Points d'intérêt : © contributeurs OpenStreetMap (ODbL)
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Récit
Bon, la veille samedi, on était monté sous une pluie battante, hors sentier, droit dans la pente raide et au milieu d'un "maquis" inextricable (ça s’appelle "bartasser"…), au Gigon (2086 m.) par son versant ouest. Puis on en est redescendu par une boucle (moins éprouvante pour nos petits nerfs à vif) par la crête sud, les Gicons et Mère Eglise. Rentrés trempés des pieds à la tête au gîte de Saint-Disdier, on n’a pas eu trop de la chaleur de l’accueil (et du poêle !) et de l’excellente cuisine de nos hôtes pour se remettre de nos émotions, et de la nuit entière pour sécher (à peu près) nos vêtements et nos chaussures…
Le dimanche, on a fini par renoncer à l’Obiou, notre objectif initial, et on s’est rabattu sur le Nid.
Pour ma part je n’avais encore jamais marché dans le Dévoluy, et j’ai été conquis ! Après dissipation des brumes matinales, comme on dit, quel spectacle grandiose, surtout du bas du vallon du Mas jusqu’au sommet ! Et pourtant, à l’exception de l’adorable patou (eh oui !) qui nous a rejoints au pied du vallon et nous a accompagnés (ou plutôt précédés, chef de meute oblige) pendant toute notre rando, pas un chat ce dimanche sur ce magnifique itinéraire. Même si des nuages persistants (mais quelle belle ambiance !) nous ont largement masqué la vue vers le Vercors et le sud des Ecrins (dont on n’apercevait qu’un tout petit bout au loin dans le ciel - Olan ? Rouies ?), ce qu’on voyait tout autour a largement suffi à notre bonheur. Vivement que je revienne : entre l’Obiou et le Grand Ferrand, déjà, il y a de quoi faire pour un novice du Dévoluy (j’ose à peine en parler sur ce site, où les grands "Dévoluards" sont légion !)
