Récit
Ce week-end j'avais la chance de faire une visite guidée du jardin de Scal : le Glandasse.
Départ samedi en début d'après-midi de Menée, et montée par le pas des Clos. Une chasse est en cours mais nous passons entre les balles...
Le pas élégant franchi, nous remontons une sorte de garrigue faite de petit buis et nous repérons quelques chamois qui nous observent. Nous continuons la montée jusqu'à Font Froide, la neige fait son apparition. Les derniers rayons du soleil éclairent joliment le cirque d'Archiane en face.
Nous poursuivons la montée et débouchons au nord du Royou et cette fois le soleil se couche.
La montée se poursuit plus tranquille et la lune, presque pleine, guide nos pas jusqu'à la cabane de Chatillon ; la neige est devenue plus épaisse. Deux randonneurs sont déjà prêts pour la nuit à la cabane, le poele chauffe, c'est bien agréable. Enfin notre point de chute pour la nuit est plus loin donc nous repartons.
Il fait maintenant nuit noire, mais avec la lune on voit bien. Nous entendons dans le lointain vers le nord des hurlements et de vagues aboiements. Scal qui a l'oreille me dit "pas des loups, mais des chiens de chasse perdus".
Nous commençons la montée qui contourne le Pie Ferre et là j'ai un gros coup de pompe : plus moyen de faire 3 pas, même à plat, sans reprendre mon souffle. Scal, en plus de faire la trace pénible dans la neige, me prend quelques affaires : encore un grand merci !
Nous poursuivons par les creux et bosses de la crête et aux environs de Jencourt les hurlements sont très près et nous distinguons vaguement la scène avec le clair de lune : deux ou trois chiens de chasse aboient et hurlent dans la nuit, et un sanglier, cerné et peut-être blessé, hurle à son tour... L'ambiance est à la fois lugubre et irréelle, d'autant que des volutes de brume passent.
Enfin, il faut continuer à mettre un pas devant l'autre et au bout d'un moment, nous distinguons enfin les toits de la bergerie de Laval d'Aix : ouf ! Je crois que je n'ai jamais été autant crevé en rando. Il est près de 21h : le réchaud se met en marche, le dîner est rapide et enfin c'est le bonheur de se glisser dans le duvet. Le spectacle nocturne valait sans doute quelques photos mais je n'ai pas eu le courage d'en refaire.
Dimanche matin le réveil est tranquille, nous continuons à suivre la crête vers le nord en regardant les nombreux vautours puis aux environs du pré Imbert nous obliquons vers l'est pour rejoindre le haut de la vire du Sambardou. Nous la suivons tranquillement, en regardant les divers animaux et en regardant où l'on met les pieds car il reste encore de la neige et la descente se fera sans histoire jusqu'au retour à Menée.

Glandasse : des Clos au Sambardou