Col du Loup traversée de l'Oursière à
Jean Collet par La Pra

Situation

Habert de la Sitre
  • Altitude départ : 1100
  • Altitude sommet : 2390
  • Dénivelé : 2100
  • Temps de montée : 9h
  • Orientation : Nord
  • Balisage : GR 549 et 549 A.
  • Accès : Grenoble>Saint Martin d'Uriage>Les Seiglières (D 111), se garer juste avant l'épingle à cheveux du départ pour la cascade de l'Oursière.


Proposé le sylv'

Itinéraire

Les Seiglières> Cascade de l'Oursière (1479m)> rejoindre le GR 549 au lac Claret> refuge de la Pra (2109m) > col de La Pra (2186m) > descente sur le lac du Crozet (1974m) > Contourner par le bas, en aval du lac, sous la petite lance du Crozet (déconseillé, il faut mieux emprunter le GR 549 partant à droite à 100m de l'extrémité du lac, monter à la Brèche du Loup (2399m), traverser la combe de la Sitre, jusqu'au col de la Sitre (2150m). >Descendre la vallon pour rejoindre la habert du Mousset (1718m) > franchir le torrent sur la passerelle> Remonter en face au refuge Jean Collet (1970 m).

Précautions

NE PAS passer par le bas, sous la petite lance du Crozet, même si un chemin est indiqué sur certaines cartes !!!! Jeter cette carte.

Difficultés

Il ne devrait pas y avoir de grosses difficultés en restant sur le GR et sans la neige.

Commentaires itinéraire

youyou
15-08-2009 10:43:57

Comme sylvie, j'ai tenté l'expérience de cette randonnée mais en poursuivant jusqu'au 7 laux avec un retour du côté de la combe madame. Itinéraire: > seyglière > oursière > refuge de la pra > col de la pra > lac de crozet > lac de sitre > Refuge de mousset (1ère nuit) > Refuge Jean Collet > Col de la mine de fer > lac de Crop > pont de la betta > pas de la coche > col de la vache (le sentier en pointillé sur la carte est bien délimité sur le terrain sauf dans la partie finale: un pierrier où les quairn ne sont pas très facile à trouver) > Refuge des 7 Laux (2ème nuit) > Le rocher blanc (le tracé n'est pas très évident et la montée bien raide mais le jeu en vaut la chandelle: vue imprenable sur le mont blanc, l'etandard et bien d'autre...) > refuge de combe madame (La redescente est un peu abrupte et peu balisée au début mais les quairn se trouvent plus facilement en contrebas) >Font de France (côté gîte de la martinette)

Sortie : Col du Loup traversée de l'Oursière à Jean Collet par La Pra

Habert de la Sitre
  • Date : 20-11-2004
  • Durée : 12h environ
  • Dénivelé : 2100 m

Je suis partie sur 2 jours, pensant passer la nuit au habert de la Sitre. (que je n'ai trouvé que le dimanche matin).

Samedi, départ 11h des Seiglières, direction cascade de l'Oursière. Johan m'accompagne jusqu'à La Pra.
Temps splendide, neige toute fraîche mais qui permet de marcher sans raquettes ni rien (Johan était quand même un peu limite en baskets... ;-).
Au dessus de la cascade (gelée), un replat fort sympathique traversé par un ruisseau, terrain idéal pour pique niquer en famille et emmener des enfants.
Nous rejoignons le lac du Claret puis le refuge de la Pra. Nous ne croisons personne, c'est un cadre absolument idyllique. Petit halte au refuge (bien venté là haut), où j'hésite, sur les conseils de Johan, à passer la nuit. Mais non, il est trop tôt, et nous nous quittons ici, lui redescend par le même chemin et je continue par le col de la Pra et descends sur le lac du Crozet.

Et là, mystère. Craignant qu'il y ait trop de neige à la Brèche du Loup, étant seule et avec une cheville un peu bancale, je décide de suivre l'autre chemin indiqué sur cette satanée carte au 1:50 000, qui part soit-disant sur la droite un peu en aval du lac. Balivernes! Ou bien c'est moi, mais , même si l'orientation n'est pas mon fort, là je me pose des questions tout de même.
Pas l'ombre d'un chemin, pas de balisage, rien. Je continue quand même, avec la foi...Qui ne me sera pas d'un grand secours puisque 2 h de galère dans les arbres plus tard je dois m'arrêter because le beau coucher de soleil paisible auquel j'assiste précède bien sûr la nuit. Il est temps de tester -enfin- mon sac de couchage et de m'installer au pied d'un rocher, dans la neige, pour une nuit ma foi plutôt chaude contre toute attente, insolite, superbe, solitaire, tantôt étoilée, tantôt neigeuse (pas cool ça quand même, fort heureusement les 3 sessions de flocons ne furent que de courtes durées).

Le lendemain, si bien dans mon duvet je me réveille à 8h !! Il fait grand jour bien sûr , et je ne tarde pas à me mettre en route, vu que je ne sais toujours pas vraiment où je me trouve.
Je croise finallement un quairn (bénit des Dieux !!! ), un chemin, le lac de la grande Sitre, et je le vois, ce habert de la Sitre, finallement. Je l'avais pas du tout imaginé là, mais bon, soit. Passage au col de la Sitre, et descente sur le habert du Mousset, où je fait une bonne halte pour un p'tit dèj qui me retape! Savourant mon thé je suis du regard, abasourdie, la course gracieuse et si aisée d'un chamois dévalant la vallon. A sa suite, 3 randonneurs qui semblent eux aussi se prendre pour des chamois et qui courent vers le habert. Voilà donc Luc, Benoit et Nicolas. Nous prenons un thé et continuons nos routes, eux vers la vallée et moi direction le refuge Jean Collet où j'ai rendez vous pour l'apéro avec mon papa.

Soleil merveilleux sur la terrasse enneigée du refuge. En les attendant je vais jeter un oeil au habert de la Pierre, à 15 minutes au dessus, sur le GR 549 en direction du col de la Mine de Fer. C'est très spartiate mais ça peut dépanner, surtout lorsque je lis sur le cahier du refuge J. Collet que certain s'y retrouvent à 21 pour 8 places!!!! Doit pas faire froid.

Au bout de 2h, le padré arrive, avec Caroline qui devrait arrêter de fumer. Pique nique au soleil très agréable, et redescente sur le col de pré long.

A 15 minutes de la voiture, voilà pas que Caroline glisse sur un rocher gélé, tombe sur les fesses, rebondit et dévale la pente comme une boule!! Bon sang j'ai cru qu'elle s'arrêterai jamais. Si, finallement, elle s'arrête au bout d'une quizaine de mètres, nous rassure que "ça va!!!" avec sa tête toute pleine de sang, et fini néanmoins aux urgences pour quelques points de suture sur le crâne et une radio du coude qui révèle une petite fracture. Faut faire gaffe quand on part avec des plus de 40 ans! ;-)

Bon, pour conclure, ne pas partir avec des cartes au 50 millième, acheter un sur-sac, prévoir un paquet de figolu supplémentaire parce qu'à 3h du matin dans la neige, c'est quand même un bon réconfort, et surtout, surtout, faut que je fasse un stage carto/orientation.



Cascade de l'Oursière
Les lacs englouttis
Vers La Pra
refuge de la Pra
Quelque part dans Belledonne...
Coucher de soleil sur le Vercors
Col de a Sitre
Refuge Jean Collet

Commentaires

youyou
15-08-2009 10:47:06

Comme sylvie, j'ai tenté l'expérience de cette randonnée mais en poursuivant jusqu'au 7 laux avec un retour du côté de la combe madame. Itinéraire: > seyglière > oursière > refuge de la pra > col de la pra > lac de crozet > lac de sitre > Refuge de mousset (1ère nuit) > Refuge Jean Collet > Col de la mine de fer > lac de Crop > pont de la betta > pas de la coche > col de la vache (le sentier en pointillé sur la carte est bien délimité sur le terrain sauf dans la partie finale: un pierrier où les quairn ne sont pas très facile à trouver) > Refuge des 7 Laux (2ème nuit) > Le rocher blanc (le tracé n'est pas très évident et la montée bien raide mais le jeu en vaut la chandelle: vue imprenable sur le mont blanc, l'etandard et bien d'autre...) > refuge de combe madame (La redescente est un peu abrupte et peu balisée au début mais les quairn se trouvent plus facilement en contrebas) >Font de France (côté gîte de la martinette)

sylv'
01-12-2004 11:55:21

Salut, Luc et Benoit, Effectivement, on était parties de Chamrousse (Le Recoin), puis : lac Achard > lacs Robert > La Pra (où on a dormi) > lac du Crozet > Brèche du Loup > Col de la Sitre > Habert du Mousset > refuge Jean Collet > Col de la mine de fer > Lac de Crop > Pont de La betta. On voulait en fait continuer et aller juqu'aux 7 Laux, mais on a fait ça en 2 jours dans une purée de pois inimaginable, en plein mois de Juillet. On ne voyait pas à 10 mètres parfois. :shock: Je me demande encore comment on ne s'est pas perdues. Alors on a abandonné en cours de route, même si c'était 2 journées extras, dans une ambiance très spéciale. Le bon côté, c'est qu'on peut recommencer, on n'aura pas d'impression de "déjà vu". :D A bientôt pour un thé. Sylvie

ben
26-11-2004 13:27:52

Salut Sylvie, Merci d'avoir partagé sur bivouak ton compte rendu de randonnée qui donne envie d'aller s'isoler qq jours en montagne. (Merci aussi pour le thé). A12C4 en Belledonne. Benoit.



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