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Du parking des Mottets, prendre le sentier s'élevant au sud-est en balcon jusqu’au lac des Cerces (2410 m) puis à gauche (nord) le GR57 jusqu’au col des Cerces (2574m). Prendre une sente à droite (est) qui s’élève et contourne la Pointe des Blanchets par le sud-ouest.
Peu après vers 2700m, la sente franchit un couloir (exposé si névé tardif) puis accède à une large combe pierreuse au pied de la pente nord de la Pointe des Cerces. Selon l’avancée de la saison, emprunter les lacets tracés dans les éboulis (reste de névés à traverser ou contourner) ou chausser les crampons pour remonter directement un couloir enneigé en face puis le névé des Cerces jusqu’à l’arête finale. Atteindre alors le sommet (3098 m) à gauche en 5 minutes.
Descente :
Revenir sur l’arête sud et se diriger à l’ouest vers le point côté 3073 m. Environ 20 à 30 m avant ce point, un petit cairn indique la zone de meilleur départ pour descendre la pente sud : bien observer l’itinéraire à suivre dans cette pente raide pour rejoindre le lac Sorcier visible en contrebas. Repérer juste à gauche (est), la zone de schistes verticaux, déchiquetés et tranchants à éviter, et loin en dessous à droite, le couloir de ravinement à rejoindre après une 1ere partie raide pour finir par une descente plus facile (la dernière édition de la carte IGN 1/25.000e indique un passage délicat en pointillés rouges à l’est du Rocher de la Sauma, qui emprunte l’arête SO à partir du point 3073 (cairn) pour descendre vers le SE. Descendu sur cette arête dans un 1er temps, j’ai préféré remonter pour partir du point que j’indique).
Descendre tout droit les 100 premiers mètres très raides situés entre la zone de schistes tranchants à gauche et des rochers de couleur mauve à droite (surveiller les schistes mal enchâssés qui pourrait dévaler à votre passage) puis obliquer vers la droite pour rejoindre la pente plus douce du couloir de ravinement qui faut ensuite quitter pour rejoindre à vue le lac Sorcier (2770m).
Tour resserré :
Rejoindre par des traces vers l’est le col 2726 m. Prendre à droite (SE) une sente traversant un pierrier jusqu’à un col au nord du point 2709 où apparait le lac des Béraudes. Repérer à gauche du lac, une brèche (ou col) bien visible, située entre la crête de Moutouze et le point côté 2578 m. Rejoindre le déversoir du lac (2504 m) et monter en rive gauche vers le nord par une sente puis à flanc par des traces de moutons dans une pente herbeuse raide pour rejoindre la brèche à l’ouest du point 2578 m. Contourner le pied de la crête de Moutouze par l’est (traces) et rejoindre le sentier du ruisseau des Sagnes. Le suivre à droite pour descendre jusque vers 2450 m. Le quitter pour tirer une diagonale NE à travers le pierrier peu pentu des Sagnes Froides afin de contourner la Main de Crépin par l’est (traces de moutons intermittentes).
Rejoindre puis traverser vers 2400 m une zone de gros blocs avec pelouse (passer près d’un bloc vertical de 5 m de haut). Peu après, passer une croupe pour découvrir sous les Roches de Crépin à gauche un grand pierrier (forme caractéristique de cône de déjection) et un large vallon descendant plus loin à droite : Le terrain devient plus facile, assez plat et herbeux. Continuer à flanc vers 2400m en direction du Pain de Sucre (triangle rocheux pointu), bien visible droit devant. Traverser un nouveau pierrier peu pentu puis une zone plate herbeuse (traces) jusqu’au torrent du Riou Blanc (2459 m).
Viser directement le col (côté 2583 sur IGN) situé à gauche du Pain de sucre. Remonter le thalweg (quelques traces) jusqu’à un chaos de bloc. Traverser l’amas de bloc au sud du Pain de Sucre, rive gauche du thalweg (cairns) pour rejoindre la pente herbeuse située sous le col (vague trace).
Du col 2583 m (étrange campanile à droite), descendre en visant droit devant les blockhaus du seuil des Rochilles (rares cairns, trace de moutons) puis rejoindre le lac de la Clarée, visible qu’au dernier moment puis le GR57. Longer les lacs Rond et du Grand Ban, franchir le col des Rochilles puis retour aux Mottets par la piste du camp des Rochilles.
(1) Départ possible du Pont du Moutet (2023 m) : Suivre le GR57 jusqu’au col des Cerces (ou prendre le sentier en rive droite de la Clarée et le quitter à hauteur du torrent du Riou Blanc pour remonter le vallon jusqu’au point côté 2459) ensuite sommet et descente comme indiqué puis retour direct depuis le lac des Béraudes.
Précautions
Montée au sommet : crampons + piolet selon la saison Descente en face sud : bâton indispensable, casque utile (risque de chutes de pierres), la pente devant être parfaitement déneigée et sèche.
Difficultés
- Sommet : névé tardif éventuel (couloir exposé vers 2700m, 600m après le col des Cerces) + névé des Cerces (jusque fin Août) à remonter ou éviter par les lacets des pentes schisteuses latérales,
- Face sud de la Pointe des Cerces : 300 m d’éboulis schisteux très raides à descendre (100 premiers m à 45° puis 30° ensuite), à n’entreprendre que si pente parfaitement déneigée et sèche (bâton indispensable, risque de chutes de pierres, casque utile), praticable à partir de mi-Juillet (faite personnellement le 7 Août).
- Longue traversée hors sentier facile (lecture de carte et sens de l’itinéraire nécessaires).
En ce début Août, je sors les crampons pour une remontée ludique du petit couloir accédant au névé final encore bien étendu. La vue du sommet est bien sur...
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Cotation ski de rando
Cotation alpine / globale
F : Facile.
PD : Peu difficile. AD : Assez Difficile. D : Difficile. TD : Très Difficile. ED : Extrêmement Difficile. EX : Extraordinairement Difficile.
Cotation ski
S1 : Route ou chemin horizontal. S2 : Pente faiblement vallonnée. S3 : Pente plus forte où le skieur peut encore décider lui-même de l'endroit où il doit tourner.
S4 : Pente supérieure à 35° ou présentant des obstacles naturels (barres rocheuses, crevasses) obligeant le skieur à une grande précision dans ses évolutions.
S5 : Pentes à la limite des possibilité d'un très bon skieur. S6 : Pentes exceptionnelles. Dés 50° par forte exposition, ou au-delà de 55°.
Cotation Topo Guide
1 : Niveau initiation mais il s'agit déjà de ski sur terrain alpin et non de ski
nordique. Les pentes n'excèdent pas 30°, les passages ne sont pas trop étroits même en
forêt, le dénivelé est inférieur à 800m, l'exposition n'est pas
importante et en général le risque d'avalanche est faible. 2 : Peu de difficultés techniques, pas de pentes raides (35° au maximum) mais le
dénivelé
comme l'exposition à la chute ou le danger objectif peuvent être importants. 3 : Entrée dans le ski-alpinisme : passages techniques, pentes longues à 35°,
passages courts jusqu'à 40-45°. Forêts assez denses même avec pentes faibles, chemins
forestiers raides. 4 : Ski de couloir ou pente raide : 40° très long, avec parfois des passages courts
jusqu'à 50°. Terrains de moyenne montagne très accidentés ou forêts très
denses même avec pentes modérées.
5 : Pentes très raides : à partir de 45-50° très long, sinon à
partir de 50° significatif.
Chacun de ces niveaux comprend trois subdivisions :
1 : inférieur • 2 : médian • 3 : supérieur
Cas particulier du 5 degré : 5.1 : on entre dans le 50° significatif ou 45° très long (500 m) ou assez long (300 m)
avec problèmes et variations : des couennes tordues des Préalpes continueront à
coexister ici avec de grandes pentes uniformes de haute montagne. 5.2 : c'est du 50° soutenu sur 200 m ou bien 45-50° très long. L'adjonction du "+" permet
de déclasser ici des courses qui ne pouvaient tout de même pas rester dans la
catégorie
supérieure réaménagée. 5.3 : à partir de 49-50° sur 300 m. C'est le "ski extrême de papa" (seventies) qui n'est
plus par définition "extrême" 30 ans plus tard (dans les conditions standard s'entend). Cette
tranche comporte un nombre important de courses qui étaient toutes en 5.4. Elles peuvent
désormais se côtoyer dans le 5.3 : celles de grande ampleur ou comportant des "spécialités"
prennent un "+". Les courses des "petits massifs" (Belledonne, Aravis, Dévoluy) brèves
mais comportant des passages très durs doivent rester ici à côté des "mythes"
des grands massifs (Ecrins, Mont Blanc, Valais), mythifiés par les piétons-alpinistes,
justement à cause de ce coté "glaciaire". 5.4 : niveau qu'on pourrait encore considérer comme "extrême" en conditions standard.
Compte tenu de la progressivité des niveaux précédents, le maximum actuel
serait probablement 5.4+.
Rien n'empêcherait cependant l'ouverture d'un 5.5 pour des courses déjà réalisées ou à venir si un nombre suffisant de spécialistes en exprimait le besoin.
Plus d'infos : - Le site internet de Volodia Shahshahani, journaliste grenoblois, créateur et directeur de la collection Toponeige, d'où sont tirées les informations ci-dessus. - les cotations [A lire : les cotations].
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