C'est le petit tour annuel en Vanoise, c'est loin mais ça vaut le déplacement. Comme la
dernière fois , la moto sera mon mode de locomotion. Ce qui est amusant avec la moto, c'est qu'on est dans le paysage dès le départ, l'inconvénient c'est que la marche revêt tout de suite beaucoup moins d'intérêts... le début du sentier est un peu laborieux.
Et puis de virages en virages, la monotonie du geste, les changements de cap incessants permettent de varier les points de vue sur les montagnes environnantes, c'est une belle journée, l'APN fonctionne à plein régime. Seulement je ne sais pas comment fait Glag, moi mes 100 photos sont toutes à peu près pourries. C'est pas grave ce qui me plait c'est la balade.
La balade du jour est assez simple, Après des lacets plutôt raides jusqu'au col, c'est sur cette large épaule descendant du sommet qu'il faut terminer. Là-haut c'est la surprise, on croirait un ancien champ de bataille, c'est plein de trous de partout, on dirait Bagdad après le passage des amerlocs. Le sommet, que je croyais rêvé pour le parapente, ne l'est pas tant que ça. On décolle dans toutes les orientations certes, mais attention, certaines ne pardonnent pas l'approximation.
Je délaisse la face sud Est trop ventée (des thermiques) et choisis l'orientation Nord-Est, c'est la plus cool, mais y pas des masses de vent. J'étale la voile sur la terre blanche, de la chaux ??? et en avant. Les thermiques sont déjà présents mais trop étroits, alors direction les dents de Portetta. Ouf c'est pas mieux, les thermiques y sont petits et surtout teigneux, finalement le meilleur endroit c'est le col de Napremont, en contrebas des dents. J'y reste un petit quart d'heure et finalement descends tranquillement vers Pralo.
Pralognan est à la Vanoise, ce que Chamonix est au Mont Blanc ou la Bérarde à l'Oisans. Si j'ai déjà posé dans les deux grandes capitales, c'est la première fois que je vais poser à Pralo. C'est superbe. Les montagnes environnantes ont de la gueule ! Comme cette énorme dent qu'est la Grande Casse. Je pourrais faire du stop pour remonter à la moto, mais je préfère prendre le vieux chemin qui serpente dans cette campagne de carte postale.
Le reste de la journée, je l'ai passé à chevaucher la Béhème sur les routes de montagne. Le col de l'Iseran est totalement désert, les montagnes enneigées illuminent le paysage, je me régale. La route pour moi tout seul, un luxe que même un sultan ne pourrait s'offrir ! De l'autre coté du col, le seul être vivant est un gars en Spiruline surfant littéralement dans un vent de vallée qui doit bien titrer ses 40 km/h..... il passe et repasse à 10 mètres de la route. Évidemment au moment où je sors l'appareil pour le filmer, il se tire…...
Cette journée c'est Born to be wild (ou Linkin park pour les plus jeunes)
Gypse