Plateau de la Barbanche depuis Saint-Etienne
par le GR42, en boucles

Situation

La vierge de Rochetaillée
  • Altitude départ : 710
  • Altitude sommet : 1045
  • Dénivelé : 550
  • Distance : 14,2 km
  • Temps de montée : 2h10
  • Temps de descente : 2h10
  • Orientation : Nord-Ouest
  • Balisage : Marques blanc-rouge (m.b.r.) du GR à la montée (à partir de Rochetaillée). Divers à la descente, parfois aucun balisage, parfois marques blanc-marron (m.b.m.) du PNR du PIlat (v. topo).
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle
  • Accès : De Saint-Etienne, quartier de la Métare, remonter la rue de la Palle vers la fac de Sciences, puis celle du Dr Paul Michelon jusqu'à son extrémité (parking).


Proposé le Geoffroy Rémi
-->

Itinéraire

Tiens, encore aucun topo sur bivouak au départ de Saint-Etienne ? Il faut vite combler cette lacune !
Le GR42 qui relie Sainté à la Barbanche (puis au Bessat) n’est certes pas un itinéraire renversant. Mais assortie d’un début de montée un peu plus musclé (hors GR) et agrémentée d’une belle boucle pour la descente (j'en proposerai 2 variantes supplémentaires), l’affaire devient nettement plus excitante…

MONTÉE : Du parking de départ proposé ici (il y en a plein d’autres, mais il faut bien choisir), on va d’abord se rendre à Rochetaillée. Pour cela on peut certes emprunter le paisible "chemin des familles" qui longe la maison à sa droite (Est) et mène tout droit au dit village. Mais il y a bien mieux que ça : monter plutôt en face (Sud) le plus raide chemin, qui passe sous la ligne HT puis à droite d’une maison inachevée ("La Roche"). Juste après, on quitte ce chemin pour monter à gauche sur le talus herbeux et suivre la petite sente qui rejoint peu après la raide "tranchée du gaz" (non marquée sur IGN). Celle-ci grimpe à gauche, droit dans la pente, sur le versant Nord  de la colline entre Sainté et Rochetaillée. Remonter cette tranchée , qui va traverser le chemin d’accès à la croix du Perthuis et déboucher tout en haut sur le chemin de crête ("La Fontgerouse") entre la Métare et Rochetaillée. Suivre ce beau chemin à gauche : il traverse une petite clairière, et après un point haut (855m) redescend jusqu’à la Vierge de Rochetaillée sur son piédestal, un peu décalée vers la droite. De là, superbe vue plongeante sur ce village, avec son église mi-gothique mi-Renaissance et surtout son château médiéval, certes ruiné mais qui a encore fière allure, dressé au centre du bourg sur son énorme rocher avec ses 3 tours encore debout. Plus à droite, on aperçoit un bout de l’étroite vallée du Furan d’où pointe la Roche Corbière, le plus proche rocher d’escalade des Stéphanois…

Revenir ensuite un peu en arrière pour suivre le sentier descendant NE, puis SE, jusqu’au cimetière puis au village de Rochetaillée. Là il faut suivre la rue qui descend entre les maisons (on peut couper son lacet à gauche par un petit sentier pentu) et va rejoindre sa rue principale. Remonter ensuite cette dernière à gauche (attention, elle est étroite et très fréquentée !) jusqu’au château. Juste après ce dernier, au carrefour, tourner à gauche puis repérer aussitôt, à droite, une rue en raide montée (rue Victor Jourjon, panneau) : vous rejoignez ici le GR42... qu’il ne restera plus qu’à suivre jusqu’au Plateau de la Barbanche !

À partir d'ici, le GR 42 va suivre la direction générale SE, en ménageant ça et là de superbes vues plongeantes ou lointaines sur Saint-Etienne, la vallée du Gier, les Monts du Forez, les Monts du Lyonnais, etc.  Il passe derrière la ferme de Charteloup, puis au-dessus de celle de la Driguière. Plus haut, après un virage à droite, puis un replat à 1020m (panneau), la pente s’adoucit sensiblement. Un peu plus de 2km plus loin, on débouche en descente douce sur le large plateau de la Barbanche (son poulailler, son restaurant… et un peu plus loin, son panneau rando indiquant Salvaris à 4,2km, et le Bessat – suite du GR42 – à 3,8km).

DESCENTE : Elle peut bien sûr se faire en aller/retour, mais plusieurs boucles nettement plus tentantes se présentent…

Voici d'abord, pour compléter ce topo, la voie la plus courte et directe, via les fermes du Breuil. Elle va évoluer en parallèle à la voie de montée, mais un peu plus au Nord et sur le versant opposé du petit vallon des Echenaux.
Pour cela, il faut d'abord revenir un peu en arrière sur la voie de montée, jusqu’à la fourche 1064 (table de p.n., panneau "Le Grand Fond"). Là on quitte le GR pour prendre à droite la direction "Salvaris 3,5km, sentier du Parc n°4" (m.b.m.). Après un peu plus de 600m se présente une fourche à 3 branches (1054m, panneau Le Sapey) : prendre la piste la plus à gauche (aucune indication, N>W>NW). Après avoir passé un petit bois de bouleaux à droite, laisser un chemin à gauche, puis un second chemin en épingle à gauche, puis un chemin à droite. Peu après, repérer sur la gauche, dans le fouillis de débris d’une récente parcelle de coupe (avril 2022), une trace à angle droit (plein W, en tireté sur IGN, non balisée). La suivre : d’abord peu évidente et horizontale, elle va descendre en s’orientant N puis NW (bien garder ensuite cette orientation) tout en se transformant en un bon sentier avec une belle vue lointaine (merci les forestiers). Plus bas, au sortir du bois, très belle vue plongeante à gauche sur Rochetaillée. Laisser un chemin en épingle à gauche et continuer à descendre en face (N, m.b.j.).
On débouche ainsi aux fermes du Breuil (898m). Là, suivre brièvement la petite route en descente à gauche (bachat rustique pour faire le plein d’eau…). Prendre dès la sortie du Breuil le sentier qui descend raide à droite et qui permet de couper un long lacet de la route. De retour sur cette dernière, très peu fréquentée, la suivre jusqu’à Rochetaillée, en profitant tout du long des magnifiques vues à droite sur Rochetaillée, le Guizay, Saint-Etienne, les Monts du Forez…
Une fois à Rochetaillée, contourner le château et redescendre brièvement à droite la rue principale du village. Un peu plus bas, la quitter pour remonter à droite (panneau) la rue qui mène à l'école puis au cimetière du village. Mais après le cimetière, ne pas reprendre à gauche le raidillon qui grimpe vers la Vierge (voie suivie à la montée), mais poursuivre en face sur le beau chemin en balcon (celui que j’appelais au début du topo le "chemin des familles" !). Il suffit de le suivre en descente douce (NW puis W) jusqu’au parking de départ, en n’oubliant pas au passage de profiter des très belles vues qu’il offre à droite sur Saint-Etienne et ses environs…  
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Si on dispose d'un peu plus de temps, voici deux autres variantes de descente. Elles permettent d'admirer (ou de revisiter) au passage deux très beaux sites emblématiques de la région stéphanoise...

1. Variante de retour par Salvaris :
Variante sans aucune difficulté, entièrement balisée (m.b.m. du PNR du Pilat), qui suit pour l’essentiel de beaux et confortables chemins de crête bien exposés.

Le tout début est semblable à l’itinéraire de descente du topo : du Plateau de la Barbanche, revenir un peu en arrière (NW) sur le GR 42, jusqu’à la fourche 1064 (panneau, table de p.n.). Et là, prendre à droite la direction "Salvaris 3,5 km, sentier du Parc n°4"), qu'on suit jusqu'à la fourche à 3 branches du Sapey (1054m, panneaux)

Mais ici, on va quitter l'itinéraire de descente du topo : à cette fourche du Sapey, il faudra prendre la voie la plus à droite ("Salvaris par la crête", 3 km). Puis il ne restera plus qu’à suivre vers le N cette large piste en suivant le balisage blanc-marron...
Quelques précisions tout de même : attention, un peu moins de 2 km plus loin (panneau "Le Muret" à droite), il faudra quitter cette piste, passer une barrière métallique sur votre gauche et descendre (NW) le beau chemin herbeux qui mène en pente douce dans les prés jusqu'au hameau de Salvaris (avec en prime une vue fameuse sur Saint-Etienne !).

Après une nouvelle barrière métallique, on accède aux premières maisons de Salvaris, puis au superbe bachat d’une longueur inhabituelle avec son eau bien fraiche (quand elle n’est pas coupée !). Là, tourner franchement à gauche (panneau "Le Breuil 2,8km, Rochetaillée 4,2km" ; m.b.m., sentier du Parc n°4) et passer devant le restaurant "Les Genêts d’or". Suivre là encore le balisage b.m. (quelques montées et descentes, dont un double passage à gué de 2 ruisselets ; direction générale S, puis W, jusqu’au Breuil).
Des fermes du Breuil (898m) jusqu'au parking de départ de la rando, reprendre l'itinéraire de descente du topo ci-dessus.
Pour cette variante, compter env. 3h pour 10km.

2. Variante de retour par le barrage du Pas du Riot et le Gouffre d’Enfer :
Contrairement à la précédente, cette variante plonge dans un spectaculaire fond de vallée et est, dans toute sa première partie, non balisée. Elle demande alors un minimum de sens de l’orientation.

Au plateau de la Barbanche, prendre la voie qui longe une ligne de sapins et mène à la D8. Traverser cette dernière puis descendre en face (SE) le chemin (S) qui mène à une petite route, qu’il faut prendre à gauche jusqu’au proche hameau de La Barbanche. Traverser ce hameau vers le S jusqu’à un petit transformateur d’EDF (pt 1008). Là, poursuivre à sa gauche la descente (SE) sur un chemin herbeux (non balisé). En bas, passer deux ruisselets, dont celui de la Barbarie (qui va se jeter plus bas dans le lac du Pas-du-Riot), puis remonter en face.
Après un point haut vers 1050m, le chemin redescend doucement ; ignorer un chemin montant à gauche, continuer à descendre en face (W puis, progressivement, SW). Quand on bute sur un chemin en travers, prendre celui-ci en descente à droite (NNW) – le barrage du Pas du Riot, encore invisible d’ici, est alors à votre gauche au fond du vallon. Vue remarquable au NW vers le village de Planfoy et, tout au fond, Pierre-sur-Haute ! Suivre ce chemin herbeux qui descend en lacets. Vers 980m poursuivre la descente à droite, puis à une large piste, la traverser et continuer à descendre en face. On débouche ainsi à "La Fortance" (920m, lodge, chambres d’hôtes... et deux lamas !). Suivre brièvement la petite route qui y mène jusqu’à ce qu'elle vire à droite. Poursuivre alors la descente en face (SE) sur un petit chemin qui mène tout droit à Lerque de Biez (855m, panneau), où le Furan va se jeter dans le lac de barrage du Pas-du-Riot.

À partir de là, il va falloir d’abord longer le lac de barrage du Pas-du-Riot jusqu’à sa digue : soit rive droite (avec au bout le "pont de la Barbarie"!), soit rive gauche.
Ensuite il faudra longer le Furan, puis le barrage (désormais vide) du Gouffre d’Enfer. Pour cela, choisir de préférence la rive droite : du chemin qui part à droite de la digue, descendre à la première bifurcation à gauche (sentier en lacets) jusqu’au pont de l’Aqueduc des Sources et des Fontaines sur le Furan. À partir de là, il faut choisir :
- soit poursuivre rive droite et y rester jusqu’à l’ex-lac du barrage du Gouffre d’Enfer, qu’on va alors longer jusqu’à sa digue (ignorer au passage le chemin qui monte à droite vers les Essertines). Cette option permet de profiter du beau sentier en balcon (superbe hêtraie) qui surplombe le Furan et l’ex-plan d’eau du Gouffre d’Enfer ;
- soit franchir le pont de l’Aqueduc, puis obliquer à droite et continuer rive gauche au fond du vallon et au plus près du Furan. On profite ainsi au mieux des anciens vestiges comme la Ventellerie ou le canal de dérivation. Mais il faudra quand même un peu plus bas repasser rive droite du Furan (pont), tout en continuant de rester à proximité de ce ruisseau (à droite donc), puis de l’ancien lac déjà bien recolonisé par la végétation (à gauche). Laisser un pont métallique à droite et rejoindre la digue et le belvédère (ascension recommandée !) du Gouffre d’Enfer.

Suivre ensuite à droite de la digue le large chemin qui descend vers le parking. Laisser un point de vue à gauche, passer devant la Maison du Garde et poursuivre la descente (superbes et immenses séquoias). À un carrefour (panneau), prendre la direction de Roche Corbière (W, puis N). Passer ainsi sous l’imposant rocher de ce site d’escalade stéphanois, et continuer sur ce sentier vers le N, parallèle à la route vers Rochetaillée, qu’il finit par rejoindre. Une fois à Rochetaillée, poursuivre jusqu’à Saint-Etienne comme indiqué dans la variante 1 ci-dessus.
Pour cette variante, compter env. 3h30 pour 11,5km.


Difficultés

aucune (quelques brefs passages un peu pentus)

Commentaires itinéraire

Geoffroy Rémi
25-04-2022 11:55:23

Bien sûr, comme prévu... On te tient au courant !

Luc
24-04-2022 22:30:23

Bonne idée ! Fais signe ;-)

 


Véronique
24-04-2022 14:08:04

Avec plaisir.....quand tu veux! (enfin presque!.....je ne suis pas encore retraitée moi!!)


Geoffroy Rémi
24-04-2022 11:23:21

Merci Véro pour ta réaction et tes infos. Je supposais en effet que les deux malheureux randonneurs lyonnais avaient dû tomber de la falaise, n'imaginant pas un seul instant les dangers, bien cachés sous la neige (les ravissants petits entonnoirs !) de cette belle montée droit dans la pente. C'est le randonneur rencontré à la cabane qui a fini par me révéler la vérité - mais j'ignorais toutes ces supputations que tu me racontes à la fin...
Oui, malheureusement on n'a jamais pu se voir sur tes terres à l'époque où je les fréquentais encore assidument ! Mais j'espère toujours encore qu'un jour (pas trop lointain...) ça pourra se faire, avec Sylviane (qui est née à Grenoble !) on a toujours le projet d'y retourner, au moins pour une petite balade sympa dans les hauteurs "faciles" au-dessus de Grenoble. Bien sûr on te fera signe.


Véronique
24-04-2022 08:05:28

Bonjour Geoffroy!

Il y a aussi une fois où tu devais venir par là et on devait se rencontrer, mais j'avais trouvé la sortie trop dangereuse avec la neige.....du coup on ne s'est jamais rencontrés! Pour info, les randonneurs ne sont pas tombés de la falaise mais dans un trou caché par un pont de neige. Et à l'époque, vu qu'on ne les a pas trouvé tout de suite, les commentaires allaient bon train, du style ils sont partis avec des femmes ou autres....


Sortie : Du plaisir et de l'inconfort

Itinéraire du jour : La Barbanche > Salvaris > Le Breuil par le sentier n°4 du PNR > Retour direct (SE) à la Barbanche > Lerque de Biez via le hameau de la Barbanche, les Chirouzes et la Fortance > retour idem à la Barbanche.

Avant de me lancer dans de nouvelles découvertes, il me faut tenir ma promesse : expérimenter sur le terrain les passages encore non (ou très partiellement) fréquentés des deux variantes imaginées par moi sur IGN, d’où l’itinéraire de ma sortie du jour…
Je me gare peu avant 10h. à la Barbanche (au bord du chemin, pas évident). Aujourd’hui le plateau est tout tapissé de jaune : des jonquilles ? Non, de vulgaires barabans, mais l’effet n’en est pas moins saisissant ! Cela dit, j’hésite encore : par quelle variante commencer ? Allez, va pour la 1, la plus simple, balisée de bout en bout.
Et en effet, ça va rouler tout seul ! Cool, larges chemins ou piste en crête après la fourche du Sapey, quelques jolies vues sur La Valla et les grands chirats ou encore les Monts du Forez, et pas mal de marcheurs et surtout de vététistes bien sûr. Ici les genêts sont encore en fleurs (dont l’odeur subtile  m'enchante), et les concerts de chants d’oiseaux sont eux aussi au rendez-vous.
À partir de la bifurc. du Muret, je me retrouve en terrain ultra connu jusqu’à Salvaris et ses belles vues plongeantes sur St-Etienne. Et là, grosse surprise, l’eau recoule à la fontaine ! J’y croyais plus ! Puis je passe devant le restau où, il y a des lustres, je m’étais régalé en terrasse de délicieuses râpées à volonté ; mais ensuite, le cuisinier avait changé et l’expérience fut alors si pénible que je n’ai plus jamais osé y retourner !
De Salvaris au Breuil, je découvre, ravi, un petit chemin certes toujours balisé (donc bien confortable), mais plus "pilatien", tout en toboggan et en virages, avec plein de cailloux dessus ! Quand j’arrive au bachat du Breuil (plus petit et rustique que celui de Salvaris), il est près de midi - j’ai bien traîné ! Et comme je vais errer encore un bon moment dans ce paisible mini-hameau avant de faire demi-tour (vu que du Breuil à Sainté, je connais par cœur, inutile de continuer !), j’aggrave encore mon cas…

Alors, pour mon retour à la Barbanche, je vais prendre l’itinéraire direct : c’est que j’ai encore une seconde variante à faire aujourd’hui, moi ! J’avais déjà pris cette voie directe, mais en sens inverse, lors de ma sortie du 14 avril. Aujourd'hui c'est donc un retour encore bien confortable, même si j’ai plaisir à retrouver mes marques de la dernière fois, mais sous un autre jour et en m’interdisant tout regard sur la carte…
De retour à la Barbanche vers 13h30, il est plus que temps de sortir mes provisions du sac. Pour une fois, je m’assieds confortablement à une table de pique-nique, sous le panneau "La Grand-Font" de la fourche 1064 : le lieu est royal !

Le festin et les civilités (coups de fil) terminées, je repars pour ma seconde variante, non sans avoir longuement hésité : c’est qu’à cette fourche 1064 je viens de découvrir, grosse surprise, un autre panneau, fléché "Barrage du Pas du Riot" par une voie balisée du PNR (dont j’ignorais l’existence), alors que je m’étais concocté un tout autre itinéraire à ma façon ! Que faire ? D’un pas incertain, je me lance finalement dans mon itinéraire perso. Mais à la première hésitation je m’énerve, hop, demi-tour, je reviens au point 1064 et, trop curieux in fine de voir par où le PNR veut me faire passer, je me précipite sur son itinéraire à lui (il est déjà 14h30 !).
Et ça commence bien, par la somptueuse traversée rectiligne, que je connais par cœur, du petit bois d’épicéas planté là (on se croirait dans la travée principale d’une cathédrale !). À la sortie du bois, après la traversée d’une petite route et la suite en face (RAS), je bute sur la D8, et là le panneau (alt. 1020) dit de la suivre à droite. Un peu étonné je m’exécute, mais au croisement suivant, il n’y a plus ni panneau ni balisage ! C’en est trop, excédé je fais demi-tour. Puis de retour au pt 1020, je découvre un petit sentier qui descend à droite (SE, aucune indication). Je décide aussitôt et sans vérifier de quitter là la voie du PNR et la D8 pour prendre ce sentier : il me plait (d’autant que, plus ou moins bien marqué, il semble peu fréquenté), et de plus on dirait qu’il va dans la bonne direction ? Fini le confort, vive l’inconfort ! En fait il va rejoindre au fond du vallon un ruisselet (je saurai plus tard qu’il s’agit de la Barbarie !), puis remonte fortement en face, avant de déboucher sur un hameau. Quand je vois sur un panneau qu’il s’agit de celui de la Barbanche, me voilà tout content de moi !
La suite va se dérouler sur le même mode, mi suivi sur la carte, mi intuitif, ce qui me vaudra encore quelques surprises… À partir de mon hameau, je m’amuserai sans cesse à trouver  la suite de mon trajet perso : grosso modo en descente vers le SW, mais au prix de larges lacets et autres croisements avec plein de chemins partout, dont une piste non tracée sur IGN. Condition absolue et sine qua non de cet intense plaisir : marcher à la carte et la boussole, et parfois même au pif (encore plus excitant !), mais surtout pas au GPS qui reste réservé aux situations d’extrême détresse (chose encore jamais rencontrée dans le Pilat et les massifs environnants !)…
C’est justement grâce à une petite sortie involontaire (au pif...) de mon trajet que je me suis soudain trouvé, vers le bas de ma descente, face à un spectacle stupéfiant : en plein sous-bois, dans une sorte de clairière aménagée, des constructions tarabiscotées, dont un pavillon à tourelle (?) ; puis une sorte de pyramide ultra moderne en bois que je finis par assimiler à un refuge design (?) ; puis des fauteuils sur des plateformes en bois aménagées dans les arbres (!) ; puis dans un enclos, deux lamas (!!), superbes il est vrai, à la démarche noble et altière, et dont un seul daignera s’approcher de moi à pas lents et mesurés - mais contrairement à ma précédente rencontre d’un congénère (cf. ma sortie du 20.2.22 à la Chomette), celui-ci ne daignera pas répondre à ma tentative de dialogue...
Quèsaco, me dis-je en repartant pour terminer ma descente vers le lac du Pas du Riot ? C’est seulement au retour chez moi qu’internet me fournira la réponse : ce lieu-dit "La Fortance" (IGN) - pardon, il faut dire à présent "La Fortance Paradis Naturel" - que j’ai donc croisé "par erreur" dans ma descente semble être en réalité un "lodge" – un mot dont j’ignorais même le sens ! Mais bon, un lodge design en plein Pilat, va falloir que je m’y fasse (d’autant que ça m’évoque aussitôt une chanson de Boris Vian...).

Cela dit, une fois arrivé à Lerque de Biez, je fais demi-tour comme tout à l’heure et remonte à la Barbanche, vu que je connais comme ma poche la suite du retour à Sainté, via le Gouffre d’Enfer et Rochetaillée.
Dernier régal du jour donc, mon retour au plateau de la Barbanche. Le jeu consiste ici encore à refaire en montée mon trajet de descente, mais "de mémoire", avec interdiction de consulter la carte – à une exception près toutefois : éviter de repasser par le Paradis Naturel (une fois ça va,…), et prendre à la place le lacet que j’avais loupé à la descente et qui figurait sur mon trajet. Pari réussi jusqu’au hameau de la Barbanche, où je m’autorise exceptionnellement à retourner au plateau éponyme comme j’aurais dû en descendre, c’est-à-dire par la petite route et la sente finale.
Quand j’arrive à la voiture, il est pile 19h ! Loin, très loin des horaires "normaux" évidemment, mais mon plaisir à moi a un prix, qui se mesure en heures supplémentaires…


Plein de barabans à la Barbanche !
  • Date : 11-05-2022
  • Dénivelé : 720 m

Sur la piste en crête vers Salvaris
L'immense bachat de Salvaris
Saint-Etienne depuis Salvaris (petit échantillon)
un coude étrange...
Variante 2 : vue sur Planfoy et les Monts du Forez
Apparition du Paradis Naturel
Dans le Paradis Naturel
Animal paradisiaque au repos
face à face...
Quand le Furan se jette dans le lac du Pas du Riot (Lerque de Biez)

Commentaires

Luc
21-05-2022 21:40:04

" Loin, très loin des horaires "normaux" évidemment, mais mon plaisir à moi a un prix, qui se mesure en heures supplémentaires… " 

Et je t'en souhaite un paquet d'autres ! 

Merci de tes mots ! 

:)

Geoffroy Rémi
20-05-2022 21:48:19

Certes, mais rien n'égalera jamais ses curiosités... naturelles (dont les lamas par exemple, malgré toute ma sympathie à leur égard, ne font pas vraiment partie !).


Michel Pila
20-05-2022 14:36:52

Le Massif du Pilat recèle bien des curiosités, ce Lodge en est la preuve ! 



Autres sorties

Date Titre Auteur
17-04-2022

Le GR 42 au lieu du Pinet

Geoffroy Rémi
Identification

Social Media