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Du parking, traverser la route et prendre le sentier qui s'élève au-dessus en forêt (Nord puis Nord-Ouest). Laisser successivement à droite le sentier de Plaine Joux, puis plus haut à gauche celui des Chalets de Varan. Le sentier monte ensuite plus raide à découvert dans les éboulis, à l'assaut de la falaise qu'il surmonte moyennant de nombreux lacets, jusqu'à la cheminée de Platé. Après une passerelle métallique fixée dans le rocher, on débouche sur le vaste plateau de lapiaz, puis rapidement aux chalets de Platé où se niche le refuge (2032 m). Du refuge, l'itinéraire part d'abord à droite (Est-Nord-Est) vers le Col de la Portette, puis quitte ce sentier pour virer à gauche (Nord) dans de spectaculaires lapiaz et des blocs composites, jusqu'au Col du Colonney (2321m). Au Col, suivre à gauche (Ouest) les marques bleues. La trace mène ainsi successivement sans aucune difficulté à (ou sous) la Tête de Monthieu (2479m) puis (Sud-Ouest) à la Tête des Lindars (2560m). On continue ensuite sur la crête, toujours dans la même direction, jusqu'à la courte descente au Col de Tré l'Epaule (2532m) : là, une brève mais raide désescalade est facilitée par une chaine et des échelons. Après un passage rapide sur une crête plus effilée, mais toujours sur sentier, on descend dans une cuvette au pied du bastion sommital, où il faudra le plus souvent traverser (ou passer sous) un névé persistant. Il ne reste plus ensuite qu'à monter en versant Nord, dans des éboulis puis quelques gradins faciles, au sommet de la Tête du Colonney. Là on bénéficie de la vue peut-être la plus grandiose qui soit sur toute la chaîne du Mont-Blanc (entre autres !).
Pour la descente, on peut bien sûr reprendre l'itinéraire de montée (par ex. si on veut retrouver les lapiaz sous un autre angle). Mais on peut aussi aimer le changement et préférer réaliser une boucle à partir du point 2485 (au niveau de la station supérieure du télésiège des Lindars Nord) jusqu'au refuge de Platé. Repérer alors à cet endroit, à droite, la panneau "Chalets de Platé par les Forts" et une grosse marque rouge sur un rocher, point de départ du sentier, plus herbeux que rocheux, qui permet de revenir plus aisément au refuge (Sud-Est, puis Sud, puis Est) en longeant puis en contournant par la gauche les rochers des Forts de Platé. Du refuge, il ne reste plus qu'à redescendre au parking par le sentier de montée.
NB : On peut aussi effectuer cette randonnée en 2 jours, en passant par exemple la nuit au refuge de Platé. Dans ce cas, il peut être intéressant, le 1er jour, de compléter la montée au refuge par un aller-retour facile (compter 1h30 et 320m de dénivelé en plus) au Col de la Portette (2354m), d'où la vue est très belle sur tout l'Est, et notamment sur la chaine des Fiz.
Précautions
Prudence minimale de mise dans le franchissement des lapiaz, véritables crevasses minérales aux profondeurs parfois insondables ! A faire idéalement par temps sec et évidemment sans neige. Se renseigner aussi sur le franchissement du névé dans la cuvette sous le bastion sommital.
Difficultés
Bref passage délicat en désescalade au Col de Tré l'Epaule (mais sécurisé : chaine et quelques échelons métalliques). Bref passage un peu expo sur l'arête. Quelques gradins faciles sous le sommet.
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Cotation ski de rando
Cotation alpine / globale
F : Facile.
PD : Peu difficile. AD : Assez Difficile. D : Difficile. TD : Très Difficile. ED : Extrêmement Difficile. EX : Extraordinairement Difficile.
Cotation ski
S1 : Route ou chemin horizontal. S2 : Pente faiblement vallonnée. S3 : Pente plus forte où le skieur peut encore décider lui-même de l'endroit où il doit tourner.
S4 : Pente supérieure à 35° ou présentant des obstacles naturels (barres rocheuses, crevasses) obligeant le skieur à une grande précision dans ses évolutions.
S5 : Pentes à la limite des possibilité d'un très bon skieur. S6 : Pentes exceptionnelles. Dés 50° par forte exposition, ou au-delà de 55°.
Cotation Topo Guide
1 : Niveau initiation mais il s'agit déjà de ski sur terrain alpin et non de ski
nordique. Les pentes n'excèdent pas 30°, les passages ne sont pas trop étroits même en
forêt, le dénivelé est inférieur à 800m, l'exposition n'est pas
importante et en général le risque d'avalanche est faible. 2 : Peu de difficultés techniques, pas de pentes raides (35° au maximum) mais le
dénivelé
comme l'exposition à la chute ou le danger objectif peuvent être importants. 3 : Entrée dans le ski-alpinisme : passages techniques, pentes longues à 35°,
passages courts jusqu'à 40-45°. Forêts assez denses même avec pentes faibles, chemins
forestiers raides. 4 : Ski de couloir ou pente raide : 40° très long, avec parfois des passages courts
jusqu'à 50°. Terrains de moyenne montagne très accidentés ou forêts très
denses même avec pentes modérées.
5 : Pentes très raides : à partir de 45-50° très long, sinon à
partir de 50° significatif.
Chacun de ces niveaux comprend trois subdivisions :
1 : inférieur • 2 : médian • 3 : supérieur
Cas particulier du 5 degré : 5.1 : on entre dans le 50° significatif ou 45° très long (500 m) ou assez long (300 m)
avec problèmes et variations : des couennes tordues des Préalpes continueront à
coexister ici avec de grandes pentes uniformes de haute montagne. 5.2 : c'est du 50° soutenu sur 200 m ou bien 45-50° très long. L'adjonction du "+" permet
de déclasser ici des courses qui ne pouvaient tout de même pas rester dans la
catégorie
supérieure réaménagée. 5.3 : à partir de 49-50° sur 300 m. C'est le "ski extrême de papa" (seventies) qui n'est
plus par définition "extrême" 30 ans plus tard (dans les conditions standard s'entend). Cette
tranche comporte un nombre important de courses qui étaient toutes en 5.4. Elles peuvent
désormais se côtoyer dans le 5.3 : celles de grande ampleur ou comportant des "spécialités"
prennent un "+". Les courses des "petits massifs" (Belledonne, Aravis, Dévoluy) brèves
mais comportant des passages très durs doivent rester ici à côté des "mythes"
des grands massifs (Ecrins, Mont Blanc, Valais), mythifiés par les piétons-alpinistes,
justement à cause de ce coté "glaciaire". 5.4 : niveau qu'on pourrait encore considérer comme "extrême" en conditions standard.
Compte tenu de la progressivité des niveaux précédents, le maximum actuel
serait probablement 5.4+.
Rien n'empêcherait cependant l'ouverture d'un 5.5 pour des courses déjà réalisées ou à venir si un nombre suffisant de spécialistes en exprimait le besoin.
Plus d'infos : - Le site internet de Volodia Shahshahani, journaliste grenoblois, créateur et directeur de la collection Toponeige, d'où sont tirées les informations ci-dessus. - les cotations [A lire : les cotations].
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