Puisque je rêvais de la pointe de Galloppaz
voir ici, il fallait que je m’y rende toutes affaires cessantes. Remarque, vu la neige, ce n’est pas encore le moment opportun de sortir les planches. Me voila donc en terra incognita. C’est que du bonheur de faire une balade où tout est à découvrir. Je laisse volontairement la voiture plus bas que le départ officiel afin de traverser par des sentiers les villages savoyards ensommeillés. Au petit matin des odeurs musquées s’échappent des étables encore toutes endormies, le petit monde se réveille, le camion de lait commence sa tournée. Bonjour monsieur le laitier, bonjour madame la boulangère. Comme tous les matins depuis belle lurette, la campagne se réveille au rythme d ‘un soleil hivernal et paresseux.
C’est pas tout ça mais j’ai un sommet à rejoindre. Point de neige sur le parcours mais une terre détrempée et glissante. S'il fallait descendre par là, ça craint le vol plané dans la bouillasse; Pourvu que ça vole !
La dernière partie est terrible : plus de sentier au milieu de la prairie et le sommet à vue, qui recule au fur et à mesure que l’on s’en approche. Tiens un parapentiste arrive au sommet ! Les conditions sont « On ne peut plus calmes », ça devrait le faire. J’arrive sur l’épaule à l’est du sommet, les conditions sont parfaites. Il me semble que l’autre gars se prépare directement, je fonce au sommet tout proche le rejoindre.
La haut nous déchantons tous les deux, le vent n’est pas trop fort mais question orientation, c’est loin d’être parfait, il arrive pile poil en travers de l’arête. Mon compagnon de misère a une radio qui annonce 60 au Salève. Il ne faut pas moisir ici, le Revard n’annonce que 25 maxi. Nous cherchons vite un autre décollage. Hélas le temps de se mettre en place sur un bon décollage à la petite Gallopaz, c’est un bon vent de travers qui nous barre le vol. La bise au revard est maintenant à 32 Km/h. Ici, elle est forte et pas vraiment laminaire.
Finalement, nous sommes redescendus à pied, discutant de choses et d’autres, je n’ai pas vu passer la descente ! Pascal, puisque c’est le prénom du parapentiste, habite au pied de la montagne. Il m’offre l’hospitalité, un coup à boire et pour finir me reconduit à ma voiture garée plus bas. Sympa !
Cette pointe est un beau sommet pour le parapente en tout cas. Il ne me reste plus qu’à revenir ! Les conditions sont folles en ce moment, et c’est le moment d’écouter cet album que je viens de découvrir et qui me plait beaucoup. Ce sont des airs anciens sur le thème de la Folia entre autre par l’Arpeggiatta et Christina Pluhar : All' improvviso - Ciaccone, Bergamasche e un po'di folie, chez l’excellent label Alpha, dénicheur de merveilles.
gallopaz
Gallopaz