Le Gouffre d\'Enfer et le Pas du Riot : tour
des barrages

Le Gouffre d\'Enfer et le Pas du Riot : tour
des barrages

  • Altitude départ : 710
  • Altitude sommet : 880
  • Dénivelé : 270
  • Distance : 8 km
  • Temps de montée : 1h40
  • Temps de descente : 1h20
  • Orientation : Nord-Ouest
  • Balisage : Panneaux ; quelques marques blanc-jaune (et VTT marron notamment dans la hêtraie au retour)
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Tous les Stéphanois connaissent ce site exceptionnel, sauvage et grandiose, qui se trouve aux portes de leur ville, dans l’étroite vallée du Furan. Deux barrages successifs y ont été aménagés au 19e siècle, afin d’alimenter en eau potable et industrielle l’agglomération stéphanoise : en 1866, celui du Gouffre d’Enfer dans la partie la plus rocheuse et encaissée des gorges du Furan, puis en 1878, environ 2km en amont, celui du Pas du Riot en complément du premier devenu rapidement insuffisant. Le premier sert aujourd'hui de modérateur des crues ; le second alimente toujours en eau l'agglomération de St Etienne, avec celui, beaucoup plus grand, de Lavalette près d'Yssingeaux.


En fonction du temps disponible, le tour de ces deux lacs de barrages pourra être complété à mi-parcours par la poursuite (en aller-retour) de la remontée de la vallée du Furan jusqu’au Pont Souvignet, escapade qu'on peut encore prolonger jusqu’au fameux "Sapin géant" un peu plus haut (cf. le "Circuit long" en annexe ci-dessous).


Aller : Du parking (710m), partir à droite le long du Furan, en légère descente puis remontée (cascade sur la gauche). Laisser à droite les départs vers les deux vias ferratas du site. Après quelques escaliers, suivre l’étroit chemin dallé (rampe métallique) au-dessus du fond des gorges, qu’on va traverser sur une petite passerelle. On débouche ensuite sur une allée encaissée bordée d’arbres, qui mène au pied du barrage  du Gouffre d'Enfer (ambiance…). La remontée des 52m de la digue se fait par un spectaculaire escalier sinueux de près de 250 marches astucieusement disposées sur son flanc gauche. Au sommet de la digue (787m), on découvre l’impressionnant piton rocheux du Belvédère, qu’on peut escalader à partir d’ici avant (ou après) le tour des deux barrages. C'est bref mais raide (merci les marches), et la rampe métallique n'est pas superflue. Mais il y a plus sportif encore : c'est d'y accéder depuis le village de Planfoy (sur le versant opposé) par une tyrolienne de 200m de long ; installée en 2014 et bien visible depuis la digue, elle traverse les gorges du Furan. Du haut du Belvédère (831m), superbes vues sur le lac du Gouffre d'Enfer en contrebas, et de l'autre côté sur Roche Corbière (LE rocher d'escalade des Stéphanois, avec plein de voies équipées de 15 à 90m, du 3a au 8+) et sur le village de Rochetaillée au fond.


Une fois redescendu du Belvédère, traverser ensuite la digue vers la droite et s’engager à gauche sur le chemin qui va longer le lac (ou ce qu’il en reste, c’est-à-dire le Furan, vu que ce barrage est désormais souvent quasi vide…) en rive gauche. D’abord en montée douce, ce chemin va s’éloigner un peu du plan d’eau et se redresser jusqu’à la bifurcation (855m) avec le large sentier qui monte à Planfoy. Continuer alors à gauche sur la voie d’abord descendante. À la bifurcation suivante (880m, parking pour les voitures venant de Planfoy par la route à droite), poursuivre en face sur une route interdite à la circulation. Elle mène à la digue du barrage du Pas du Riot (864m).


Ce barrage est depuis mai 2017 en grands travaux de réhabilitation (fin prévue pour courant 2019), et pour cela vidé de son eau. Ne pas traverser la digue et poursuivre en face sur le sentier rive gauche : pour cela, descendre en épingle juste après la digue, à gauche puis à droite. On va alors longer le lac (ou le vallon du Furan… tant que dureront les travaux) au plus près sur un bon chemin horizontal. Au bout, franchir la passerelle sur le Furan au lieu-dit "Lerque de Biez" (panneau, 855m).


Nous sommes ici à la moitié du tour des deux barrages : après en avoir longé la rive gauche, il reste à revenir rive droite jusqu’au point de départ de la rando.


=> c'est donc ici, à mi-parcours de notre topo, qu'on peut continuer à remonter le vallon du Furan jusqu’au Pont Souvignet, et poursuivre  encore dans la même direction jusqu’au "Sapin Géant" (avant de revenir en aller/retour à la passerelle sur le Furan). Mais cela rallonge notre rando de deux bonnes heures et d'un peu plus de 7km. Voir ci-après notre "Circuit long".


Retour : La passerelle sur le Furan franchie, notre circuit "normal" du tour des barrages se poursuit donc en obliquant à gauche sur le bon sentier qui va longer le barrage du Pas du Riot en rive droite. Parvenu à proximité de la digue, ce sentier va faire un crochet vers la droite jusqu’au pont de la Barbarie (qui franchit le ruisseau éponyme, affluent du Furan) avant de revenir vers la digue. À ce point, le sentier en lacets qui permettait jusqu’en 2017 de descendre en rive droite du haut de la digue jusqu’à son pied n’existe plus (recouvert par la nouvelle configuration des lieux suite aux travaux). Pour poursuivre notre tour des barrages, il convient donc désormais de traverser la digue et de s’engager là en rive gauche sur le sentier descendant vers l’aval (quelques lacets). Ce sentier va rejoindre un peu plus loin un beau pont sur le Furan par où l’aqueduc passe de la rive gauche à la rive droite (panneau). En regardant d'ici en arrière vers la digue du Pas du Riot, on aperçoit quelques immenses épicéas qui dépassent nettement de la forêt dans laquelle ils sont immergés. Traverser ce pont pour rejoindre ainsi la rive droite.


=> Notez qu'on a aussi la possibilité de ne pas traverser ce pont et de continuer en face sur un sentier qui va rester au fond du vallon et longer le Furan (rive gauche, puis droite), et ensuite le plan d’eau au plus près, et ce jusqu’à la digue du barrage du Gouffre d’Enfer (à tester lors d'un second tour de nos deux barrages !).


Le pont franchi, on suit un large sentier en balcon, quasi horizontal, dans une superbe hêtraie. Il surplombe le Furan (et le sentier du bas, parallèle au nôtre mais une trentaine de m. en-dessous), puis les méandres du plan d’eau du Gouffre d’Enfer : belles vues plongeantes, particulièrement en automne et en hiver. Il redescend enfin vers la digue. Ne pas reprendre pied sur celle-ci (sauf si vous n’êtes pas monté au Belvédère à l’aller !) et prendre aussitôt à droite le large chemin qui redescend vers le parking ; laisser un point de vue à gauche, passer devant la maison du garde, suivre le bout de route goudronné bien pentu, puis laisser à droite le rocher de Roche Corbière (superbes et immenses séquoias au passage).


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Annexe : Circuit long vers le Pont Souvignet et le Sapin géant


Pour ce supplément, compter donc 2h et 7 km de plus, et rajouter 155m de dénivelée, soit un total de 5h, 15km et 425m de D+.


Comme dit, on peut éventuellement prolonger le plaisir du topo ci-dessus à mi-parcours. Pour ce faire il suffit, une fois la passerelle sur le Furan franchie au lieu-dit Lerque de Biez (854m), d’obliquer à droite et de remonter (sud-est) la vallée du Furan (rive droite au début), en direction du Pont Souvignet (panneau). Le chemin en pente douce est paisible, et change parfois de rive (à noter vers le milieu, sur la gauche du chemin (panneau) 2 vieux pins Douglas en référence à l'écrivain local Charles Exbrayat). Un peu plus de 3 km plus loin, on arrive au Pont Souvignet (955m) sur le Furan, que l’on quitte ici.


Traverser alors la D37 et prendre à droite, puis à gauche le chemin qui se dirige vers le "Sapin géant" (panneau). Plus haut, à un carrefour de 3 pistes, prendre celle qui monte en face légèrement vers la droite (marques bleues), puis ensuite franchement à droite (pont ; marques blanc-marron du PNR). Poursuivre ensuite sur cette piste jusqu'à atteindre le Sapin géant, à droite du chemin en contrebas (1010m env., sente, panneaux) : né au début du règne de Louis XV, il fait plus de 43m et sa circonférence à 1,3m du sol est de 4,3 m. Pas mal, l’ancêtre…


Reste à faire demi-tour et à redescendre par le chemin de la montée, jusqu’au Pont Souvignet d’abord, puis le long du Furan jusqu’à Lerque de Biez. De là, suivre l'itinéraire du retour indiqué dans le topo ci-dessus, rive droite de nos deux lacs.


Commentaires difficultés

Deux brèves montées raides mais protégées par des barrières métalliques (digue et belvédère du Gouffre d'Enfer) demandent un peu d'attention.
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Topo créé le :

Saint-Etienne > D8 jusqu'à Rochetaillée, où on prend à droite la petite route qui descend au Gouffre d'Enfer (panneau). Parking tout en bas à la fin de la route.


Situation




Sortie du 16-01

Vive le Furan et la Barbarie libres !

Dans les gorges du Furan

De cette fameuse rando à deux pas de chez moi, je n’avais jamais encore fait que des petits bouts du côté du Gouffre d’Enfer (dont la via adultes, et quelques très modestes voies de Roche Corbière). Aujourd’hui je me décide enfin à effectuer le tour complet des 2 barrages : il était temps !

Et dès mes premiers pas, vers 9h, je suis malgré tout encore frappé par la sauvagerie de ces gorges par lesquelles on pénètre jusqu’au pied de la digue : ce jour d’hiver limpide et ces arbres dénudés y sont sans doute pour quelque chose ? Puis, après l’échauffement bienvenu de la remontée de la digue par ses innombrables marches (merci aux constructeurs de l’époque, fallait y penser !), première (bonne) surprise : il ya de l’eau dans le barrage du Gouffre d’Enfer ! Tant mieux me dis-je, même si le niveau est aujourd’hui bien bas (je l’avais toujours vu plus rempli, autrefois)…

Et c’est tout ragaillardi que j’entame mon tour des lacs par leurs rives gauches, en me réservant la montée/descente du belvédère (déjà faite plusieurs fois) pour le retour. Il n’y a pas foule aujourd’hui sur ce circuit - sans doute le froid hivernal, dont témoigne une belle petite cascade de glace peu après sur ma droite, et pas mal de plaques verglacées sur mon sentier.

À la digue du Pas du Riot, deuxième  et troisième (mauvaises) surprises : partout, de tous côtés, de gigantesques travaux sont en cours, d’énormes quantités de remblai ont semble-t-il été rapportées devant la digue, il y a des engins de partout, y compris sur la digue qui du coup n’est plus franchissable, et le lac est, évidemment, à sec ! Le premier choc passé, je me résous à tenter de poursuivre droit devant, rive gauche du "lac" donc, et là, miracle, ça passe, je trouve sans mal le sentier qui descend au bord de l’eau (ou plutôt des mares résiduelles…), et qui va remonter rive gauche, comme prévu. Je croise une habitante de Planfoy, qui fréquente ces lieux depuis longtemps et me dit que c’est la première fois qu’elle voit ce lac vide ; elle cherche aujourd’hui à rejoindre le gouffre d’Enfer dont le romantisme sauvage l’a toujours impressionnée.

Et puis là, assez vite, ma déception va faire place à une sorte d’excitation : pas de lac, certes, mais là en bas, tout seul comme un grand, au fond de sa vallée, serpente et scintille le Furan ! Quelle chance, jamais on n’a dû le voir ainsi, enfin à nouveau LIBRE ! Libre comme il y a près d’un siècle et demi, avant la construction du barrage ! Je suis fasciné, et ne le quitte plus des yeux. Je suis tenté d’aller le rejoindre là en-bas, mais me réserve finalement ce plaisir pour le retour, en fonction du temps qui me restera.

J’arrive ainsi assez vite à la passerelle (givrée) sur le Furan, au bout du lac. Il n’est pas encore 11h, et l’idée de faire déjà demi-tour me laisse perplexe. Et si je continuais encore un peu le long du Furan ? Je sors ma carte : ben oui, il y a ce bon chemin qui le longe jusqu’au Pont Souvignet,  et encore un peu plus loin il y a ce fameux Sapin géant dont j’ai souvent entendu parler et que je n’ai encore jamais vu. Tout ça, ça fait des km évidemment… J’estime à env. 2h le temps qu’il me faudrait pour ce détour… Pile ou face ? Allez, je me laisse tenter, on y va !

 Chemin cool, sympa, en effet : longer le Furan en m’emplissant à chaque pas de sa petite musique, dans ce doux vallon arboré, quel plaisir - sauf que… l’humidité et l’altitude aidant (on passe de 850m à 950), le verglas va vite envahir la quasi totalité du chemin, encore à l’ombre, ce qui va me compliquer la tâche (faudra marcher sur les bas-côtés). Certes, ça ira mieux quand la neige remplacera le verglas, mais peu après le chemin va encore s’élargir pour laisser passer les gros engins du chantier : nouvelle galère sur cette voie certes déneigée mais dure et glissante, mais bon, avec le Pont Souvignet qui finit par arriver, me voilà soulagé.

Il n’est que 11h40, je n’hésite pas, va pour le Sapin géant ! Aujourd’hui j’ai du mérite à y accéder, car l’itinéraire, a priori sans problème, est par endroits une vraie patinoire (la neige tombée des sapins ?). Le vieux monstre une fois examiné sous toutes ses coutures (enfin, presque !), je fais demi-tour et c’est dans ce début de descente que je manque plusieurs fois me casser la figure. Mais non, il me reste encore quelques ressources d’équilibriste, et le retour à la passerelle sur le Furan se fera sans problème. C’est là que, plus décontracté qu’à la montée, je découvrirai les deux Douglas centenaires estampillés "Charles Exbrayat"). Et que je surprendrai, tout près, un magnifique héron qui à mon approche s’est envolé à grands coups d’ailes du lit du Furan où il s’abreuvait : quelle grâce et quelle majesté !

Une fois sur le sentier rive droite du Pas du Riot, cette fois je ne résiste pas au plaisir de descendre "au fond du lac" pour tenir compagnie au Furan. Je le longe au plus près un petit moment, puis je remonte le raide talus à droite pour retrouver mon sentier. Arrivé à la digue, évidemment plus de sente qui descend le long de celle-ci, mais d’immenses voies boueuses montantes et descendantes en rive droite. Et là, un conducteur d’engins me fait signe depuis son volant de faire demi-tour. Parvenu à ma hauteur, il s’arrête et me conseille de franchir la digue puis d’en redescendre en face, par une sente que je devrai suivre jusqu’à un petit pont qui me permettra de revenir rive droite. Merci à lui ! J’apprends aussi que la fin des travaux, prévue pour novembre 2018, a été reportée à plus tard en raison des aléas climatiques…

Et tout se passera parfaitement bien jusqu’à mon retour au point de départ. Arrivé au petit pont, j’hésite un moment entre les deux possibilités qui s’offrent à moi : descendre en face sur le sentier du bas pour retrouver l’intimité du Furan, ou franchir le pont et rester en balcon au-dessus du fond du vallon ? Je me décide finalement pour la seconde solution, car ce sentier est encore bien ensoleillé, alors qu’en bas le Furan est déjà plongé dans l’ombre. Bien m’en a pris : aujourd’hui, le sentier du haut est un petit régal !  D’ailleurs, le pont à peine franchi, je m’assieds sur une pierre au soleil pour y dévorer mon sandwich en guise de déjeuner. Ensuite, les hêtres tout dénudés me permettront de superbes vues plongeantes sur le Furan (son sentier, son aqueduc, son vieux barrage hors d’usage) puis les eaux bleues du Gouffre d’Enfer à l’approche de la digue et du Belvédère.

Puis je monte bien sûr au Belvédère, même si c’est pour une énième fois (faut bien faire la totalité du topo !). Même de dimensions plus réduites, même à l’ombre, le lac est toujours aussi beau vu d’ici. Puis, après un dernier coup de chapeau à Roche Corbière et au petit bois d’immenses séquoias, je rejoins le parking à 16h pile. Dans 10 à 15 minutes je serai de retour chez moi pour étoffer un peu mon frugal déjeuner, mieux vaut tard que jamais...

Photos de la sortie


  • Horaire : 6h
  • Dénivelé : 425 m

Identification

( ) bivouak.net

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