Points d'intérêt : © contributeurs OpenStreetMap (ODbL)
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Récit
Nous voilà parti tous les quatre pour ce tour non loin de Détrier, condition sine qua non pour réaliser la Chagaupi qui finalement sera une Buchagaupi. Merci à toi Véronique, d'avoir exhumé ce topo des limbes abstraites de la toile, c'est ma foi un fort joli tour que nous avons fait dans des conditions sans doute meilleures que toi. En effet les dévers permanents jusqu'au Trou de Chignin ne devaient pas être coton avec la présence de la neige (et je parle pas du reste!).
Neige qui ne risquait pas de nous gêner avec les chaudes températures ressenties dés le lever du jour. 18° à Voreppe, seulement 6° à Crolles et puis re 18° vers Montmelian. Nini nous a imposé un réveil matinal pour pouvoir lui aussi mener sa marmaille à l'entrainement, ce qui ne l'a pas empêché d'arriver avec 15 minutes de retard au rendez-vous. Bon c'est Nini, on connait la chanson !
Alors l'introspection et la méditation transcendantale dans la solitude, aujourd'hui c'est pas possible. Entre les caisses de Nini et les vannes de Jeannot, l'ambiance est au rire. Comme le terrain d'ailleurs : plus ou moins gras ! Mais c'est une autre façon de voir les choses, c'est une autre activité et c'est bon comme du pain blanc.
Si au début on ne parlait pas trop, c'est en raison de ce chemin qui attaque vraiment raide, Loïc est même passé en hypercuisses un moment, option corporelle dont nous autres n'avons pas été doté (pour notre malheur il est vrai). Heureusement, bien que sur-humain, Loïc n'en reste pas moins homme et à la faveur d'une halte technique, nous avons pu le rattraper !
Une fois la Grotte dépassée, le parcours devient varié et ludique avec des points de vues sur les différents massifs, il s'agit de reconnaître les sommets. Au sol, Jeannot nous montre des monstres taupinières qui, vues de près s'avèrent être fumantes et odorantes !!!!! Passages exposés et vires vertigineuses pimentent parfois un parcours somme toute facile.
Reste plus qu'a descendre sur Montmélian à un bon rythme et à 11 heures nous sommes en bas. Voilà une sortie automnale satisfaisante pour tout le monde, même pour Loïc qui avait pourtant préparé ses skis dans le noir dessein d'une sortie rando qui, vu le vent et la chaleur, n'aurait pas été d'anthologie.

Roc de Tormery