Cime de la Valette depuis le Grand Plan

Cime de la Valette depuis le Grand Plan

  • Altitude départ : 1600
  • Altitude sommet : 2858
  • Dénivelé : 1200
  • Temps de montée : 3h30
  • Temps de descente : 15 mn de vol
  • Orientation : Sud-Est
  • Balisage : Quelques maigres traces jaunes et des panneaux pourris
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire accès

À partir de l'atterro, c'est plein sud à travers les champs, ça commence à monter aux ruines de Pré Bernard, il faut prendre le sentier qui grimpe à flanc de montagne et débuter par une grande traversée ascendante. Quand on bute dans une combe plus vaste que les autres, c'est le moment d'entamer les lacets, il y a le choix, c'est plein de traces de bovins et garder le vrai sentier n'est pas évident. Rejoindre les Aigues Rousses 2100m environ, grimper au-dessus quelques minutes avant de faire une nouvelle traversée à gauche. On arrive au lac moribond du Laital 2469m. À partir du lac, monter un peu vers l'ouest matiné de nord et prendre rapidement à gauche pour une traversée ascendante puis quasiment horizontale sur un bon kilomètre. Un grand cirque désertique se découvre, il faut prendre une pente moins raide encore plus au sud.

Remonter les grandes ravines débonnaires et prendre encore plus au sud les dernières pentes au-delà du sommet. Il est matérialisé par un bâton et une belle petite prairie perdue au milieu d'un océan de cailloux.

Itinéraire vol

Décollage : une petite prairie miraculeusement placée juste au sommet, elle n'est pas amovible, il faut donc un vent de secteur sud-est uniquement, pour les autres orientations, c'est mort. Peut-être en ouest, l'atterro est à 4.2 de finesse mais là vous risquez de rencontrer la dégueulante du glacier et de ne pas passer... Vol, il y a un grand plateau à traverser mais si vous ne flânez pas en chemin ça doit passer. Ensuite pas de souci, le matin c'est thermique à tous les étages puisque tout est exposé aux rayons du matin. Attérro... Au Grand Plan le bien nommé, c'est vaste mais attention, ce sont des prairies à fourrages. Néanmoins il y a souvent une partie réservée aux vaches, c'est ici qu'il faut atterrir. Une remarque cependant, cet attérro est au centre de plusieurs vallées, dont une qui descend du glacier de l'Etendard, le vent y est parfois capricieux.

Précautions

N'oubliez pas de planter une flamme hautement perchée à l'atterro, il peut y avoir des surprises...

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Topo créé le :

Grenoble... Col de la Croix de Fer... Saint Sorlin d'Arves, à droite prendre la route puis la piste jusqu'à son terminus 200 m à droite après le pont


Parcours


  • Nb points : 335
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 6.85
  • Dénivelé - : 401
  • Dénivelé + : 1768
  • Taille fichier : 14 kB
  • Téléchargement


Sortie du 16-09-2014

Pas commode le taureau... Vaut mieux filer

Par un coup de bol incroyable, le temps pourri d'hier soir cède le champ à une magnifique journée sans vent, idéale pour ce sommet souvent ventée et c'est justement le jour où il a fallu que je pose une journée de congés pour un rendez-vous. Pour ne pas être en retard - et pour arriver au sommet avant les nuages - le réveil sonne ce matin à 4h30... Les étoiles et la lune brillent à travers la vitre du toit de la voiture, un renard file devant le halo des phares de la voiture... c'est bon signe tout ça.

Le jour se lève en même temps que je me gare à l'atterro. C'est une grande balade à travers les prairies et les vaches, pas facile de trouver le sentier entre les multiples traces de bovins dans tous les sens. Plus haut, ce ne sont plus que les marmottes et les chamois qui occupent le terrain. À une épaisse végétation qui mouille les pompes et le bas du pantalon succèdent des champs immenses de cailloux. C'est vaste et minéral. La dernière partie est une longue traversée dans des terres arides, un vrai désert. Du coup je coupe droit dans la pente un peu avant le sommet. Après 3h30 de montée, j'arrive sur l'arête nord de la Cime de la Valette, le relief n'est pas terrible pour le décollage... Peu importe il ne reste plus rien à faire alors j'avance sur cette épaule caillouteuse. Un piquet matérialise le sommet et là, juste derrière le sommet ? Une configuration idyllique pour le parapente, une belle petite prairie au milieu des champs de cailloux pour étaler ! Royal !

Le vent est parfait, les nuages déjà nombreux ont eu la riche idée de laisser mon sommet dégagé. Pourtant je vais rater mon décollage! La voile se gonfle bien mais un thermique retord me la met en vrac au moment où j'allais quitter le plancher des vaches... À la deuxième tentative tout se passe bien. L'espace est immense au-dessus de Saint Sorlin, il y a un plateau à traverser... Le vol commence par une degueulante qui m'inquiète... Mais finalement les thermiques sont là. Passé le plateau désertique le trajet est plus confortable, mais il n'y a plus d'ascendance, c'est à ce moment qu'apparaît dans le paysage un couple d'aigles - enfin je crois - comme ils sont sur ma route, j'enroule de concert avec eux.... Moments magiques et intenses, et puis, une fois que les deux volatiles m'ont mis la pâté, je continue la descente vers la vallée.

Il faut savoir que j'ai pété mes lunettes de soleil de vue... J'en ai bien une autre paire splendide comme celle de Sailor et Lulla, mais elle n'est absolument pas de vue, aussi à l'approche de l'atterro, je scrute comme un bigleux la flamme que j'ai plantée ce matin. Ce que je croyais être la flamme inerte est en fait un piquet en plastique blanc. Une fois que j'ai pris conscience de ma boulette, il me reste 10 secondes, j'observe enfin la vraie flamme et prends le terrain en descendant. 10 secondes c'est trop peu, en fait, j'arrive vent de cul plein badin sur une prairie certes plate, mais remplie d'ornières de tracteur.... Atterrir à 50 à l'heure est une expérience douloureuse, dans ces cas-là une seule tactique, se répandre sur le côté comme pour une chute à moto. Je me relève un peu sonné - ça secoue les ornières, surtout celles perpendiculaires à la trajectoire - et contemple le résultat.... Les innombrables taupinières m'ont ravalé la sellette, le pantalon et le sac. Je suis couvert de terre mouillée de rosée...

Toutefois il me reste une impression très agréable de cette sortie, il faut dire que la dernière partie est sauvage, c'est pas pour rien que l'on est à côté de la Cime du Grand Sauvage !

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h30
  • Dénivelé : 1200 m
  • Temps de vol : 30 m
  • Plafond max : 2900 m

Identification

( ) bivouak.net

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