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Introduction: l'itinéraire du pic du Frêne du côté ouest (Allevard) par le vallon du Bens, le chalet des Férices et le glacier du Frêne était classique, il y a quelques dizaines d’années (voir Petits et Grands Sommets de Savoie de C.Cabaud paru en 1971). Mais la route du vallon du Bens est interdite et le glacier est devenu pierrier.Pour le côté Est (vallée des Villards) l'itinéraire par le vallon de la Vallette (1700 m de dénivelée) est régulièrement pratiqué. L'observation de la carte IGN 3433OT (Allevard) montre une route forestière partant du Premier Villard de St Alban qui dépasse l’altitude de 1700 m, suivie d’un sentier gagnant le vallon du Bacheux ; vallon dominé au nord par les arêtes ouest et est du Pic du Frêne. D’où l’idée d’aller voir sur place. Et là, surprise, une grande carte panoramique des randonnées du massif de l'Arvan-Villards, sur le mur de la mairie de St Alban, montre un tracé en pointillé noir, allant des chalets du Bacheux au sommet du Pic du Frêne, avec une durée de 9h et une indication : “course d’alpinisme facile”. Itinéraire d’ascension Prendre le raide chemin d’exploitation qui part du parc de stationnement. Dans un lacet à gauche vers 1820 m, une sente part à droite. Si on manque cette sente, le chemin d’exploitation se termine vers 1850m, et là, part, encore à droite, une raide sente qui rejoint la précédente un peu plus haut. On atteint la Croix du Triandou (1980m). On aperçoit les Chalets du Bacheux au loin. Le tracé rouge de la carte IGN commence par un bon sentier qui passe brièvement sur le flanc gauche, puis revient sur le flanc droit où il va descendre pour contourner une arête rocheuse de la pointe de la Lavoire. Il devient aussi une très mauvaise trace, pénible, qui oscille en perdant environ 110 m et remonte au premier chalet du Bacheux (1970m). Environ 50 minutes pour cette traversée “horizontale”. Eau au torrent, mais pas de captage. On voit, au-dessus des autres chalets, le col du Gollachon dans l’arête E du Pic, par lequel on reviendra. A partir d’ici et jusqu’au sommet, plus de traces ni de balisage. La suite de l’itinéraire consiste à longer l’arête E (elle est, en fait, E-S-E) d’abord par le fond du vallon, puis par des pentes d’herbe et de cailloux, plus raides à partir de 2120 m en contournant une petite barre par la droite. Des pierriers de gros blocs mènent vers 2480 m au niveau de la base conique d’un grand couloir rejoignant l’arête E avant le sommet. (ce couloir paraît facile, mais je ne suis pas sûr qu’il permette d’atteindre le sommet). On laisse ce couloir à droite. Un névé peu pentu, mène vers 2600m à un pierrier rouge, dominé au N par la raide paroi rocheuse de l’arête O qui relie le pic au Clocher du Frêne (on a en effet dépassé l’aplomb du sommet). En haut de ce pierrier (2650 m), on accède à un couloir rocheux et un peu herbeux, oblique de gauche à droite, qui raye la paroi rocheuse. Remonter ce couloir (II, II Sup. dans l’étranglement, un peu exposé). J’y ai laissé deux petits cairns au cas où il aurait fallu le redescendre. On sort vers 2750 m dans des pentes moins raides ; on aperçoit le bastion sommital rébarbatif. Monter facilement à l’arête O. On voit alors qu’une sente contourne le bastion sommital par la gauche et rejoint l’arête N quelques mètres sous le sommet. Un pas d’escalade et on y est. 4h20 depuis le bas. Vue superbe. Une boîte avec un cahier indique que ce sommet est régulièrement visité par le côté Vallette. Itinéraire de descente. Par l’itinéraire côté Vallette que l’on quitte pour traverser le col du Gollachon. Descendre l’arête N jusqu’au col de la Vallette (2668m). Quelques cairns signalent le passage dans une zone de blocs croulants contournant des dalles très raides. Au col une trace descend un facile couloir de pierraille. Ensuite des pentes peu agréables d’herbes et de cailloux, sans trace définie, mènent vers 2300 m à une zone peu pentue. On tire à droite vers l’arête E pour chercher à passer le col du Gollachon (2167 m). Une sente à la base de l’arête permet de venir à l’aplomb du col. C’est probablement ainsi qu’il faut chercher le meilleur passage. Pour ma part, je suis parti vers la crête avant le col, dans des pentes raides et un peu exposées de rochers et de végétation (bienvenue). Comme la crête est dentelée et l’autre versant aussi délicat, je conseille de chercher un passage plus aisé. On retrouve les pentes au-dessus des chalets du Bacheux, puis l’itinéraire de montée. Retour en 4h10 avec du temps passé dans le Gollachon ! Remarques 1) les altitudes intermédiaires mentionnées sont approximatives. 2) j’ignore si ce couloir S.-O. est la voie usuelle côté Bacheux. Je n’y ai pas trouvé de traces ni de cairns. 3) une très belle randonnée, de catégorie 2, sur une trace bien cairnée, est la Cime du Sambuis (2734 m) au départ du col du Glandon. A noter que l’itinéraire est dit “non balisé” sur le panneau au col. Comme quoi le vocabulaire peut prêter à confusion... Le sommet est un excellent belvédère et l’itinéraire est intéressant.
Précautions
Voir le descriptif
Difficultés
Course d’alpinisme facile ( couloir rocheux en II, II+ dans l'étranglement).
Nous avons pu faire cette course magnifique, par un itinéraire original, sous un soleil radieux.Tout se passe comme annoncé sur l'excellent topo.En complément :-...
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Cotation ski de rando
Cotation alpine / globale
F : Facile.
PD : Peu difficile. AD : Assez Difficile. D : Difficile. TD : Très Difficile. ED : Extrêmement Difficile. EX : Extraordinairement Difficile.
Cotation ski
S1 : Route ou chemin horizontal. S2 : Pente faiblement vallonnée. S3 : Pente plus forte où le skieur peut encore décider lui-même de l'endroit où il doit tourner.
S4 : Pente supérieure à 35° ou présentant des obstacles naturels (barres rocheuses, crevasses) obligeant le skieur à une grande précision dans ses évolutions.
S5 : Pentes à la limite des possibilité d'un très bon skieur. S6 : Pentes exceptionnelles. Dés 50° par forte exposition, ou au-delà de 55°.
Cotation Topo Guide
1 : Niveau initiation mais il s'agit déjà de ski sur terrain alpin et non de ski
nordique. Les pentes n'excèdent pas 30°, les passages ne sont pas trop étroits même en
forêt, le dénivelé est inférieur à 800m, l'exposition n'est pas
importante et en général le risque d'avalanche est faible. 2 : Peu de difficultés techniques, pas de pentes raides (35° au maximum) mais le
dénivelé
comme l'exposition à la chute ou le danger objectif peuvent être importants. 3 : Entrée dans le ski-alpinisme : passages techniques, pentes longues à 35°,
passages courts jusqu'à 40-45°. Forêts assez denses même avec pentes faibles, chemins
forestiers raides. 4 : Ski de couloir ou pente raide : 40° très long, avec parfois des passages courts
jusqu'à 50°. Terrains de moyenne montagne très accidentés ou forêts très
denses même avec pentes modérées.
5 : Pentes très raides : à partir de 45-50° très long, sinon à
partir de 50° significatif.
Chacun de ces niveaux comprend trois subdivisions :
1 : inférieur • 2 : médian • 3 : supérieur
Cas particulier du 5 degré : 5.1 : on entre dans le 50° significatif ou 45° très long (500 m) ou assez long (300 m)
avec problèmes et variations : des couennes tordues des Préalpes continueront à
coexister ici avec de grandes pentes uniformes de haute montagne. 5.2 : c'est du 50° soutenu sur 200 m ou bien 45-50° très long. L'adjonction du "+" permet
de déclasser ici des courses qui ne pouvaient tout de même pas rester dans la
catégorie
supérieure réaménagée. 5.3 : à partir de 49-50° sur 300 m. C'est le "ski extrême de papa" (seventies) qui n'est
plus par définition "extrême" 30 ans plus tard (dans les conditions standard s'entend). Cette
tranche comporte un nombre important de courses qui étaient toutes en 5.4. Elles peuvent
désormais se côtoyer dans le 5.3 : celles de grande ampleur ou comportant des "spécialités"
prennent un "+". Les courses des "petits massifs" (Belledonne, Aravis, Dévoluy) brèves
mais comportant des passages très durs doivent rester ici à côté des "mythes"
des grands massifs (Ecrins, Mont Blanc, Valais), mythifiés par les piétons-alpinistes,
justement à cause de ce coté "glaciaire". 5.4 : niveau qu'on pourrait encore considérer comme "extrême" en conditions standard.
Compte tenu de la progressivité des niveaux précédents, le maximum actuel
serait probablement 5.4+.
Rien n'empêcherait cependant l'ouverture d'un 5.5 pour des courses déjà réalisées ou à venir si un nombre suffisant de spécialistes en exprimait le besoin.
Plus d'infos : - Le site internet de Volodia Shahshahani, journaliste grenoblois, créateur et directeur de la collection Toponeige, d'où sont tirées les informations ci-dessus. - les cotations [A lire : les cotations].
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