Ce petit village de Saint Paul de VArces est charmant dans le petit matin. Et Benoit craque pour l'ambiance! Et moi je craque à le suivre, mais comment fait-il pour avaler ces dénivelés aussi vite!
Nous arrivons au col deux heures et demie plus tard. Cette montée nous ravit, sa solitude aussi. Seule deux chamois et une demoiselle sur le balcon viennent troubler nos conversations. On n'en voulait point tant!
A la sortie de la forêt, tout est calme, pas un souflle. Mais l'on entend un drôle de bruit sur le haut. En arrivant au col, on comprend très rapidement qu'il n'en est rien. C'est "juste" le souffle du vent qui s'engouffre au col, frotte les rhodos et les falaises... ça ronronne sévère... ça burle sévère! En quelques minutes nous voilà frigorifiés. On se cachera côté ouest, on papotera et l'on repartira une heure plus tard. VOile au fond du sac.
Mais comme la dernière fois, en quelques minutes, tout se calme. Et semblent ne rester que le thermique des balcons et un léger flux de sud. Pô mal! A 1600, j'installe la voile sur le sentier et quelques minutes plus tard me voilà à glisser au-dessus du Pas de l'Aire (drôle de nom!), je m'approche des rochers du Pré du Four et en repartirais très rapidement, ça brassebouille!
Je me poserai dans les grands champs, à côté du cimetières. Dans un calme absolu! Une jolie surprise que ce vol que je n'attendais plus!
(quelques images et une petite vidéo du déco par Benoit
ici.)