Gerbier de Jonc : Sommet, tour et sources
de la Loire

Gerbier de Jonc : Sommet, tour et sources
de la Loire

  • Altitude départ : 1414
  • Altitude sommet : 1551
  • Dénivelé : 690
  • Distance : 19 km
  • Temps de montée : 0h45
  • Temps de descente : 4h45
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Flèches bleues sur les rochers pour le circuit du Gerbier de Jonc. Marques blanc-rouge (GR) puis jaune-rouge (GR de pays) pour le circuit du tour du Gerbier. Ronds bleus pour le circuit des sources de la Loire.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Suc emblématique s’il en est, le Gerbier de Jonc est un parfait dôme de roches volcaniques, reconnaissable de très loin et gravi chaque année par des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes… Sa brève mais raide ascension, très ludique dans un empilement de blocs de phonolites, se fait en circuit à sens unique. Elle gagne à être précédée – ou suivie – par le bien plus facile mais aussi bien plus long tour du Gerbier, agréable "sentier de découverte" qui offre de nombreux points de vue non seulement sur ce suc, mais aussi sur celui de Sara, tout proche au Nord et également renommé.


1. Ascension du Gerbier de Jonc (env. 1 km ; compter 20 à 25’ pour la montée, autant pour la descente ; D+ 135m) :


Du parking, gagner le point de départ de la montée. Suivre la direction indiquée (panneau), puis les très nombreuses flèches bleues sur les rochers, impossible de se tromper ! Facile au départ, le sentier se raidit ensuite dans les blocs et les dalles successives. Des cordes fixes et quelques marches taillées facilitent les passages les plus escarpés.


Du sommet, le panorama est grandiose par beau temps clair : les volcans du Velay au nord et à l’ouest, ceux du Vivarais au sud, mais aussi toute la chaîne des Alpes à l’Est et jusqu’au Pilat au nord. La descente, également fléchée, commence en face de l'arrivée sur le promontoire sommital. Quelques passages rocheux, encore plus raides qu’à la montée, demandent un minimum d’attention (cordes fixes).


2. Circuit du tour du Gerbier, dit "sentier de découverte" (GR de pays du tour de la montagne ardéchoise) (14,8km ; 3h40 ; D+ 495m) :


Du parking, suivre vers le NW (dir. Les Estables) la trace parallèle à la D378 (à droite de celle-ci ; marques rouge-blanc du GR). Cette sente s’écarte une première fois de la route (pt 1386, "les confitures de Nicole"), la rejoint puis s’en écarte une seconde fois pour un second raccourci (pt 1356, petit abri en béton). Prendre en face la montée sur un chemin raviné et poursuivre toujours dans la même direction (NW). On rejoint ainsi à nouveau la route qu’on suit, mais presque aussitôt (virage 1382), il faudra prendre à droite (E, face aux Alpes… par beau temps) le chemin herbeux (panneau "Le Pradal", 2,8km), marques rouge-jaune du GR de pays. Commence alors une longue descente (430m de D- !) dans un vallon entre le Suc de Sara au N et le Gerbier au S, qui seront tous deux visibles par intermittence au long de ce circuit. D’abord assez sauvage, cette descente demande de l’attention, bien suivre le balisage rouge-jaune, pas toujours évident, parfois presque effacé. Il faudra prendre à droite à la fourche suivante (panneau), puis à nouveau à droite plus bas (hêtraie). Vers 1290m (ruine à droite en contrebas), continuer en face. Plus loin, virer à droite puis à gauche (NNE ; ignorer la ruine) ; en automne et en hiver, le Suc de Sara apparait alors juste en face derrière les hêtres. Vers 1215m (gros cairn), virer à 90° à droite. Vers 1130m, on franchit un ruisseau à gué. Le sentier va ensuite obliquer au SE, puis passer au-dessus des superbes fermes anciennes de Ribalasse (1080m).


À partir de maintenant la suite et la fin du circuit, toujours bien balisées, vont se dérouler sur de larges pistes, nettement plus confortables, où l’erreur n’est plus possible. D’abord encore en descente, jusqu’au point bas à 950m (pont), puis en remontée progressive jusqu’au retour au pied du Gerbier. Vers 980m, on arrive au petit hameau de Pradal : à la route, virer à droite en épingle et poursuivre la montée (W). S’ensuivent ensuite de nombreux lacets, avec ici et là encore de superbes "fenêtres" sur le Gerbier ou le Suc de Sara (avec à sa gauche deux beaux sucs sans nom dont le plus haut culmine à 1424m). Vers 1380m la piste devient herbeuse. Peu après (panneau "Les Lauzettes"), poursuivre en face. Une fois sur la route, la suivre à droite, et parachever ainsi le contournement du Gerbier (tout proche) par le Sud, jusqu’au retour au parking.


3. Sentier des sources de la Loire (compter env. 3 km et une petite heure de marche, pour un dénivelé supplémentaire de 65m. Suivre les ronds bleus)


En fonction du temps disponible, on peut terminer la journée par ce très facile et bref circuit, au pied même du versant SW du Gerbier de Jonc. Il permet de voir les 3 sources de la Loire, aux dénominations cocasses. Pour le détail du circuit et l'emplacement des sources, cliquez sur le lien ci-dessus (bien agrandir la carte).


Du parking à côté du restaurant, au débouché de la descente du Gerbier, traverser la route et  prendre en face le Sentier des sources (panneau). Après une descente douce sur une sente en sous-bois, on traverse une route. Repérer un large chemin horizontal qui part à gauche (SE), et le suivre sur 800m env., au milieu de prairies tourbeuses. Après un virage vers la gauche, prendre le sentier à gauche. Ce sentier va longer, en remontée progressive en sous-bois, un minuscule ruisselet (la Loire donc !). Tout au bout on tombe enfin, au bout d'un petit étang, sur sa source "véritable". Un peu plus haut, sur la D 378 qui ramène à gauche vers le pied du Gerbier, deux autres sources dites respectivement "géographique" et "authentique" témoignent que la comédie humaine n'est jamais bien éloignée de la réalité...

A voir sur le web

Précautions

Ascension à éviter si le rocher est humide ou recouvert de neige. Sens unique (anti-horaire) impératif. Bonnes chaussures de marche indispensables. Carte IGN 2836OT conseillée pour le circuit du tour.


Commentaires difficultés

Quelques passages parfois très raides dans la montée et (plus encore) la descente dans les rochers du Gerbier de Jonc (quelques cordes fixes). Aucune difficulté notable pour le circuit du tour, encore moins pour celui des sources. L'ascension plus exigeante mais ludique du Gerbier est toutefois possible pour des enfants même petits à condition qu'ils soient bien entrainés à ce type de parcours (bonne surveillance indispensable...).
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Topo créé le :

Depuis le Puy-en-Velay (par la D15) ou Valence (par la D533), se rendre aux Estables (près du Mont Mézenc). De là, D36 puis D378 dir. le Gerbier de Jonc (panneaux). Sur place, se garer sur le parking à proximité du départ de l'ascension (près du bar-restaurant du Gerbier de Jonc).


Situation




Sortie du 23-02

Jour de fête

Dans la montée (passage facile)

Ça fait un moment que je souhaitais remonter au Gerbier de Jonc - mais cette fois avec Sylviane, qui a pris goût ces derniers temps à grimper sur terrain rocheux "en mettant les mains". Et comme je souhaitais aussi changer un peu de la Haute-Loire et des sucs de mes Monts du Velay, aussi magiques et variés soient-ils, ce superbe dimanche quasi printanier m’a semblé tout trouvé pour l’occasion.

Nous voici donc un peu avant midi à pied d’œuvre au pied du Gerbier. Contrairement à ma première ascension de décembre 2018 où je m'étais trouvé absolument seul (quel bonheur) sur ses pentes à la montée comme à la descente, aujourd’hui évidemment, il y a du monde ! Eh bien, et on est bien d’accord là-dessus tous les deux, c’est pas mal non plus ! Certes, j’imagine qu’en plein été il peut y avoir des embouteillages avec une foule énorme en procession à la queue-leu-leu, et que là ça peut devenir insupportable.

Mais aujourdhuii, c’était plutôt sympa de croiser à la montée ce couple avec un gros chien affectueux qui après vous avoir dépassé redescend soudain vers vous à toute pompe dans les blocs pour vérifier si vous suivez toujours ; ou bien cette petite famille avec deux tout petits enfants grimpant allègrement à quatre pattes ou dévalant sérieux comme des papes les raides pentes de gros rochers sur les fesses ou sur le ventre. Ou encore de voir au sommet une charmante jeune femme venir spontanément vous demander avec le sourire si vous souhaitez qu’elle vous prenne en photo, puis vous expliquer sur quelle icône appuyer pour se prendre facilement en selfie avec le téléphone ; ou bien encore ces deux petits gamins acharnés à vouloir reconstruire à tout prix un cairn filiforme détruit par le passage d'un individu inattentif, qui ont dû s'y reprendre à plusieurs fois (pas facile du tout!) mais ont fini par y arriver, tout fiers de leur exploit ! Enfin cette dame qui nous voyant examiner d'en haut le passage avec corde fixe le plus raide de la descente, s’est arrêtée au pied de la dalle pour nous suggérer gentiment la meilleure façon de poser nos pieds et de nous laisser glisser jusqu’en bas en toute sécurité...

Bref, le plaisir que nous avons pris à réaliser ensemble cette montée puis cette descente peu commune dans ces raides pentes rocheuses s’est trouvé comme exalté par cette joyeuse ambiance de "jour de fête" populaire et bon enfant. Et c’était également la fête au sommet, hérissé de cairns, où nous avons sorti notre pique-nique du sac, avec vue grandiose aux quatre horizons et notamment sur la chaîne des sommets alpins d’un blanc étincelant. Petits groupes tout heureux d’être là, douceur, plein soleil et absence de vent, tout y était…

Une fois revenus en bas, comme il nous restait un peu de temps, on a rajouté le bref circuit dit "des sources de la Loire", auquel j’avais dû renoncer la fois précédente, faute de temps (il faisait nuit à la fin de mon tour du Gerbier). Rien d’inoubliable sans doute, d’ailleurs là on n’a rencontré personne. Mais tout de même une assez belle atmosphère, un peu étrange, un peu mystérieuse dans les sous-bois à la descente et surtout à la remontée, sur la sente qui longe le mince ruisselet qui porte déjà le nom de Loire en aval de sa source "véritable" (en attendant de se regrouper avec les deux autres un peu plus bas – mais il ne le sait pas encore !).

De retour au parking, nous sommes presque tout seuls.

Il y a juste une grande boule rouge à l’horizon.

La fête est finie.

Photos de la sortie


  • Horaire : 2h45
  • Dénivelé : 200 m
  • Participants : Sylviane

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Date Titre Auteur
05-12-2018

Heurs et malheurs

22 Geoffroy Rémi

Identification

( ) bivouak.net

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