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Pour une fois, une toute petite randonnée sur un tout petit sommet, mais qui vaut vraiment le déplacement… Le Hahnenberg (=montagne des coqs… de bruyère ?) est l’un des très nombreux sommets d’altitude modeste qui jalonnent la route des vins en Alsace, du nord au sud. Les pieds dans les vignes, ces montagnes arrondies, souvent ornées d’un ou de plusieurs châteaux en ruines (le Haut-Koenigsbourg excepté), dominent la plaine d’Alsace, face aux montagnes en miroir de la Forêt Noire. Le Hahnenberg est LE modeste sommet de Châtenois, ancien village médiéval dont il subsiste un bout d’enceinte avec deux superbes vestiges, la Tour des Sorcières et la tour romane de l’église. Il fut même un temps station thermale, avec un téléphérique qui grimpait justement au sommet du Hahnenberg. Pour la montée, il y a trois accès possibles le long de la "rue du Hahnenberg", qui longe le pied de la montagne à la bordure ouest du village. J’ai choisi celui du milieu, qui démarre au niveau du stade (petit escalier de pierre à côté de la maison n° 25). Il monte d’abord en lacets un peu raides dans la forêt, et finit par rejoindre une bonne piste qu’on traverse. Là repérer le début d’un sentier balisé d’une croix rouge : il suffit dès lors de suivre cet excellent balisage du Club vosgien, qui mène sans coup férir jusqu’au sommet. Pour ça, deux possibilités : soit par le "Maistein" (= rocher de mai, où des générations de conscrits de Châtenois ont dressé chaque année leur "arbre de mai" ou "Maibäum"), soit par la gloriette (petit kiosque en bois) ; les deux sont indiquées par un panneau. Si on monte par le Maistein, on passe sous ce gros rocher (panneau), et en s’y rendant on peut profiter d’un solide mirador en bois pour chasseurs… De là il est alors plus amusant de ne pas revenir sur le sentier et de grimper droit dans la pente raide jusqu’à la crête sommitale bien visible (quelques murs ruinés, seuls reliquats de la construction du téléphérique…). Puis suivre la crête jusqu’au sommet en enjambant quelques troncs et quelques ronces… Au sommet, très bien aménagé, deux blocs de grès incrustés (le châtaignier représente Châtenois, "Keschteholz" en alsacien, = bois de châtaignier), et un mirador métallique pompeusement intitulé "Tour Eiffel", mais dont l’escalade permet de bénéficier d’une vue étonnante vu l’altitude : le Haut-Koenigsbourg tout proche au sud-ouest, les châteaux du Ramstein et de l’Ortenbourg au nord, et côté plaine (à l’est) Châtenois juste en-dessous et Sélestat derrière, et tout au fond la chaine de la Forêt Noire au-delà du Rhin.
Pour la descente, on peut prendre le même itinéraire, en choisissant alors la seconde variante (via la gloriette). Mais si on a plus de temps il est fortement conseillé de faire une belle boucle en suivant vers le sud l’un des 2 itinéraires balisés vers "La Wick" (célèbre pour sa "montagne des singes" en liberté). De là, prendre le chemin du retour par l’une des très nombreuses voies possibles, par exemple en suivant d’abord vers l’est puis le nord le rectangle rouge qui vous ramène jusqu’au point de jonction de la piste balisée et du sentier en lacets pris à la montée, qu’on redescend donc jusqu’au stade. On peut aussi, c’est encore un peu plus long mais encore plus beau, descendre (est) jusqu’aux abords de Kintzheim, en visitant alors les très beaux restes du château du même nom, qui abrite la fameuse "volerie des aigles" (rapaces en liberté !) ; de là on remonte au nord vers Châtenois, on passe derrière son église, et il suffit alors de continuer le chemin dans la même direction pour se retrouver au point de départ (stade).
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Cotation ski de rando
Cotation alpine / globale
F : Facile.
PD : Peu difficile. AD : Assez Difficile. D : Difficile. TD : Très Difficile. ED : Extrêmement Difficile. EX : Extraordinairement Difficile.
Cotation ski
S1 : Route ou chemin horizontal. S2 : Pente faiblement vallonnée. S3 : Pente plus forte où le skieur peut encore décider lui-même de l'endroit où il doit tourner.
S4 : Pente supérieure à 35° ou présentant des obstacles naturels (barres rocheuses, crevasses) obligeant le skieur à une grande précision dans ses évolutions.
S5 : Pentes à la limite des possibilité d'un très bon skieur. S6 : Pentes exceptionnelles. Dés 50° par forte exposition, ou au-delà de 55°.
Cotation Topo Guide
1 : Niveau initiation mais il s'agit déjà de ski sur terrain alpin et non de ski
nordique. Les pentes n'excèdent pas 30°, les passages ne sont pas trop étroits même en
forêt, le dénivelé est inférieur à 800m, l'exposition n'est pas
importante et en général le risque d'avalanche est faible. 2 : Peu de difficultés techniques, pas de pentes raides (35° au maximum) mais le
dénivelé
comme l'exposition à la chute ou le danger objectif peuvent être importants. 3 : Entrée dans le ski-alpinisme : passages techniques, pentes longues à 35°,
passages courts jusqu'à 40-45°. Forêts assez denses même avec pentes faibles, chemins
forestiers raides. 4 : Ski de couloir ou pente raide : 40° très long, avec parfois des passages courts
jusqu'à 50°. Terrains de moyenne montagne très accidentés ou forêts très
denses même avec pentes modérées.
5 : Pentes très raides : à partir de 45-50° très long, sinon à
partir de 50° significatif.
Chacun de ces niveaux comprend trois subdivisions :
1 : inférieur • 2 : médian • 3 : supérieur
Cas particulier du 5 degré : 5.1 : on entre dans le 50° significatif ou 45° très long (500 m) ou assez long (300 m)
avec problèmes et variations : des couennes tordues des Préalpes continueront à
coexister ici avec de grandes pentes uniformes de haute montagne. 5.2 : c'est du 50° soutenu sur 200 m ou bien 45-50° très long. L'adjonction du "+" permet
de déclasser ici des courses qui ne pouvaient tout de même pas rester dans la
catégorie
supérieure réaménagée. 5.3 : à partir de 49-50° sur 300 m. C'est le "ski extrême de papa" (seventies) qui n'est
plus par définition "extrême" 30 ans plus tard (dans les conditions standard s'entend). Cette
tranche comporte un nombre important de courses qui étaient toutes en 5.4. Elles peuvent
désormais se côtoyer dans le 5.3 : celles de grande ampleur ou comportant des "spécialités"
prennent un "+". Les courses des "petits massifs" (Belledonne, Aravis, Dévoluy) brèves
mais comportant des passages très durs doivent rester ici à côté des "mythes"
des grands massifs (Ecrins, Mont Blanc, Valais), mythifiés par les piétons-alpinistes,
justement à cause de ce coté "glaciaire". 5.4 : niveau qu'on pourrait encore considérer comme "extrême" en conditions standard.
Compte tenu de la progressivité des niveaux précédents, le maximum actuel
serait probablement 5.4+.
Rien n'empêcherait cependant l'ouverture d'un 5.5 pour des courses déjà réalisées ou à venir si un nombre suffisant de spécialistes en exprimait le besoin.
Plus d'infos : - Le site internet de Volodia Shahshahani, journaliste grenoblois, créateur et directeur de la collection Toponeige, d'où sont tirées les informations ci-dessus. - les cotations [A lire : les cotations].
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