Récit
Le jour se lève à peine sur l'abbaye mais déjà les moines sont à l'ouvrage, tout de noir et blanc vêtus,ils nous souhaitent au passage bonne balade, voilà donc qui démarre sous les meilleures auspices. Effectivement le ciel est uniformément bleu et les températures plutôt fraiches: idéales.
La présence du mont blanc est aujourd'hui presque palpable tant l'absence de brume nous rapproche du haut massif, sa blancheur est renforcée par la dernière chute de neige mais aucun panache ne vient décorer les crêtes, n'y aurait-il pas de vent la-haut ?
En attendant sur notre petit sommet, le vent lui commence à lécher les flancs de la montagne, la fumée du chalet de la Bouchasse indique clairement une tendance sud.... mais c'était pas prévu ça ! La cime de la Sambuy n'offre pas de décollage sud, elle ne s'avère donc pas le lieu idéal par ces conditions pour un retour par les airs.
Finalement sur la petite Sambuy, on trouve un terrain d'envol raisonnable, bon c'est un peu travers sud-est, mais avec une bonne impulsion ça devrait le faire, nous déballons donc tout notre tissu et une fois fin prêt, le décollage ne tarde pas. Vers le haut, rien, pas de thermique, en revanche peu avant d'atterrir, au dessus de l'abbaye encore en prière, ça monte bien, on dirait une confluence entre le nord, le sud et le mystique ! Après quelques bref allers-retours nous posons dans une belle prairie fraichement tondue de la deuxième fauche.
En allant chercher la voiture garée au parking de l'abbaye nous passons devant l'église, c'est la fin de l'office, la foule des grands jours commente sur le parvis la sémantique de l'homélie du jour... Mais qui aujourd'hui a tutoyer de ses ailes les confins de l'univers ?
Chacun voit midi à sa porte !
