Le Grand Felletin en boucle depuis les Sétoux


Le Grand Felletin en boucle depuis les Sétoux

  • Altitude départ : 1132
  • Altitude sommet : 1388
  • Dénivelé : 405
  • Distance : 13 km
  • Temps de montée : 2h
  • Temps de descente : 2h
  • Orientation : Ouest
  • Balisage : A la montée, marques jaunes (m.j.) + un bref passage blanc-rouge (m.b.r. du PR 7). A la descente, m.j. ou absence de balisage (v. topo).
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Situé sur le frontière entre la Haute-Loire et l’Ardèche, ce sommet vaut d’abord par le magnifique panorama  qu’offre son belvédère perché en haut de son versant Est : sur la vallée de la Cance, puis celle du Rhône, et tout au fond, par temps clair, du Pilat jusqu’au Ventoux en passant par toute la chaîne des Alpes !


Cette montagne essentiellement couverte de résineux est parcourue par de très nombreux chemins et sentiers. L’accès proposé ici offre une belle diversité de paysages et de curiosités.


MONTÉE : De la vaste place de l’église des Sétoux, prendre brièvement la route de Clavas (D441), puis celle qui descend à droite (vieille m.j.). À la maison, s’engager sur le chemin à gauche (E), qui mène à flanc au fond d’un très beau et paisible vallon verdoyant où court un ruisselet. Notre chemin remonte en face et débouche sur la D 441 à proximité de Clavas. On va la suivre à droite pour la quitter peu après : un chemin montant à gauche permet de dominer un virage de cette route avant de la retrouver peu avant l’accès au site de l’ancienne abbaye de Clavas.


Ce site d’une grande beauté mérite une halte : tapi au fond du paisible vallon de la Clavarine, ce très ancien monastère de moniales cisterciennes  garde un air de mystère, avec son église historique (visites à la demande), ses imposantes bâtisses anciennes, son cimetière, son petit jardin "médiéval"...


Ressortir ensuite du site par l’accès précédent puis s’engager en épingle à droite sur la route qui monte et passe au-dessus du site et de son  cimetière (E, m.j., panneau Grand Felletin). Suivre ce chemin bien balisé qui va obliquer progressivement au Sud et finit par déboucher au Col de la Charousse (1241m).


Au Col, notre piste est rejointe par celle du GR7 : continuer alors sur la voie de droite (SW) qui est maintenant commune à notre piste (m.j) et au GR (m. b.r.). Suivre désormais  systématiquement les marques jaunes et les indications "Grand Felletin" ou "Table d’orientation". Vers 1305m, les deux pistes divergent : laisser alors le GR partir sur la droite (SW) et continuer de suivre le PR et ses marques jaunes (voie de gauche, SE).


Vers 1375m on débouche ainsi sur la gauche au belvédère du Grand Felletin : grande croix métallique, bancs, face à l’immense panorama qui s’ouvre au-dessus d’un raide chirat du versant Est du Felletin. Légèrement à gauche en contrebas, en haut du chirat, trône la table d’orientation qui permet de tout identifier, même ce qu'on ne voit pas, parfois...


Le vrai sommet, lui, est un peu plus haut : tournez le dos au panorama et suivez le chemin qui monte (WSW) jusqu’à la croix et à la borne sommitales (petite vue vers l’W à la faveur d’une coupe dans la forêt).


DESCENTE :  Du vrai sommet, poursuivre en face sur le chemin qui descend vers l’W puis vire au NW (pas de balisage). Au croisement suivant (cote 1332), il rejoint le GR7 : le suivre à droite. Après 250m, on retrouve la bifurcation 1305m de la montée : il faut alors continuer en face sur le GR (N). Au carrefour de pistes suivant, quitter définitivement le GR7 et s’engager brièvement sur la première piste à gauche (W, plus de balisage) ; un peu plus de 100m après, à la bifurcation, prendre tout à droite (NW, puis N) la piste en  lisière du bois. Puis, à la bifurcation suivante, attention : obliquer complètement à gauche en épingle (SW).


On suit alors cette piste, toujours non balisée, qui va sortir du bois, déboucher sur une vaste et paisible clairière puis obliquer WNW (la croix sur IGN a disparu…) ; elle passe alors à gauche d’une sorte de petit château. Ignorer un chemin à gauche et continuer à descendre en face. Plus loin, on arrive au-dessus de la maison du Chaperon qu’on voit à droite en contrebas (on aperçoit au fond  le village des Sétoux). Rejoindre alors cette maison puis suivre en-dessous, en descente,  la piste qui y mène (NE>N). Au carrefour suivant de 3 pistes, prendre celle qui monte à droite (NE) : ici on retrouve à nouveau un balisage (PR, m.j.). Il reste à suivre fidèlement ce balisage qui va vous ramener sans encombre au site de l’abbaye de Clavas.


Il reste à reprendre (W), en sens inverse de la montée et en suivant toujours les m.j., la voie de retour au village des Sétoux (bien repérer les deux chemins d’évitement de la Départementale, d’abord la montée herbeuse soutenue à droite en sortant de Clavas (pas vu de m.j.), puis après le bref retour sur la D441, la coursière qui en descend à gauche avant de remonter jusqu’aux Sétoux).


Précautions

Carte IGN 2934 ET


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Topo créé le :

Depuis Saint-Etienne, aller à Planfoy puis D51 -> Saint-Genest-Malifaux, Marlhes, Riotord, puis D184 jusqu'aux Sétoux. Depuis le Puy-en-Velay, N88 jusqu'à Yssingeaux, puis D105 jusqu'à Riotord, puis D184 jusqu'aux Sétoux. Se garer sur la vaste place de l'église.


Situation




Sortie du 13-09

Modeste retour en montagne

Abbaye de Clavas et vallon de la Clavarine

Avec une merveilleuse première traversée des Moucherolles depuis Prélenfrey le 13 juillet dernier, j’avais  enfin renoué  avec mes "grandes randos" alpines  d’il y a quelques années…  Souvenir inoubliable !

Hélas, il aura fallu un bête pépin de santé ce 5 août (assurément le pire moment de l’année pour ce genre de plaisanterie) pour mettre fin brutalement à cet épisode de retour en fanfare.

C’est donc  beaucoup plus modestement que j’ai  repris ce 13 septembre mes escapades vers les hauteurs tant convoitées…

Je n’avais pas gardé un souvenir impérissable de ma première montée au Grand Felletin, en mai 2005 ; avec  un copain du CAF qui connaissait le coin, on l’avait faite à partir de St Julien Moleshabate : de loooooongues heures dans de sombres  forêts de résineux, avant d’arriver enfin au fameux belvédère … et puis rebelote dans l’autre sens !

Cette fois donc, j’avais concocté un parcours plus ramassé et en boucle, et avec Sylviane on n’a eu qu’à s’en féliciter. Vu le temps estival et la grosse chaleur annoncée, quoi de mieux qu’une petite rando pas trop loin, largement en sous-bois… mais pas que, car agrémentée régulièrement de lumineuses émergences à découvert , et toujours au-dessus de 1000m d’altitude.

Le départ en fin de matinée du beau village des Sétoux est aussitôt suivi d’une plongée dans un autre monde, un long vallon voluptueux aux lignes très douces, sans âme qui vive, lui-même suivi d’une plongée vertigineuse dans un autre temps avec le site magique des vestiges de l’abbaye de Clavas. Quelle superbe entrée en matière !

Commence ensuite l’immersion progressive dans la vaste forêt de résineux qui recouvre cette montagne. Mais aujourd’hui, le parcours en sous-bois est tout sauf monotone ou oppressant, partout les taches de soleil jouent avec les ombres des ramures, nous sommes quasiment seuls et c’est un vrai plaisir. Il est 13h quand nous débouchons au Col de la Charousse, à cheval entre la Haute-Loire (d’où nous venons) et l’Ardèche. Ici, soudain, il y a du monde un peu partout qui pique-nique sous les arbres. Pas étonnant, la D184 passe ici !

Nous fuyons rapidement. Nous nous restaurerons peu après au pied d’un gros amoncellement de grumes odorantes, sans plus voir personne. Puis c’est parti pour la montée progressive vers le sommet, toujours entre ombres et lumières. Nous atteindrons le fameux belvédère sans effort, et beaucoup plus vite que prévu au vu de la relative longueur du tracé IGN – petite surprise plutôt agréable !

Là, bien sûr, nous ne sommes plus seuls, mais il n’y a pas foule. Comme prévu, le panorama est unique et exceptionnel, même si aujourd’hui, comme on s’y attendait, les Alpes sont aux abonnés absents.  Et on a mis un peu de temps pour trouver la table d’orientation… sur laquelle un individu faisait sa sieste !  Lorsque Sylviane a pris quelques minutes de repos au pied d’un arbre en retrait du belvédère, grosse frayeur lorsqu’un quad a soudain surgi à toute allure et l’a frôlée de très près – sans doute ne l’a-t-il même pas vue ! Je préfère ne pas commenter…

Nous sommes alors montés au vrai sommet tout proche, où il n’y avait  pas un chat et qui offre, lui, une petite vue vers l’Ouest.

Sans nous  attarder nous entamons la descente. Elle sera un poil plus longue que la montée, et tout aussi plaisante. Là non plus, pas de longs parcours dans les forêts de sapins, vu qu'on débouche à intervalles réguliers sur de vastes et paisibles oasis de verdure inondées de soleil et comme coupées du monde. Parfois une vielle bâtisse isolée aux volets clos rappelle un lointain passé où des fermiers, des troupeaux, devaient vivre là loin de l’agitation des villages ou des hameaux.  Aujourd’hui le silence règne…

Mais dans l’une de ces oasis, voici qu’une chose étrange descend du ciel et va se poser tranquillement dans la vaste prairie en pente douce à notre gauche : un parapentiste ! Nous allons nous croiser peu après et échanger quelques mots. À vrai dire je n’ai pas pu identifier l’endroit d’où il m’a dit avoir décollé. Il a l’air très zen, à l’image du paysage qui nous entoure…

La clairière suivante, celle de Chapeyron, est, elle, dotée d’une ferme plus moderne et bel et bien habitée, il y règne même une belle activité. La dernière, sous Grange Haute, nous rapproche de la vallée de la Clavarine et du mystérieux site de Clavas, où notre chemin nous dépose à nouveau délicatement en fin d’après-midi. Cette fois, nous ne nous y attardons pas et filons vers les Sétoux. Là, la coursière nous replonge au fond du magique vallon verdoyant aux lignes si pures qui nous avait déjà enchantés à la montée.

Photos de la sortie


  • Horaire : 5 h
  • Dénivelé : 405 m
  • Participants : Sylviane

Identification

( ) bivouak.net

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