Le Guizay la Croix Verte et le lac de Cotatay
depuis le lac de l'Ondenon

Situation

Table d'orientation et Saint-Etienne depuis le Guizay
  • Altitude départ : 640
  • Altitude sommet : 865
  • Dénivelé : 635
  • Distance : 25 km
  • Temps de montée : 4h
  • Temps de descente : 4h
  • Orientation : Nord
  • Balisage : très intermittent, nombreux tronçons non balisés ; sinon, rares marques blanc-jaune (m.b.j.) et plus fréquemment marques blanc-marron (m.b.m.) du PNR (v.topo)
  • Itinéraire :
    • en boucle
  • Accès : Saint-Etienne > N88 dir. Firminy / Le-Puy-en-Velay > sortie 25.2 la Ricamarie > D88, la Ricamarie, rue Gambetta > après l'église, à gauche, D 35, rue Paul Langevin > à gauche, D33 dir. St-Genest-Malifaux, rue Jean-Marie Pons > terminus barrage de l'Ondenon.


Proposé le Geoffroy Rémi

Itinéraire

Pour commencer, merci à André et Thérèse pour ce très bel itinéraire, qu’ils ont élaboré et réalisé ensemble, et que je viens seulement de découvrir (après 50 ans passés à Saint-Etienne !). Il pénètre au cœur des profondes forêts du Pilat qui s’élèvent entre Saint-Etienne et Saint-Genest-Malifaux, en raflant au passage la célèbre vue plongeante sur notre ville depuis le Guizay, ainsi que les deux beaux lacs de barrage sertis dans ces forêts.

MONTÉE : Il y a deux départs possibles :
1. (conseillé) : du parking, rejoindre la digue du barrage de l’Ondenon par le chemin qui y monte en épingle au fond à droite. Puis s’engager dans le petit sentier en balcon qui démarre à l’autre bout de la digue, à gauche de la maison du garde (panneau "Le Guizay"). Ce sentier, visiblement désaffecté et devenu rapidement impraticable jusque vers 2018 (cf. ma première sortie ci-dessus), a été bien remis  en état depuis (remarque de novembre 2022). Il grimpe agréablement vers la crête du Guizay en musardant sur le versant SW au-dessus de la Ricamarie, et rejoint vers 700m le plus large sentier décrit ci-dessous.
2. (plus direct et plus court) : ne pas rejoindre le barrage, mais revenir un peu en arrière vers les maisons pour s'engager dans l’ "impasse de l’Ondenon", puis poursuivre la montée à droite de la dernière maison (sentier herbeux après 2 gros blocs posés en travers). Plus confortable, cet autre sentier en balcon, un peu en-dessous du précédent, offre lui aussi de belles vues sur la Ricamarie et, tout au fond, les monts du Forez.
Lorsqu’il arrive à une route (encore 2 gros blocs), il faut la prendre à droite sur 50m environ, puis la quitter pour celle qui monte à droite (E) en direction d’un pylône. Vers 800m, continuer sur le chemin de gauche (E>SE). Vers 850m, contourner les pylônes par la gauche (1ères vues plongeantes sur Saint-Etienne), et poursuivre sur la route (SE toujours) jusqu’au fameux point stratégique du Guizay, où un immense Christ (et non pas une Vierge !) se dresse face à la ville derrière une table d’orientation (bancs, panneaux). D’ici, la vue mythique sur tout Saint-Etienne (avec au milieu sa grand-rue rectiligne de 6 km en enfilade) s’élargit des Monts du Forez (à gauche, W) jusqu’à Rochetaillée / Salvaris (à droite, E) en passant par les Monts du Lyonnais (Crêt Malherbe) etc.

De retour sur la route juste derrière, continuer dans la même direction (SE), et au carrefour de la Croix du Guizay (870m), poursuivre sur le "Chemin des Crêtes" (panneau, m.b.m.).  Passer les maisons du Guizay, on atteint un point haut (910m), et au carrefour suivant (croix, 905m, panneau), prendre le "Chemin de la croix" qui descend à droite, puis à gauche le "Chemin des Sources" (X b.m., fin du balisage). À la dernière maison continuer en face sur le chemin de terre. À la bifurcation 917, changement d’orientation : prendre à droite (W) sur le versant d’en face, puis monter en sous-bois (SW). À 955m, la piste devient sentier et se dirige vers l’E (bordure de dalles à droite). À 980m, ce sentier rejoint un chemin montant qu’on prend à gauche (ici la carte IGN est très simplifiée !). À 1015m, on rejoint une large piste en très légère montée (Tour du Parc, m.b.m., lieu-dit "Farronde", panneau) qu’on suit à droite, plein S. À la bifurcation suivante, prendre à droite (m.b.m.) puis toujours tout droit (S). À 1060m, prendre la piste à droite, laisser la suivante à droite et arriver à la Croix de Pauzoux (croix en bois, 1058m).

On évolue maintenant sur une sorte de vaste plateau boisé (+/- 1050m) qui constitue le point haut de notre rando du jour.  Poursuivre en face (SE) jusqu’au grand carrefour de routes (D501 et D33) de la Croix du Trève (1040m). Traverser et continuer en face, dir. Tourbière des Vernels (on contourne maintenant le Grand Crey). Suivre cette piste, qui va tourner à gauche (E). Puis, au sortir de la forêt (premier raccourci hors trace !), remonter au mieux à droite (S>SE), côté forêt (passages humides de type tourbière), le long de la clôture qui la sépare d’une prairie. Plus haut, on sort du bois et on débouche sur une vague trace herbeuse (marquée sur IGN) entre deux clôtures. Elle croise au point 1050 un bon chemin (ferme d’Épagne à gauche) qu’on prend à droite. Peu après prendre encore à droite (NW), et rester sur ce chemin horizontal jusqu’au croisement avec la D501 (1051m). La traverser à nouveau, faire quelques m. à droite et prendre en face bonne la piste à gauche (SW). Non balisée, elle file quasi horizontalement d’abord W puis S/SW, en sous-bois puis à découvert. Elle devient goudronnée sur la fin (ferme visible à droite, continuer plein S). À la bifurcation suivante, aller à droite (vers l’antenne-relais) : on arrive ainsi au vaste croisement de la Croix Verte (1055m (1061 sur IGN), panneaux, croix, bancs, piste de bicross), point le plus au Sud de notre rando. [À noter qu’ici on est tout proche de Saint-Genest-Malifaux, qu’on pourrait rejoindre le cas échéant par un petit chemin plein S].

DESCENTE : Continuer à la droite du site de bicross, dir. "la Gamponnière" (NW, m.b.j.). À la bifurcation qui suit (1050m), continuer tout droit (toujours de niveau), laisser la piste qui monte à gauche. À la suivante encore, prendre à droite (laisser la dir. de la Gamponnière en face) et commencer la descente (m.b.j., NW, puis SW). Bien suivre ce balisage et garder la dir. SW, puis S. À la route (1006m, maison), continuer brièvement sur cette route en face et prendre à droite le chemin herbeux (m.b.j., VTT), plein W. Au carrefour suivant (949m), s’engager sur la piste à droite (NW, m.b.m. du PNR). Mais dès le croisement suivant (encore 949m), il faudra quitter ce chemin du PNR pour celui qui part à droite (plein N ; ignorer ensuite les départs à gauche ou à droite).  Au carrefour suivant (930m), ne pas continuer sur la route en face, mais quelques dizaines de m. sur la route transversale à droite, et prendre ensuite à gauche le chemin du Tour du Parc (N>NW, m.b.m.). Au lieu-dit "Fontbonne" (930m, panneaux), suivre la dir. "Barrage du Cotatay par le Briat" (m.b.m.) ; idem au carrefour de route suivant (888m).

Au hameau Le Briat (855m), prendre la route de gauche (sens interdit) puis le chemin qui fait suite (N). Descendre ce chemin qui devient pierreux et, vers 775m, prendre à droite le chemin qui descend en forêt (lacets, m.b.m.). On arrive ainsi à la digue du lac de barrage du Cotatay (730m). Ici, le tour (bien tracé) de ce lac (qui alimente toujours en eau potable la commune du Chambon-Feugerolles) s'impose. On peut l’effectuer dans l’un ou l’autre sens (1h maxi). Si on commence par la rive gauche (quasi horizontale), franchir au bout la rivière du Cotatay, qui alimente le lac avec quelques autres ruisselets qu'on franchit en rive droite (plus accidentée, plusieurs montées/descentes à distance du lac).

Une fois de retour à l’extrémité N de la digue (maison de garde), remonter la petite route d’accès, assez pentue. Au carrefour avec la D33 (806m), un 2ème raccourci hors trace va nous permettre de rejoindre rapidement le chemin de crête. Il suffit de traverser la départementale puis de remonter en face, droit dans la pente (N, en direction de la ligne H.T.). Il faudra un peu plus haut franchir au mieux, à gauche, une clôture de barbelés, puis continuer à monter dans la même direction jusqu'au chemin de crête. Il suffit de le suivre à droite jusqu’au hameau de la Chomette.

Repérer alors, dans ce hameau, le départ du chemin de descente à gauche (890m, panneau "Barrage de l’Ondenon". Le suivre : N, puis NW. Il va pénétrer en sous-bois, puis vers 810m, obliquer franchement à droite. Là, vers 790m, laisser le sentier qui descend à gauche pour rejoindre la digue du barrage, et poursuivre la descente sur le chemin qui vire au SE. À 730m, on rejoint ainsi le lit du ruisseau de l’Ondenon en amont du lac. Le jeu consiste alors à le suivre au plus près à gauche, sur un peu plus de 600m, jusqu’à ce qu’il débouche sur le lac du Barrage de l’Ondenon (qui alimentait en eau potable la commune de la Ricamarie jusqu’en 2002, et ne sert plus aujourd’hui qu'à réguler les crues). Cette descente sauvage du ruisseau est un enchantement : coincé au fond d'une espèce de jungle, vous devrez trouver votre chemin (la trace est ténue mais elle existe !), en changeant plusieurs fois de rive (dès le début il faut passer rive droite puis gauche...). Une fois parvenu au lac, il reste à le longer en rive gauche jusqu’à la digue, puis à poursuivre dans la même direction sur le chemin qui descend jusqu’au parking. 


Précautions

Carte IGN 2933 ET Massif du Pilat et boussole (ou GPS) vivement conseillés



Difficultés

Longue rando, sans difficultés techniques, mais au parcours relativement complexe, comportant deux passages hors traces.

Commentaires itinéraire

Sortie : Le Guizay, en bref

Avec Sylviane on a pris l’habitude, certains après-midis, de courtes sorties-découvertes (du moins pour elle) dans les environs. Vu la brièveté des jours (maudits soient les horaires d’hiver !), on a donc à peine 3h. devant nous, autant dire une misère.

L’autre jour, lors d’une de ces sorties justement, un randonneur m’avait conseillé le "sentier  du Guizay" à partir du barrage de l’Ondenon. Tiens me suis-je dit en me souvenant de ma petite mésaventure d’il ya 4 ans, il serait donc de nouveau praticable ? J’aurais dû lui demander, bien sûr, mais ayant oublié de le faire, je suis bien tenté d’y aller voir. Nous voici donc partis cet après-midi en route pour le Guizay à partir du parking sous la digue de l’Ondenon.

Une fois passés la digue puis le petit panneau, tout semble aller pour le mieux : la sente est certes étroite, caillouteuse et entourée de végétation diverse et variée, mais elle est assez bien dégagée. Très vite les vues plongeantes sur la Ricamarie, puis plus lointaines sur les Monts du Forez et de la Haute-Loire, voire d’Ardèche nous ravissent. Une fois arrivés à la carrière désaffectée où j’avais dû renoncer à poursuivre il y a quatre ans, nous pouvons aujourd’hui continuer sans problème. Certes la sente n’en fait qu’à sa tête, plusieurs fois elle monte à droite puis redescend à gauche, comme si elle avait oublié qu’elle devait nous mener à la crête là au-dessus à notre droite. Mais finalement elle se décide, et finit par rejoindre le plus large chemin du dessous, que je reconnais aussitôt.

Quand nous atteignons le chemin de crête, la luminosité a déjà décliné. Nous hâtons le pas pour arriver jusqu’aux immenses et hideux pylônes, puis si possible au fameux point de vue du Guizay, bien connu des Stéphanois et où toute la ville est à nos pieds…

Quand nous y arrivons enfin, pas question de s’attarder. Il ne fait pas chaud, il y a dégun comme disent les méridionaux, sauf deux pékins au loin sur la petite route. Ce serait presque un peu sinistre si le soleil n’avait enfin daigné se montrer, illuminant ici une moitié de Saint-Etienne (l’autre étant déjà à l’ombre). Il va même nous gratifier d’un horizon rougeoyant à souhait, avant de se coucher dans une superbe débauche de couleurs éclatantes qui vont s’éteindre tout doucement au fur et à mesure de notre redescente. Nous restons pour cela sur le bon petit chemin qui mène directement au parking, où nous arrivons ainsi un peu avant la tombée de la nuit, toujours sans croiser personne.

En fin de compte, on a découvert une belle petite rando familiale qui permet de monter au Guizay autrement qu’en bagnole, pour peu qu’on ait deux petites heures devant soi et que la météo soit favorable…


Dans la montée
La Ricamarie de puis la sente de montée
Saint-Etienne depuis le chemin de crête
Le Guizay depuis les hauteurs de Rochetaillée
idem
idem
  • Date : 10-11-2022
  • Durée : 2h
  • Dénivelé : 255 m
  • Participants : Sylviane


Autres sorties

Date Titre Auteur
15-06-2018

à deux pas d'ici...

Geoffroy Rémi
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