Une rando mouvementée (Grande Tête de l'Obiou)
Nous laissons la voiture au col et commencons la randonée au petit matin. c'est en arrivant dans le passage raide qu'un drame est arrivé quelques minutes...
Le 16-07-2011 par Luc · Dévoluy · Grande Tête de l'Obiou 2789 m
D'abord, un petit-grand clin d'oeil à Michel qui m'a ouvert les portes du vol rando. L'Aiguillette hier et la Grande Tête de l'Obiou aujourd'hui m'ouvrent de grands espaces, je peux, enfin, partir seul. Un peu plus rassuré. C'est grâce à toutes tes précieuses observations (oui, oui, Anny, Franck, Guy aussi...) lors de nos randos qu'aujourd'hiu je peux partir sans te tenir la main! Merci donc pour tes nombreux conseils sur l'alchimie de l'air, qui caresse les sommets et se transforme en douce brise ou au contraire parfois, en un courant fatal et dangeureux. Bref, merci à toi, à vous! L'envol de l'Obiou venant mettre un repère dans ma petite pratique.
Je suis donc arrivé dans la nuit, sous la pleine lune, au col des Faïsses. Un joli bivouac dont la sortie est bien rude à 6h45, dans la fraicheur et le vent et un ciel tout voilé.
Les cloches des vaches tout autour de la voiture et le long du chemin me sortent vite du sommeil. Et le dénivelé, malgré une marche tranquille, sera vite avalé.
Au sommet, c'est de la caillasse de partout, et de la grosse. Wahou, je n'avais pas imaginé une telle affaire. Mais je n'ai guère envie de redescendre jusqu'au col où de belles pentes il y a.
Je repère le vent montant et installe la voile pile poil face à lui. J'enlève quelques grosses pierres et comme je l'indique dans ces quelques images y'aura plus qu'à courrir en direction des deux bottes herbeuses.
Malheureusement, il n'en sera rien, une fois la voile au-dessus de ma tête, je suis entrainé illico vers ma gauche... pile en face Est. Ouille ouille ouille mais la marche est énorme là-bas!??? J'accompagne néanmoins la voile dans ce mouvement, coure, décolle quelques secondes, et je dois reprendre ma course pi je coure dans le vide avec sous mes pieds un monstre vide! Hé bein mon dieu!!!
La suite est calme et très douce. Je passe largement au-dessus du Petit Obiou. Je fais un petit tour histoire de voir d'où j'arrive. Quelques randonneurs s'apprètent à partir au parking, vaches et moutons paissent. Bref. Simplissime!
Je pourrais poursuivre jusqu'aux Payas mais les contraintes boulot m'obligent fortement à me reposer au col des Faïsses, au milieu des vaches.
Sacrément magique je vous jure de retrouver le bivouac ainsi!
Cool ;-)
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