Montagne d'Aujour par la longue arête Ouest
depuis les Girards

Montagne d'Aujour par la longue arête Ouest
depuis les Girards

  • Altitude départ : 800
  • Altitude sommet : 1834
  • Dénivelé : 1050
  • Temps de montée : 3h30
  • Temps de descente : 15mn de vol
  • Orientation : Nord
  • Balisage : GR jusqu'au col d'Armance Nada plus haut (quelques cairns)
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire accès

Continuez la piste en direction de la montagne. On passe à gauche du pointu, ne vous trompez pas de vallon. Il y a plusieurs options, il faut remonter à droite de la rivière. Les pentes ravinées du vallon ont laissé une faiblesse arborée sur la gauche, traverser le ruisseau à l'altitude 900m et monter sur cette pente herbeuse sur un sentier d'abord bien tracé, puis un peu raide entre les ravines.

On atteint une épaule, suivre la crête horizontale avant de piquer à gauche sur une belle piste qui vient de Villelongue. Peu après, la piste tourne à droite en laissant une vieille trace à gauche. Le chemin fait une looongue traversée très ascendante jusqu'au col d'Aujour. Au col prendre à gauche par une belle piste peu raide pour rejoindre le col d'Armande qui permet de basculer sur le versant nord. Au col d'Armande, il faut prendre à droite pour parcourir la longue crête qui mène au sommet.

ATTENTION, contre toute attente, il faut bien rester sous la falaise à droite - en versant sud. Il y fait une chaleur infernale cependant le chemin est bien tracé. Ne cherchez pas à rejoindre l'arête, de toutes manières le chemin vous y conduira. Traverser une selle herbeuse (1640m déco sud) et poursuivre toujours sur le flanc droit. A 1730m, changement de programme, il est temps de basculer sur le versant nord qui devient meilleur. Il faut passer la falaise par un pas d'escalade facile et signalé par trois marques discrètes de peinture devenue blanche. Sur la crête, ne cherchez surtout pas à suivre le fil du rasoir, faire une grande traversée (descendante au début) qui passe sous les barres, et finalement couper dans les prairies moins raides jusqu'au sommet. Si par hasard vous traversez trop, vous tomberez sur des ravines infranchissables, c'est qu'il est temps de monter vers le sommet.
A lire
  • Parapente sauvage par Manu Bonte. Référence : Page 53 proposé par Michel Pila

Itinéraire vol

Décollage du sommet : Vent du nord uniquement. Une tendance ouest n'est pas éliminatoire, mais il convient de passer alors sous le vent du sommet, méfiance. En cas de vent du sud, il faut redescendre vers l'est et franchir la barre par une belle faiblesse horizontale. Plus bas vous aurez de belles pentes Est à Sud-Est (avec le soleil, ça devrait être bon). Vous aurez également noté le décollage Sud possible sur la grande selle herbeuse durant la montée à l'altitude 1640m. Vol RAS si l'on tient compte de ma remarque ci-dessus par vent NO. Attention on est dans la Drôme provençale, les thermiques en milieu de journée peuvent être atomiques. Atterrissage : de vastes champs à coté du véhicule.

Commentaires difficultés

Ne pas perdre le chemin sur l'arête finale sous peine de galère!
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Topo créé le :

Grenoble > Col de Lus la Croix haute > Aspremont tourner à gauche > couper la D994 de Veyne et continuer vers le sud > Col de la croix > Savournon > Prendre à gauche la D21 et trois cent mètres plus loin, tourner à gauche vers les Girards > traverser le hameau et, sur une piste de terre monter vers le haut des champs > toujours en ligne droite jusqu'à l'altitude 800 (presque en haut du champ)


Situation




Sortie du 22-09-2012

Le petit col d'Armande

Ce matin il faut partir tôt car le beau temps est loin dans le sud. La préparation pour partir en moto est bien plus longue qu'en bagnole. S'il ne pleuvait pas encore quand je suis parti, il n'a pas fallu attendre longtemps avant que le ciel ne me tombe sur la tête... Des nuées sombres et sinistres roulent par dessus le Vercors, le jour peine à se lever. Je courbe l'échine et me fais tout petit derrière la bulle, il pleut maintenant comme vache qui pisse.... mais rien ne saurait entamer ma détermination. Cinq semaines sans rando-voler, c'est insupportable ! Tout ça pour une entorse de la cheville. Bon, la faculté m'a préconisé six semaines de repos, l'articulation est un peu douloureuse, nous verrons bien.

Au col de Lus la croix Haute, bonne nouvelle, il y a de plus en plus de bleu dans le ciel, le temps doit virer au beau puisque la route est encore trempée. Une fois tout le matériel remisé dans les sacoches il est temps de commencer la marche. Un peu refroidi par les températures qui ne sont plus tant estivales, je me réchauffe lentement avec la polaire sur le dos. Le chemin commence par se perdre dans un lit de rivière, si le Kiné aime bien me mettre en équilibre sur une planche, là je suis servi.... que des cailloux branlants, Ah ça commence bien pour une marche tranquille sur une belle piste !

Plus haut la raideur de la pente m'oblige à quelques contorsions de la jambe gauche.... j'espère que ça va voler, sinon le retour risque d'être un tantinet pénible. Mais mon moral est inflexible, vers le haut, vers le haut ! Après avoir croisé quelques chasseurs bonhommiques et manifestement bredouilles – c'est ballot tout en bas j'ai croisé un superbe chamois ! - j'arrive au col de l'Armande. Là il convient de ne pas rater le chemin car l'arête est vraiment effilée et les pentes plutôt scabreuses.

N'ayant pas révisé le topo de Manu Bonte, je m'étonne de prendre le flanc sud de la crête, sous une barre continue, le sentier est bon, cependant il me semblerait plus logique de monter sur le flanc nord. A la faveur d'une faiblesse dans la falaise, je rejoins la crête par un pas d'escalade des plus péteux. Funeste erreur, une fois sur l’arête, la suite du parcours est une horreur, une succession de dalles qui sont autant d'obstacles à la progression, c'est pas tant qu'elles soient raides, mais elles demandent une souplesse de la cheville que je n'ai manifestement pas récupérée.... j'ai dû mettre une heure pour faire 500 mètres de distance et 30 mètres de dénivelé. Heureusement je suis seul dans la montagne aussi puis-je m'exprimer à haute et intelligible voix... par moment j’aperçois le joli sentier 50 m sous la falaise que je domine maintenant, je fulmine.

M'enfin, avec un peu de persévérance, on finit par rejoindre une belle selle herbeuse non sans franchir une ultime barre à dé-escalader. J'ai mal à la cheville, l'heure tourne, je vais décoller ici. Manque de bol, le vent n'est pas du tout bien orienté, il va me falloir boire le calice jusqu'à la lie... Ce coup ci, je finirai l'ascension par le flanc droit, sous la falaise. A un moment, j'ai bien vu des traces de peinture dans cette longue barre, mais je m'entête malgré la disparition des cairns. Petit à petit le sentier est devenu de moins en moins praticable, un vrai sentier du vertige, une Sombarderie en somme... avec une cheville fragile, c'est pas le pied. Demi-tour droite, pour retrouver les traces de peintures. Effectivement ça passe sans problème malgré un aspect rébarbatif.

Une fois sur le flanc nord, j'essaie de suivre l'arête... Enfer et damnation, encore bloqué pas des ressauts verticaux! Finalement je trouverai mon salut par une grande traversée un peu plus bas. En plus, j'ai pas la caisse et je n'en peux plus. Les derniers mètres sont un véritable pensum. Et puis le sommet est arrivé. Entre la vue splendide et le vent finalement pas si mal orienté, toutes les petites contrariétés de la montée sont oubliées. Quiétude totale sur ce belvédère. Qu'est ce qu'on est bien là-haut ! La brise n'est pas très bien orientée, mais la possibilité de décoller est réelle. En choisissant une petite dépression, il suffit de déplier la voile à peu près dans l'axe du vent. Cette petite brise est la bienvenue, car je me vois mal courir avec cette cheville qui est maintenant bien douloureuse.

Après une installation soignée de l'aile, je resserre l'atèle et les pompes, ajuste la sellette, et en avant. Le décollage est un modèle de douceur et c'est tant mieux pour l'articulation enflammée. Bon comme j'ai pris du retard le vol est légèrement turbulent, en plus il faut passer sous le vent du sommet, je me fais avoiner sévère dans les thermiques de 13h qui fusent à l'abri de la bise. Et puis tout s'est calmé, j'ai pu profiter d'une descente des plus délicieuses. Pour ce qui est de l'attérro, une fois encore les thermiques m'ont un peu contrarié. Alors que j'allais poser tranquille face au vent, une petite rafale m'a déporté à droite, du coté de la cheville en travaux... je me pose sur le pied valide mais la voile me tire vraiment sur l'autre jambe. Bon tant pis pour le style, un petit roulé boulé, ni vu ni connu c'est toujours mieux que de taper avec la jambe droite. Avec ma grande carcasse, je suis tombé comme un gros sac !

Et voilà une belle nouvelle petite sortie, Il eut été judicieux de venir reconnaître le parcours avec une cheville consolidée... La prochaine fois le chemin ne me posera plus de souci. Le retour à moto fut un régal, il est à noter qu'au confidentiel petit Col de la Croix, j'ai traversé un nuage de libellules, il m'a fallu enlever à Grenoble tous les passagers clandestins.

Photos de la sortie

Commentaires

Michel Pila
26-09-2012 23:15:23

Salut Jojo Oh oui, tu peux imaginer ma situation... Un peu comme à cette sortie de ski, rappelles toi :wink: À bientôt

jojo_rider
26-09-2012 18:19:28

Salut Mich, Je t'imagine bien là haut en train de fulminer :wink: Attention à toi (ta cheville)... A+



  • Horaire : 3h30
  • Dénivelé : 1050 m
  • Temps de vol : 20 m
  • Plafond max : 1850 m

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