Col de la Loge en boucle depuis Jeansagnière


Col de la Loge en boucle depuis Jeansagnière

  • Altitude départ : 1090
  • Altitude sommet : 1252
  • Dénivelé : 575
  • Distance : 17 km
  • Temps de montée : 2h30
  • Temps de descente : 1h45
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Rien jusqu'au Fossat (sauf mes cairns !). Puis marques blanc-jaune (m.b.j., voir le topo), sauf sur la portion du GR3 entre les Deux Boules et le col de la Loge (m.b.r.).
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • intéressant en raquettes
    • en boucle

Itinéraire

Ce circuit permet en une demi-journée de goûter aux divers paysages du versant Nord des Monts du Forez. Depuis Jeansagnière, un des plus hauts villages de la Loire (après Le Bessat, Montarcher…) qui offre une superbe vue sur Pierre-sur-Haute, on commence par grimper en sous-bois par le versant Nord de la vallée du Lignon jusqu’aux Hautes Chaumes. Puis une fois là-haut, on va s’immerger un bon moment dans ces landes infinies avec leurs rares arbustes rabougris parfois tordus par la "burle". On prend pied ensuite sur le GR3, dont le parcours varié mène sans effort jusqu’au Col de la Loge, un des hauts lieux des Monts du Forez. Le retour s’effectue ensuite par le versant opposé (Sud) de la vallée du Lignon, dont les sous-bois variés mènent à deux autres cols, plus modestes (les Placiaux et les Sapeaux), avant de replonger sur Jeansagnière.


Montée : De l’église puis la mairie de Jeansagnière (dont le centre est nommé "La Chaize" sur les cartes), descendre plein sud la petite "Route du Lignon". Lorsqu’elle bute sur un pan de mur (d’une ancienne scierie, 992m), tourner à droite et poursuivre jusqu’au fond du vallon. Là, franchir le Lignon (pont, 962m). Une trentaine de mètres après, quitter ce chemin balisé (qui se dirige vers Chalmazel) pour monter à droite sur une trace herbeuse d'abord peu évidente, mais qui se transforme très vite en un raide chemin pierreux. Il va virer à droite, puis à une bifurcation on prendra la branche de gauche (énorme fourmilière un peu plus haut). Il traverse ensuite une large piste horizontale (1080m), et continue à monter en face en sous-bois. À partir de là, garder toujours la même direction (SW). On passe ainsi deux carrefours de chemins : un premier vers 1100m (poursuivre en face), puis un second (1130m) où il faudra quitter notre chemin principal (qui vire franchement à gauche) pour continuer juste en face sur un autre, plus étroit et plus raide (j’ai mis un cairn sur une souche à gauche, puis d’autres plus haut). Vers 1210m, ce chemin en rejoint un autre montant de la gauche et qu’on suit. On sort de la forêt vers 1280m, la trace devient horizontale, longe une clôture et passe près d’une jolie maisonnette en pierre (lieu-dit "Le Fossat", 1283m).


Là, on bute sur un large chemin horizontal, le suivre à droite (W). Après une nouvelle petite montée, il débouche sur le magnifique plateau des Hautes Chaumes... La vue y est très dégagée, à gauche on voit bien Pierre-sur-Haute, jusqu’au renfoncement du Col du Béal plus à droite. Poursuivre cette superbe traversée, en montée douce jusqu’à 1350m puis en légère redescente, jusqu’à un croisement (1323m, panneau) où on a le choix entre deux possibilités pour rejoindre le Col de la Loge :


- soit (plus varié) prendre en épingle à droite la piste vers le Col de la Loge en passant à côté des Loges de la Lite (suivre le balisage VTT) ;


-soit (plus simple) continuer en face, m.b.j.n°8, jusqu’au carrefour de pistes des "Deux Boules" (panneau à droite, 2 pierres dressées en face). Là, prendre deux fois à droite pour suivre le GR3 qui file vers le Col de la Loge (m.b.r.) qui est au Nord à un peu plus de 4 km (indication effacée). D’abord large piste quasi horizontale et un peu monotone, le GR3 se transforme bientôt en un chemin montant (vers 1365m, point haut du topo, il frôle le sommet de la Montagnette à gauche) plus stimulant, d’abord herbeux à découvert, puis pierreux et descendant en sous-bois, de plus en plus agréable, jusqu’au Col de la Loge.


Descente : Au Col, traverser la route vers le grand chalet du même nom, et repérer à sa droite le chemin montant (m.b.j. n° 21, m.b.r.). Le suivre brièvement, puis laisser filer le GR3 vers la gauche (dir. La Chamba), et poursuivre tout droit (panneau "variante GR3/ Col des Placiaux 3,5km", m.b.j. 4 et 21). On rejoint ainsi sans difficulté, dans un sous-bois agréable, après une montée qui va frôler le sommet du Grand Caire (1290m), puis une redescente en douceur, le Col des Placiaux (1152m, panneau).


 Là, au débouché du sentier, s’engager à droite sur la large piste, mais la quitter presque aussitôt (env. 50m après) pour prendre un chemin montant à gauche (m.b.j. 23). Suivre ce dernier, assez cahoteux et caillouteux, en sous-bois, NE puis SE. Il va passer à côté d’un panneau-mémorial en hommage à un groupe de jeunes résistants qui avaient trouvé refuge dans une grotte à proximité, puis déboucher peu à peu sur les landes à découvert du Haut du Colombier, au-dessus de Jeansagnière (env. 1220m, belles vues sur Jeansagnière et la vallée du Lignon, ainsi que sur Pierre-sur-Haute au-dessus). Notre chemin redescend ensuite jusqu’à rejoindre la route D101.1 au Col des Sapeaux (1164m, pas de panneau). Le plus simple est alors de rejoindre Jeansagnière tout proche par cette route à droite (ou alors en prenant dans la lande en face la variante du GR3 qui coupe le virage de la route, mais elle n’est pas évidente à trouver)…


Commentaires difficultés

Facile
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Topo créé le :

Accès par l'A72 et/ou la RN89 : Feurs, Boën, puis après La Fabrique D6 jusqu'à Sail-sous-Couzan, puis Chalmazel, et de là monter à Jeansagnière via la croix Ladret. Se garer au mieux au bord de la route au-dessus de l'église (ou près de celle-ci).


Hébergement(s) associé

Situation




Sortie du 04-07

Déambulations autour du Lignon

Le Lignon depuis le pont

Pour fuir la canicule de la ville, quoi de mieux que d’aller chercher un peu de fraicheur sur les bien nommées Hautes Chaumes (pour changer un peu du Pilat) ? Donc en route pour Jeansagnière, où je prévois un circuit dont j’ai déjà parcouru tous les éléments, mais que je crois n’avoir jamais mis ainsi bout à bout pour réaliser la boucle complète du jour. De plus, Sylviane doit faire en parallèle un trajet plus court : du Col des Placiaux (où elle aura garé la voiture) au Col de la Loge, où on devrait se retrouver vers 13h pour le pique-nique, suivi d’un retour en commun jusqu’aux Placiaux (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué).

Je pars donc vers 10h30 de Jeansagnière, mais dès mon départ la rencontre d’une très aimable voisine sortant de chez elle entraîne des échanges amicaux d’un petit quart d’heure. Second départ donc, et cette fois je ne croiserai plus personne jusqu’au Col de la Loge… sauf à la maison du Fossat, où pour la première fois depuis… des décennies, il y a enfin quelqu’un : les volets sont ouverts, et j’aperçois deux personnes en train de désherber le terrain attenant – un miracle ! Ensuite, comme je connais par cœur la traversée des Hautes Chaumes jusqu’aux Deux Boules (option que j’ai choisie aujourd’hui, sans doute parce que je n’avais plus foulé le GR3 depuis longtemps), ça roule ! Parsemée de fleurs de saison, dont de superbes œillets sauvages, ma chère lande forézienne a revêtu ses habits d’été.

À partir des Deux Boules, le parcours du GR3, d’abord assez banal, devient de plus en plus attrayant, la nature y reprend ses droits, et les fleurs et les chants d’oiseaux explosent littéralement aux abords de la Montagnette. Au Col de la Loge, où j’arrive peu avant 13h30, Sylviane est bien au rendez-vous, allongée à l’ombre d’un grand pin. Je suis soulagé, mais stupéfait lorsque j’apprends qu’au col des Sapeaux elle a loupé le sentier prévu (que nous avions déjà fait une fois ensemble), vu qu’il était était masqué par un énorme engin d’abattage en pleine activité. Donc elle a poursuivi sur la large piste et, ayant vu un panneau indiquant le Col de la Loge, elle a suivi l’indication sans se poser de questions ni se faire du souci. C’est ainsi que, sans carte ni boussole, elle a fini par se retrouver des kilomètres plus loin à une fourche sans aucune indication, où elle a longuement hésité et pris finalement, d’instinct, la bonne direction (ouf !). En réalité, cette large piste, bien marquée sur IGN, et que j’avais déjà empruntée une ou deux fois, permet également de rejoindre le Col de la Loge, mais en effectuant un vaste arc de cercle au Nord du sentier direct… En tout cas, chapeau à Sylviane pour son exercice d’orientation involontaire, parfaitement (et heureusement) réussi !

Après notre pique-nique, mon attention est soudain attirée par des aboiements incessants et un curieux remue-ménage de l’autre côté de la route du col, en lisière du bois. Donc je vais voir ce qui se passe. Là, un personnage extrait, deux par deux, une douzaine de chiens nordiques (superbes huskies) d’une sorte de bétaillère, les attache soigneusement à chaque fois à un piquet planté dans le sol. Les chiens n’ont pas l’air méchants, d’ailleurs leur maître le confirme aux enfants qui se sont approchés, et en effet les bestiaux se laissent caresser sans problème ! Un bon moment après ce manège, ça se corse : les chiens sont harnachés les uns après les autres, un savant attelage prend forme, ils se mettent à aboyer comme des fous, bref il se prépare une "course verte" où ils vont tous tirer une sorte de machin (kart ?) à roulettes sur la piste poussiéreuse, à défaut de traineau sur la neige ! Et finalement les voici partis à toute allure, dans un nuage de poussière : joli spectacle, parfaitement inattendu ! Il faut bien que ces sportifs de haut niveau s’entraînent eux aussi, été comme hiver...

Cela dit, il faut bien aussi que nous deux, petits sportifs de bas niveau, nous rentrions au bercail. Et bien, ça se fera peu après, ensemble, par mon petit sentier habituel (celui que Sylviane a loupé ce matin), via le Col des Sapeaux et le Col des Placiaux. Une journée sans prétention, mais pas sans intérêt, dans nos Hautes Chaumes  et nos forêts du Forez, toujours aussi belles, été comme hiver. Pourvu que ça dure ! Il y a en effet une sérieuse menace d’installation prochaine de 5 (!) éoliennes industrielles justement sur ce si beau parcours de crête, qui serait alors complètement ravagé,  défigurant ainsi définitivement ces splendides Hautes Chaumes auxquelles le Prof. Axel Kahn consacrait en 2014, dans son ouvrage Pensées en chemin. Ma France, des Ardennes au Pays Basque, six pages enthousiastes (149 à 154). Il concluait ainsi : "Je ne connaissais pas ces lieux… J’en ai été ébloui… Pour ma part, ce serait bien là, dans les Hautes Chaumes du Forez, près d’un petit pin isolé sur une éminence, que j’aimerais voir blanchir mon squelette pour les siècles futurs".

Photos de la sortie


  • Horaire : 4H
  • Dénivelé : 575 m
  • Participants : Sylviane

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