Sortie : Du plaisir et de l'inconfort

Plein de barabans à la Barbanche !

Données de la sortie

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  • Date : 11-05-2022
  • Dénivelé : 720 m

Itinéraire du jour : La Barbanche > Salvaris > Le Breuil par le sentier n°4 du PNR > Retour direct (SE) à la Barbanche > Lerque de Biez via le hameau de la Barbanche, les Chirouzes et la Fortance > retour idem à la Barbanche.

Avant de me lancer dans de nouvelles découvertes, il me faut tenir ma promesse : expérimenter sur le terrain les passages encore non (ou très partiellement) fréquentés des deux variantes imaginées par moi sur IGN, d’où l’itinéraire de ma sortie du jour…
Je me gare peu avant 10h. à la Barbanche (au bord du chemin, pas évident). Aujourd’hui le plateau est tout tapissé de jaune : des jonquilles ? Non, de vulgaires barabans, mais l’effet n’en est pas moins saisissant ! Cela dit, j’hésite encore : par quelle variante commencer ? Allez, va pour la 1, la plus simple, balisée de bout en bout.
Et en effet, ça va rouler tout seul ! Cool, larges chemins ou piste en crête après la fourche du Sapey, quelques jolies vues sur La Valla et les grands chirats ou encore les Monts du Forez, et pas mal de marcheurs et surtout de vététistes bien sûr. Ici les genêts sont encore en fleurs (dont l’odeur subtile  m'enchante), et les concerts de chants d’oiseaux sont eux aussi au rendez-vous.
À partir de la bifurc. du Muret, je me retrouve en terrain ultra connu jusqu’à Salvaris et ses belles vues plongeantes sur St-Etienne. Et là, grosse surprise, l’eau recoule à la fontaine ! J’y croyais plus ! Puis je passe devant le restau où, il y a des lustres, je m’étais régalé en terrasse de délicieuses râpées à volonté ; mais ensuite, le cuisinier avait changé et l’expérience fut alors si pénible que je n’ai plus jamais osé y retourner !
De Salvaris au Breuil, je découvre, ravi, un petit chemin certes toujours balisé (donc bien confortable), mais plus "pilatien", tout en toboggan et en virages, avec plein de cailloux dessus ! Quand j’arrive au bachat du Breuil (plus petit et rustique que celui de Salvaris), il est près de midi - j’ai bien traîné ! Et comme je vais errer encore un bon moment dans ce paisible mini-hameau avant de faire demi-tour (vu que du Breuil à Sainté, je connais par cœur, inutile de continuer !), j’aggrave encore mon cas…

Alors, pour mon retour à la Barbanche, je vais prendre l’itinéraire direct : c’est que j’ai encore une seconde variante à faire aujourd’hui, moi ! J’avais déjà pris cette voie directe, mais en sens inverse, lors de ma sortie du 14 avril. Aujourd'hui c'est donc un retour encore bien confortable, même si j’ai plaisir à retrouver mes marques de la dernière fois, mais sous un autre jour et en m’interdisant tout regard sur la carte…
De retour à la Barbanche vers 13h30, il est plus que temps de sortir mes provisions du sac. Pour une fois, je m’assieds confortablement à une table de pique-nique, sous le panneau "La Grand-Font" de la fourche 1064 : le lieu est royal !

Le festin et les civilités (coups de fil) terminées, je repars pour ma seconde variante, non sans avoir longuement hésité : c’est qu’à cette fourche 1064 je viens de découvrir, grosse surprise, un autre panneau, fléché "Barrage du Pas du Riot" par une voie balisée du PNR (dont j’ignorais l’existence), alors que je m’étais concocté un tout autre itinéraire à ma façon ! Que faire ? D’un pas incertain, je me lance finalement dans mon itinéraire perso. Mais à la première hésitation je m’énerve, hop, demi-tour, je reviens au point 1064 et, trop curieux in fine de voir par où le PNR veut me faire passer, je me précipite sur son itinéraire à lui (il est déjà 14h30 !).
Et ça commence bien, par la somptueuse traversée rectiligne, que je connais par cœur, du petit bois d’épicéas planté là (on se croirait dans la travée principale d’une cathédrale !). À la sortie du bois, après la traversée d’une petite route et la suite en face (RAS), je bute sur la D8, et là le panneau (alt. 1020) dit de la suivre à droite. Un peu étonné je m’exécute, mais au croisement suivant, il n’y a plus ni panneau ni balisage ! C’en est trop, excédé je fais demi-tour. Puis de retour au pt 1020, je découvre un petit sentier qui descend à droite (SE, aucune indication). Je décide aussitôt et sans vérifier de quitter là la voie du PNR et la D8 pour prendre ce sentier : il me plait (d’autant que, plus ou moins bien marqué, il semble peu fréquenté), et de plus on dirait qu’il va dans la bonne direction ? Fini le confort, vive l’inconfort ! En fait il va rejoindre au fond du vallon un ruisselet (je saurai plus tard qu’il s’agit de la Barbarie !), puis remonte fortement en face, avant de déboucher sur un hameau. Quand je vois sur un panneau qu’il s’agit de celui de la Barbanche, me voilà tout content de moi !
La suite va se dérouler sur le même mode, mi suivi sur la carte, mi intuitif, ce qui me vaudra encore quelques surprises… À partir de mon hameau, je m’amuserai sans cesse à trouver  la suite de mon trajet perso : grosso modo en descente vers le SW, mais au prix de larges lacets et autres croisements avec plein de chemins partout, dont une piste non tracée sur IGN. Condition absolue et sine qua non de cet intense plaisir : marcher à la carte et la boussole, et parfois même au pif (encore plus excitant !), mais surtout pas au GPS qui reste réservé aux situations d’extrême détresse (chose encore jamais rencontrée dans le Pilat et les massifs environnants !)…
C’est justement grâce à une petite sortie involontaire (au pif...) de mon trajet que je me suis soudain trouvé, vers le bas de ma descente, face à un spectacle stupéfiant : en plein sous-bois, dans une sorte de clairière aménagée, des constructions tarabiscotées, dont un pavillon à tourelle (?) ; puis une sorte de pyramide ultra moderne en bois que je finis par assimiler à un refuge design (?) ; puis des fauteuils sur des plateformes en bois aménagées dans les arbres (!) ; puis dans un enclos, deux lamas (!!), superbes il est vrai, à la démarche noble et altière, et dont un seul daignera s’approcher de moi à pas lents et mesurés - mais contrairement à ma précédente rencontre d’un congénère (cf. ma sortie du 20.2.22 à la Chomette), celui-ci ne daignera pas répondre à ma tentative de dialogue...
Quèsaco, me dis-je en repartant pour terminer ma descente vers le lac du Pas du Riot ? C’est seulement au retour chez moi qu’internet me fournira la réponse : ce lieu-dit "La Fortance" (IGN) - pardon, il faut dire à présent "La Fortance Paradis Naturel" - que j’ai donc croisé "par erreur" dans ma descente semble être en réalité un "lodge" – un mot dont j’ignorais même le sens ! Mais bon, un lodge design en plein Pilat, va falloir que je m’y fasse (d’autant que ça m’évoque aussitôt une chanson de Boris Vian...).

Cela dit, une fois arrivé à Lerque de Biez, je fais demi-tour comme tout à l’heure et remonte à la Barbanche, vu que je connais comme ma poche la suite du retour à Sainté, via le Gouffre d’Enfer et Rochetaillée.
Dernier régal du jour donc, mon retour au plateau de la Barbanche. Le jeu consiste ici encore à refaire en montée mon trajet de descente, mais "de mémoire", avec interdiction de consulter la carte – à une exception près toutefois : éviter de repasser par le Paradis Naturel (une fois ça va,…), et prendre à la place le lacet que j’avais loupé à la descente et qui figurait sur mon trajet. Pari réussi jusqu’au hameau de la Barbanche, où je m’autorise exceptionnellement à retourner au plateau éponyme comme j’aurais dû en descendre, c’est-à-dire par la petite route et la sente finale.
Quand j’arrive à la voiture, il est pile 19h ! Loin, très loin des horaires "normaux" évidemment, mais mon plaisir à moi a un prix, qui se mesure en heures supplémentaires…

Creative Commons licence
Sur la piste en crête vers Salvaris
L'immense bachat de Salvaris
Saint-Etienne depuis Salvaris (petit échantillon)
un coude étrange...
Variante 2 : vue sur Planfoy et les Monts du Forez
Apparition du Paradis Naturel
Dans le Paradis Naturel
Animal paradisiaque au repos
face à face...
Quand le Furan se jette dans le lac du Pas du Riot (Lerque de Biez)

Commentaires

Luc
21-05-2022 21:40:04

" Loin, très loin des horaires "normaux" évidemment, mais mon plaisir à moi a un prix, qui se mesure en heures supplémentaires… " 

Et je t'en souhaite un paquet d'autres ! 

Merci de tes mots ! 

:)

Geoffroy Rémi
20-05-2022 21:48:19

Certes, mais rien n'égalera jamais ses curiosités... naturelles (dont les lamas par exemple, malgré toute ma sympathie à leur égard, ne font pas vraiment partie !).


Michel Pila
20-05-2022 14:36:52

Le Massif du Pilat recèle bien des curiosités, ce Lodge en est la preuve ! 



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Date Titre Auteur
17-04-2022 Le GR 42 au lieu du Pinet Avatar de anonymous Geoffroy Rémi

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