesses que je pourrais couper un doigt...
montagne-a-vaches 24/09/2012 à 19:20
En même temps on se demande ce qu'un doigt aurait à faire là...

Autres sorties sur ce topo

Voir le topo