Roche de la Rivoire en boucle depuis Chirat


Roche de la Rivoire en boucle depuis Chirat

  • Altitude départ : 700
  • Altitude sommet : 974
  • Dénivelé : 440
  • Distance : 8,5 km
  • Temps de montée : 1h30
  • Temps de descente : 1h
  • Orientation : Nord-Ouest
  • Balisage : Marques blanc-marron (m.b.m.) du PNR du Pilat, mais rien dans la variante du Grand Plâtre, ni au retour entre le Crêt de la Chaume et Chirat.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Roches de la Rivoire en boucle depuis Chirat (9.4.21)


Une petite rando en boucle pour découvrir un remarquable promontoire du Pilat : la - ou plutôt les Roches de la Rivoire, superbe et vaste corniche rocheuse. On y bénéficie de vues plongeantes sur  la vallée du Ban, petit ruisseau qui alimente le barrage de la Rive... En toile de fond : la ligne de crêts du Pilat (Chaux de Toureyre, Crêt de l’Oeillon…), voire même, avec un peu de chance, le Mont Blanc ?


MONTÉE : Du parking, remonter en quelques enjambées le hameau de (ou du ?) Chirat jusqu’au parking suivant, où on prend à droite le « Chemin de la Croix du Chirat » (N). Après le dernier chalet à gauche, prendre en face le chemin de gauche, en légère montée, panneau « Salvaris par Font Choreyre ». Suivre désormais le balisage (m.b.m. du PNR). L’itinéraire va s’orienter progressivement au S/SE, et passer vers 770m derrière la croix métallique du Chirat (à gauche). À la bifurcation 810, prendre la voie de droite, puis à la suivante celle de gauche (m.b.m.+ ronds orange).


Peu après, à 850m, on peut soit poursuivre sur la voie balisée devenue bien caillouteuse, soit (cette variante a ma préférence) obliquer vers la gauche (j’ai mis un cairn) sur un chemin moins pierreux mais non balisé. Il rejoint un peu plus haut une piste confortable récemment tracée qu’on suit en montée. On passe une pinède bien sombre, puis on débouche vers 965m sur la très agréable crête du Grand Plâtre, qu’on suit à droite (SSW). À 996m on croise une piste qu’on emprunte à droite (la branche de gauche, elle, va rejoindre directement le Crêt de la Chaume, en peu en-dessous de notre objectif du jour : raccourci possible donc en cas de retard !). Après avoir traversé une seconde pinède obscure, on rejoint notre sentier balisé de tout à l’heure : le suivre en face (toujours SW).


On passe plus loin sous le déco des parapentistes (au-dessus à gauche, position erronée sur IGN !), puis le chemin se redresse avant de déboucher en crête sur une piste : prendre à droite, puis aussitôt à gauche (pt 1054, m.b.m., ronds orange). On passe à gauche d’un pylône puis on poursuit (on est sur les hauteurs au-dessus du hameau de Salvaris, à droite en contrebas) jusqu'au carrefour du Muret (1052m, panneau).


Suivre ici à gauche en lisière du bois la direction « Péalussin par la Roche de la Rivoire » (ENE, légère montée puis descente). Vers 1075m à la bifurcation, s’engager en montée à gauche (m.b.m.) jusqu’au point haut du jour, à 1080m (aucune vue). Poursuivre en légère descente, jusqu’à la bifurcation 1065m, où il faut poursuivre la descente à droite (m.b.m). Vers 1005m, repérer à droite un petit cairn : quitter alors le chemin et s’engager à droite en équerre dans le taillis clairsemé (trace) : un beau cairn rond géant a été bâti ici, en arrière de la dalle d’une très belle corniche qu’on peut appeler la Roche supérieure de la Rivoire. On domine de plusieurs centaines de m. la vallée du Ban, face à la Valla-en-Gier et Luzernod, avec tout au fond la ligne de crêts du Pilat à droite de la Chaux de Toureyre bien reconnaissable.


Revenir ensuite en arrière sur le chemin et poursuivre la descente à droite. Un peu plus bas, vers 975m, repérer cette fois un bon sentier à droite. Au bout, la « véritable » Roche de la Rivoire (Roche inférieure, donc), offre à nouveau un panorama similaire, avec deux éperons rocheux, l’un à gauche et l’autre à droite (prudence dans l’approche…).


DESCENTE : De retour sur notre chemin, on poursuit la descente à droite (NE). On se trouve désormais sur un chemin de crête (le Crêt de la Chaume), qu’on va suivre (toujours NNE) en ignorant les départs à droite ou à gauche : successivement une piste qu’on croise vers 905m, un chemin qui part à gauche à 811m (pylône) vers Péalussin. Vers 720m on croise une piste (menant à Péalussin) : poursuivre la descente à droite, jusqu’à un virage en épingle à gauche (N), suivi d’un « S » (gauche puis droite). Puis quitter presque aussitôt cette large piste pour prendre le chemin qui descend à gauche, plein N (X b.j.). Quelques m. plus bas, ne pas poursuivre en face sur le chemin descendant (N, non marqué sur IGN), mais prendre à gauche (SW) la piste qui se présente. À la bifurcation 678, ne pas monter à gauche mais descendre à droite jusqu’au ruisselet qu’on franchit à gué. Remonter ensuite à droite (NW>N) jusqu’à la route (710m), et la suivre dans la même direction jusqu’à Chirat.


Précautions

prudence sur les éperons rocheux


Commentaires difficultés

aucune

Topo créé le :

N88, sortie 17 (Izieux-St Chamond) > église d'Izieux > suivre Le Creux > à droite, dir. La Rivoire, puis Bonzieux > poursuivre jusqu'à Chirat, parking à gauche à l'entrée du hameau.


Situation




Sortie du 09-04

Souvenir d'une belle rencontre

Hameau du Chirat

Pour ma seconde mini-rando de reprise j’ai concocté cette petite boucle inédite autour de la Roche de la Rivoire. Ce promontoire, je l’avais déjà visité une fois en passant, mais je n’en ai pas gardé un souvenir marquant, au point de l’avoir quasiment oublié.

Comme la semaine dernière, je pars en début d’après-midi. Il est pile 15h à mon départ de Chirat. Je suis en terrain connu, mais par rapport à ma rando d’entrainement « Salvaris depuis Saint-Chamond-Izieux », en partie commune, ça fait déjà 300m de D+ et de D- de gagnés !

La météo a prédit un temps d’« éclaircies », frais mais sans pluie, ça me va. Comme d’hab je prends ma variante préférée du Grand Plâtre, où je ne rencontre jamais personne… sauf aujourd’hui où je croise un couple de vététistes un peu perdus sur la crête éponyme : « Péalussin c’est de quel côté, par ici ou par là ? ». Je les renseigne d’un ton assuré de vieux connaisseur du coin : « C’est bien par ici ! ». L’homme acquiesce, la femme doute. Je reste inflexible. Mais une fois qu’ils sont partis je me rends compte que Péalussin est accessible des deux côtés, par ici ET par là. Ben tant pis, z’avaient qu’à avoir une carte ou un GPS…

Arrivé sous le déco des parapentistes, je constate que la raide trace qui m’avait permis pendant des années de le rejoindre et de le remonter par son côté droit a maintenant totalement disparu. Et chaque fois que je passe ici je me souviens : lors de ma dernière redescente de ce déco (le 7 septembre 2019), alors que je bartassais péniblement dans les genêts et les ronces juste en-dessous pour rejoindre mon chemin, j’avais vu soudain à une bonne vingtaine de mètres à ma droite un tout jeune cerf qui me regardait. Nous étions à la même hauteur. Stupéfait je me suis aussitôt immobilisé et ai commencé à lui parler, doucement, calmement. La minute (ou bien plus?) qui a suivi fut inoubliable : ni lui ni moi n’avons bougé. Nous sommes restés figés, les yeux dans les yeux, comme hypnotisés l’un par l’autre. J’admirais tout en lui parlant ses petites cornes naissantes déjà ramifiées et ses formes si gracieuses. Ce n’est qu’au bout d’un temps qui m’a paru interminable, au moment où je me demandais ce que je pouvais bien lui raconter d’autre, qu’il a tourné la tête vers le haut, m’a re-regarde, puis a fait un quart de tour à gauche face à la pente. C’est alors qu’en quelques bonds il a disparu à mes yeux tout en poussant ce fameux cri disharmonieux, cette sorte d’aboiement qui va si mal à ces superbes animaux… Que pouvait-il bien signifier, ce cri ? Un adieu ? un signal de retour à la vie sauvage ? un appel à ses congénères ? Je ne le saurai jamais, mais je n’oublierai jamais cette rencontre magique.

Ensuite, bien sûr, je poursuis ma montée, toujours seul sur ces chemins que je connais par cœur. Mais à partir du carrefour du Muret, sur un itinéraire que j’ai peu fréquenté, il me faut redoubler d’attention pour ne pas manquer l’endroit de la Roche de la Rivoire. Un petit cairn à droite attire mon attention, mais mon alti marque 30m de plus que l’altitude attendue. Curieux, j’y vais quand même. Et j’ai bien fait d’insister car je découvre bientôt derrière le fouillis des fourrés et des arbustes un terre-plein assez bordélique avec au bout une grande dalle suspendue au-dessus du vide. Je ne me souviens pas d’un aussi vaste et superbe panorama !

En ayant pris plein les yeux je reviens vers le chemin d’accès et découvre ce faisant avec surprise à ma gauche, cerise sur le gâteau,  un très grand et beau cairn en forme de tour circulaire. Comblé, je reviens vers mon chemin, où je tombe sur un jeune couple qui le remonte. A ma demande, ils m’informent qu’ici ce n’est pas la « vraie » Roche de la Rivoire, qui se situe, elle, un peu plus bas. Me voilà rassuré ! Je la trouve en effet sans problème, au bout d’un sentier d’accès parfaitement tracé. C’est une corniche plus typée, encadrée par deux beaux éperons rocheux, mais la vue plongeante y est sensiblement la même qu’au-dessus. C’est sûrement celle que j’avais eue lors de ma précédente rando dans le coin, un peu oubliée aujourd’hui…Tout compte fait, j’ai bien fait de revenir, je trouve l’endroit beaucoup plus pittoresque et sauvage que dans mon souvenir.

Il me reste à revenir à Chirat, par un petit itinéraire inédit dont je fais mes délices pour parachever mon programme du jour. Carte et boussole ne sont pas de trop pour venir à bout de ce mini-labyrinthe que je me suis imposé pour le seul plaisir de la découverte. Si bien que j’arrive à Chirat peu avant 18h30. C’est-à-dire une demi-heure avant le couvre-feu : juste le temps nécessaire à mon retour chez moi à Sainté, pile poil à 19h. Je suis le roi du timing !

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h30
  • Dénivelé : 440 m

Identification

( ) bivouak.net

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