Parapente
L'Homme de Pierre (Coume de Herere)
Après une excellente soirée placée sous le signe du canard (confits, foie gras et autres merveilles) suivie d'une bonne nuit tranquille dans notre...
Le 12-01-2025 par Michel Pila · Pyrénées - Luchonnais · Coume de Herere 1841 m
Points d'intérêt : © contributeurs OpenStreetMap (ODbL)
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Partis initialement pour faire du ski de randonnée avec nos amis, la rencontre fortuite de Fabio, un moniteur de parapente, bouleverse nos plans. Il nous apprend l'incertitude de la route verglacée et nous propose un plan B alléchant : l'Homme de Pierre en vol rando. Nous nous en remettons à sa sagacité doublée de sa grande connaissance du site.
Par précaution ce matin nous avons fourré dans le coffre de la voiture tout le matos de ski mais aussi celui de parapente, nous ne sommes donc nullement gênés par ce changement brutal d'activité sur le parking de Garin. On transvase les parapentes dans le Trafic de Fabio et nous voilà partis tous les six pour l'Homme de Pierre. Étrangement, de gros nuages ont fait leur apparition rendant très esthétique et mystérieux le paysage tout autour de nous. La neige n'est pas tombée en grande quantité sur le parcours, nous suivons pas à pas le leader tout en scrutant le ciel et ses courants d'air.
Une fois au sommet, nous ne découvrons le paysage que par bribes entre les masses cotonneuses qui défilent devant nous. Encore une fois, rien n'est plus beau qu'un panorama encombré de quelques festons de brumes éclatantes de lumière. Après un petit moment passé dans un brouillard évanescent, le panorama semble se dessiner de plus en plus précisément. Si des panaches de poudreuse sont arrachés aux crêtes frontières par un vent sans doute féroce, ici règne un calme olympien propice au décollage sous nos frêles aéronefs de papier crépon.
Fabio ne traine pas et prépare sa voile rapidement avant de s'envoler entre les spectres brumeux, le voilà enquillant les wings sur la tranche avant de disparaitre derrière un nuage à peine plus gros que ses imposants voisins. Hélène ne tarde pas à s'envoler selon une trajectoire plus large tout en évitant soigneusement les bans de brouillard dont la taille diminue à vue d'œil. Pas de pression donc pour les suivants puisque de bonnes, les conditions deviennent progressivement excellentes. D'ailleurs pour mon envol, une parfaite brise de face me permet de rapidement quitter la terre pour un vol délicieux. La dérive de nos trajectoires matérialise très bien le vent d'ouest qui rentre par le col de Peyresourde. C'est donc en crabe que nous rejoignons tous l'atterrissage officiel de Oô, enfin tous c'est beaucoup dire puisque Fabio, grand spécialiste du site, va se poser non loin de chez lui.
Il ne nous reste plus qu'à remonter à Garin tous les cinq par ce sentier millénaire taillé dans la moraine d'où émergent ici et là d'énormes blocs erratiques de granit que le glacier de l'holocène a déposé jadis avant de disparaitre. Bien-sûr nous faisons bombance de retour à Garin où nous attend Danielle et une profusion de produits locaux tous plus délicieux les uns que les autres.
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