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De la terrasse du restaurant du barrage d'Emosson (1970 m), descendre au barrage, le traverser (1931 m) puis longer la route jusqu'au Nant de Drance (2 km environ). À l'épingle à gauche, prendre le sentier à droite. Au bout de cinq minutes, juste après une inscription "Tenneverge" sur un rocher à gauche, prendre à gauche un sentier herbeux dans les vernes, qui longe le lac d'Emosson par l'ouest en montant légèrement puis en redescendant. On longe ainsi le lac pendant 30-40 minutes. Peu avant l'embouchure d'un ruisseau; le sentier tourne carrément à gauche et monte jusqu'à 2000 m environ, où l'on passe en terrain calcaire. On repart à droite en traversée dans les pentes d'herbes en franchissant deux petites ravines. Au bout de 10 minutes, on bute sur le bas du glacier de la Finive (2040 m), en fait un grand névé à cette altitude (crampons et piolet inutiles). Par quelques cairns et traces plus que discrets, monter droit raide en bordure d'une ravine, et par quelques rochers, atteindre un couloir rocheux où coule un filet d'eau. Juste après sur la droite, remonter un couloir court mais raide (prendre d'abord pied sur des rochers à droite). Suivre les traces qui traversent deux ravines glaciaires, et prendre pied sur le névé vers 2120 m. Remonter tout le névé par sa bordure à droite, jusqu'à ce qu'il devienne raide vers 2250 m. Prendre pied sur les rochers, traverser puis remonter au mieux le lit d'un petit ruisseau, en visant un cairn en forme caractéristique de pierre dressée sous lequel une bonne trace reprend. Suivre ce sentier jusqu'à 2370 m, remonter ou contourner par la droite un petit névé en visant une baisse entre deux passages rocheux. Traverser celui de droite (traces) puis rejoindre le col Vers l'Homme (2500 m ; gros cairn). Une vague trace conduit en traversée descendante, en traversant deux névés inclinés, au col de Tenneverge (2484 m). Atteindre la petite butte juste au-dessus puis prendre la trace bien visible au départ qui traverse dans des pentes de pierraille raides, jusqu'à se perdre sous un couloir rocheux. Remonter au mieux et prendre pied le plus tôt possible sur les bons rochers sur la gauche ; remonter jusqu'à un replat (névé ; 2650 m). Remonter le névé plutôt sur la gauche, en visant les rochers à droite des vires grises. Remonter ces rochers jusqu'à niveau, ou juste au-dessus, de la vire la plus basse (2750 m). La traverser : d'abord confortable, elle devient exposée (traces dans la pierraille au-dessus du vide) jusqu'à atteindre le pied d'un rocher surmonté d'un cairn caractéristique. Contourner ce rocher, puis remonter le plus possible sur le fil de l'arête SO du Tenneverge. Contourner un petit ressaut (vers 2850 m) à gauche puis par un petit couloir de bon rocher). Poursuivre jusqu'à atteindre un petit dièdre (2920 m). Le surmonter, puis pas des pentes raides caillouteuses suspendues, particulièrement scabreuses à la descente, atteindre le sommet (2989 m ; cairn).
Précautions
Forte exposition sous le sommet à la descente, tâcher de repérer l'attaque du dièdre.
Difficultés
Sans difficulté jusqu'au glacier de la Finive. Haute montagne par la suite : névé, portions hors sentier paumatoires, terrain escarpé et fortement exposé par endroits.
Voilà un sommet que je rêvais de faire depuis longtemps. J'ai pu vérifier que sa réputation est bien justifiée : itinéraire long, difficile et dangereux. Et...
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Cotation ski de rando
Cotation alpine / globale
F : Facile.
PD : Peu difficile. AD : Assez Difficile. D : Difficile. TD : Très Difficile. ED : Extrêmement Difficile. EX : Extraordinairement Difficile.
Cotation ski
S1 : Route ou chemin horizontal. S2 : Pente faiblement vallonnée. S3 : Pente plus forte où le skieur peut encore décider lui-même de l'endroit où il doit tourner.
S4 : Pente supérieure à 35° ou présentant des obstacles naturels (barres rocheuses, crevasses) obligeant le skieur à une grande précision dans ses évolutions.
S5 : Pentes à la limite des possibilité d'un très bon skieur. S6 : Pentes exceptionnelles. Dés 50° par forte exposition, ou au-delà de 55°.
Cotation Topo Guide
1 : Niveau initiation mais il s'agit déjà de ski sur terrain alpin et non de ski
nordique. Les pentes n'excèdent pas 30°, les passages ne sont pas trop étroits même en
forêt, le dénivelé est inférieur à 800m, l'exposition n'est pas
importante et en général le risque d'avalanche est faible. 2 : Peu de difficultés techniques, pas de pentes raides (35° au maximum) mais le
dénivelé
comme l'exposition à la chute ou le danger objectif peuvent être importants. 3 : Entrée dans le ski-alpinisme : passages techniques, pentes longues à 35°,
passages courts jusqu'à 40-45°. Forêts assez denses même avec pentes faibles, chemins
forestiers raides. 4 : Ski de couloir ou pente raide : 40° très long, avec parfois des passages courts
jusqu'à 50°. Terrains de moyenne montagne très accidentés ou forêts très
denses même avec pentes modérées.
5 : Pentes très raides : à partir de 45-50° très long, sinon à
partir de 50° significatif.
Chacun de ces niveaux comprend trois subdivisions :
1 : inférieur • 2 : médian • 3 : supérieur
Cas particulier du 5 degré : 5.1 : on entre dans le 50° significatif ou 45° très long (500 m) ou assez long (300 m)
avec problèmes et variations : des couennes tordues des Préalpes continueront à
coexister ici avec de grandes pentes uniformes de haute montagne. 5.2 : c'est du 50° soutenu sur 200 m ou bien 45-50° très long. L'adjonction du "+" permet
de déclasser ici des courses qui ne pouvaient tout de même pas rester dans la
catégorie
supérieure réaménagée. 5.3 : à partir de 49-50° sur 300 m. C'est le "ski extrême de papa" (seventies) qui n'est
plus par définition "extrême" 30 ans plus tard (dans les conditions standard s'entend). Cette
tranche comporte un nombre important de courses qui étaient toutes en 5.4. Elles peuvent
désormais se côtoyer dans le 5.3 : celles de grande ampleur ou comportant des "spécialités"
prennent un "+". Les courses des "petits massifs" (Belledonne, Aravis, Dévoluy) brèves
mais comportant des passages très durs doivent rester ici à côté des "mythes"
des grands massifs (Ecrins, Mont Blanc, Valais), mythifiés par les piétons-alpinistes,
justement à cause de ce coté "glaciaire". 5.4 : niveau qu'on pourrait encore considérer comme "extrême" en conditions standard.
Compte tenu de la progressivité des niveaux précédents, le maximum actuel
serait probablement 5.4+.
Rien n'empêcherait cependant l'ouverture d'un 5.5 pour des courses déjà réalisées ou à venir si un nombre suffisant de spécialistes en exprimait le besoin.
Plus d'infos : - Le site internet de Volodia Shahshahani, journaliste grenoblois, créateur et directeur de la collection Toponeige, d'où sont tirées les informations ci-dessus. - les cotations [A lire : les cotations].
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