La Bigue, sommet du Siron en boucle depuis
Thoard par le GR et la crête Nord-Ouest

La Bigue, sommet du Siron en boucle depuis
Thoard par le GR et la crête Nord-Ouest

  • Altitude départ : 790
  • Altitude sommet : 1652
  • Dénivelé : 1010
  • Temps de montée : 3h30
  • Temps de descente : 2h45
  • Orientation : Ouest
  • Balisage : GR (rouge blanc) et panneaux sur la voie balisée de la GTPA ; marques jaunes (m.j.) du Pied de la Bigue au sommet. Rien sur la variante par la crête Nord-Ouest, et rien non plus sur l'ensemble de la descente en boucle.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

La montée à la Bigue par son versant Ouest, depuis le village perché de Thoard via le GR de la Grande Traversée des Préalpes (GTPA), est un peu plus courte (moins de dénivelé) que par son versant Est depuis Digne-les-Bains. Mais elle est à mon avis encore plus belle. En effet, on y longe quelques champs de lavande, les hêtraies que l’on traverse sont magnifiques, et si l’on choisit (vivement conseillé !) de rejoindre au final le sommet en quittant le GR pour la crête NW (non balisée), c’est la cerise sur le gâteau...


Quant à la descente, on peut évidemment choisir de la faire par l’itinéraire de montée, ou mieux, en utilisant d’abord la crête NW si l’on est monté intégralement par le GR (ou vice-versa). Mais il est encore beaucoup plus intéressant (et ludique !) d’effectuer une boucle complète : en l’absence de solution tracée sur le terrain, il faudra pour cela, comme je le propose ci-dessous, se résoudre à descendre hors de toute trace, en "terrain d’aventure"…


MONTÉE :


À Thoard, prendre au bout de la place du village (place Ste Anne), à droite, la rue des Prés de Riou (panneau "Col de la Croix", balisage GR), puis la petite route de Siron. On est alors sur le GR de la GTPA.


La petite route mène à la Bannette (gîte à gauche). La montée se poursuit sur le chemin à droite, face aux rochers de Sainte-Madeleine (pylône et chapelle visibles sur la crête). Passer un peu plus haut un dernier petit parking possible (face à un captage).


Après un grand virage à gauche du chemin (N) et les premières belles vues vers l’Ouest (Vaumuse, Lure…), on peut évidemment poursuivre dans la même direction. On passe alors devant une stèle à deux jeunes résistants exécutés ici, puis on accède vers 1100m à un croisement, où un bref aller/retour s’impose à gauche, via le pylône, jusqu’à la chapelle Sainte-Madeleine en contrebas, astucieusement restaurée et relookée…


Mais je conseillerai plutôt de prendre juste après la stèle le petit sentier ("Sentier de découverte" sur IGN) qui grimpe à droite (panneau "La Carrière"). Un peu plus haut, à une bifurcation dans un éboulis, prendre la branche de gauche (sente en lacets). Au panneau suivant (1140m), faire d’abord un bref aller/retour vers une ancienne carrière de gypse (vue plongeante, banc). De retour au panneau, continuer sur le très esthétique "sentier du gypse" en direction du Col de la Croix (superbes vues à gauche sur la vallée des Duyes, la montagne de Lure, la crête de Vaumuse, etc.).


De retour sur le GR (à noter : rien n’empêche ici, si on le souhaite, de faire un aller/retour à gauche vers le pylône et la chapelle Sainte-Madeleine proches), poursuivre la montée à droite. Après le Pas du Lièvre on pénètre dans la hêtraie. Au Col de la Croix (1281m, portillon), on poursuit à droite (S, panneau "Pied de la Bigue") en montée douce dans la hêtraie. Vers 1355m, avant un virage à droite, on aperçoit pour la première fois, au-dessus, un bout de la crête NW de la Bigue. Poursuivre en sous-bois clairsemé sur la trace à gauche, qui va se redresser un peu.


Vers 1435m, à une petite fourche (voir photo), deux possibilités :


- soit continuer sur le chemin balisé qui se poursuit à gauche dans la hêtraie (portillon juste après). Vers 1500m il va sortir du bois, redescendre un peu et finir par rejoindre à 1485m (panneau "Pied de la Bigue") l’itinéraire de montée en provenance de Digne (suite du GR). Il restera à obliquer à droite pour monter par un bout de PR (m.j.), en terrain bien dégagé, jusqu’au sommet de la Bigue, enfin visible.


- soit (fortement conseillé) suivre la trace (draille) de droite (ni balisage ni cairn) qui monte vers la crête NW. Un peu au-dessus (au niveau de deux très gros arbres à gauche), retrouver la trace en obliquant franchement à droite au 1er arbre. À la fourche suivante, prendre la branche de gauche. On débouche sur la crête vers 1535m (la trace disparaît sur les 20 derniers mètres). Remonter alors cette crête à gauche, d’abord en longeant la clôture, puis quand celle-ci plonge dans la pente à droite, suivre approximativement la crête en son milieu, herbeux (zone de pâturage) et parfois très large. Elle offre çà et là des vues splendides aux quatre coins de l’horizon. Puis repérer, un peu à droite du "fil", le portillon qui permet de quitter cette zone clôturée, et rejoindre le sommet bien visible tout au bout (superbe mélézin à gauche).


DESCENTE DIRECTE :


Pour une descente simple, plutôt que de revenir intégralement sur ses pas, il est préférable de choisir l’option non retenue à la montée. Si vous êtes monté intégralement par le chemin balisé (GR puis PR), commencez la descente en poursuivant au sommet vers le Nord-Ouest sur la crête ; vers 1535m (j’ai mis un cairn), peu après un grillage qui coupe la clôture en barbelés à gauche, obliquez à 90° à droite pour rejoindre la bonne trace non visible de la crête, env. 20m en contrebas ; suivez-la jusqu’à l’embranchement où elle rejoint le GR, qui va vous mener jusqu’à Thoard. Si vous êtes monté au sommet par la crête, c’est encore plus simple, descendez en face vers le S puis l’E (PR) jusqu’au croisement 1485, et là prenez le GR à gauche (NW) jusqu’à Thoard.


DESCENTE EN BOUCLE (conseillé) :


Pour cela il faut d’abord repérer, depuis la crête NW ou le sommet, les 3 bosses boisées (Guéride, la Colerette et la Blache) qui se suivent de très près à droite (SSE) du sommet : c’est par là qu’on va passer (hors trace).


Commencer alors à descendre du sommet plein S par la voie d’accès "normale" balisée en jaune (PR). Mais dès que celle-ci vire à gauche (SE), il faudra la quitter et continuer tout droit (plus de trace) jusqu’à la rupture de pente (env. 1580m). De là, descendre dans les genêts et les cailloux toute l’épaule SW, jusqu’à la croupe quasi horizontale qui lui fait suite en-dessous. Au bout de cette dernière (Guéride, 1485m), il faudra descendre d’une bonne centaine de mètres (col 1385), remonter en face (S) la bosse de la Colerette (1435m), redescendre au col suivant (1355m), avant une ultime montée au sommet de la Blache (1400m).


De là, caler sa boussole sur NNW et descendre continûment (sous-bois plus ou moins dense) dans cette direction. Les pentes sont raides mais sans excès, et le terrain, variable (pins, pierrier, hêtraie…), n’est jamais désagréable. Lorsqu’enfin on distingue tout en bas, entre les branches, le tracé d’une piste, c’est qu’on tient le bon bout ! Vers1100m on sort du bois et la pente s’adoucit : on a alors intérêt (pour éviter une zone pénible de genêts et de ronces) à obliquer vers la gauche (W) jusqu’à rejoindre ainsi, inévitablement, vers 1020m, la piste S-N qui vient de la bergerie du Loup et va passer devant une belle maison isolée au pied du Pié Gros.


Une fois sur cette piste, il reste à la suivre (N puis W). On peut alors soit lui rester fidèle jusqu’au débouché vers le Serre, puis de là à droite jusqu’à Thoard. Soit (préférable) une fois passée la maison sous Pié Gros, s’engager à droite (NW) au premier croisement (v. 920m) sur un chemin de traverse (réservoir peu après à gauche). Il va rejoindre un autre chemin qu’on prend alors à droite. Puis, lorsque ce dernier va buter sur notre voie balisée de montée au-dessus de Thoard, il reste à suivre cette dernière à gauche jusqu’au parking central du village.


nb : les données chiffrées en tête du topo correspondent à l’itinéraire conseillé ci-dessus (montée par le GR et le sentier de découverte, puis la crête NW ; descente en boucle hors trace).


Précautions

Carte IGN 3340 ET et boussole (ou GPS) nécessaires.


Commentaires difficultés

Passage hors trace pas toujours évident vers (et sur) la crête Nord-Ouest. Descente hors trace en sous-bois à la boussole (bon sens de l'itinéraire et du terrain) sur 300m de D-
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Topo créé le :

Depuis Digne-les-Bains ou Sisteron, N85 jusqu'à Malemoisson puis D17 jusqu'à Thoard. Se garer sur le premier grand parking à droite juste avant la place du village.


Situation




Sortie du 09-10-2018

Mission accomplie

Carrière de gypse

Chose promise, chose due : dès mon retour à Digne, j’attends le premier jour de beau temps (rare, par les temps qui courent) pour faire mon 2e essai de descente en boucle entre le sommet de la Bigue et Thoard – mon premier (ma sortie du 1.09.2018...) n’ayant pas du tout été concluant.

Va donc pour mon plan B à la descente. Mais d’abord, faut monter… Départ de Thoard sur le GR à 9h pile, il fait beau et très frais. Une fois passé le petit pensum de la route jusqu’à la Banette, je n’ai pas envie de refaire l’aller-retour à la chapelle. Mais par contre, comme j’ai du temps devant moi, j’irais bien explorer ledit "sentier de découverte" sur IGN (qui devrait me mener à une ancienne carrière de gypse ?). Trop impatient, j’oblique dès 1025m à droite sur un bon chemin : la direction était bonne, mais pas l'altitude, car il me mène à une impasse, un terre-plein sous un vaste éboulis, avec 2 cairns certes, mais sans débouché – réflexion faite, j’imagine qu’il devait mener autrefois jusqu’au pied de la fameuse carrière, devenue inaccessible aujourd’hui. Donc demi-tour ; retour au chemin balisé, où je trouve peu après, juste après la stèle à deux jeunes résistants fusillés ici, le panneau "La carrière". Cette fois pas de doute, je prends la petite sente qui grimpe à droite, mais bientôt elle bifurque dans les éboulis ; aucune indication, j’essaie à droite, échec et retour, puis à gauche, et là c’est bon : un nouveau panneau très complet m’envoie d’abord à un promontoire face à ladite carrière de gypse en contrebas, puis me ramène sur le "sentier du gypse" dans l’autre sens. Une petite merveille, parallèle au chemin classique en-dessous, mais tellement plus beau avec ses superbes vues sur la vallée.

Après le Pas du Lièvre, où les deux se rejoignent, je retrouve ma hêtraie préférée. Plus magique que jamais, avec ses jeux permanents d’ombres et de lumières, ses troncs tantôt fins ou multiples, tantôt énormes et torturés pour les plus vieux d'entre eux, et même, surprise du jour après le Col de la Croix, un troupeau de vaches et de petits veaux trottinant en file indienne devant moi sur le GR… À peine suis-je repéré, les voici qui se mettent à courir, je tente de les rattraper, mais je me fais distancer (un comble...) et me retrouve à nouveau tout seul dans ma hêtraie.

Bien évidemment, je vais rejoindre le sommet en quittant le GR à la fourche 1440 pour retrouver ma belle crête NW découverte la dernière fois. Et là je tombe pile poil sur mon cairn ! Il est passé 13h, j’ai bien pris mon temps… mais je décide de rejoindre le sommet au plus vite pour mon pique-nique du jour, tout en repérant au passage, sur la droite, les trois bosses boisées que je me suis choisies cette fois-ci pour commencer ma descente.

Arrivé au sommet à 13h45, j’en repars à 14h30 après avoir une fois de plus savouré l’incroyable tour d’horizon, d’une netteté stupéfiante après les bonnes pluies d’hier... Passée la facile épaule SW, le toboggan à trois bosses (quoique la première n'en soit pas vraiment une...) qui s’ensuit est un vrai régal. Et une fois au sommet de la Blache, je sors ma boussole et commence ma descente vers le N, légèrement NW. Et cette fois, au lieu du petit calvaire de la dernière fois, je m’amuse comme un gamin. Le jeu consiste à trouver à chaque pas le passage le plus facile (ou le moins difficile), tout en maintenant le cap dans la bonne direction. Malgré les branches en travers, malgré la raideur d’un éboulis, malgré des buissons parfois trop compacts. Le terrain varie sans cesse… Et quand arrive plus bas un bosquet de hêtres, c’est le bonheur… comme quand j’aperçois soudain, par un trou de verdure, tout en bas, un bout de piste ! Quand enfin la pente s’adoucit, que le terrain s’aplanit, je me dis que voici la fin des difficultés, comme on dit. Eh bien, grave erreur, c’est le pire qui m’attend : le pire, c’est-à-dire une vaste et très dense forêt de genêts d'au moins 2 m de haut, entrelacés d’horribles ronces. Alors même que le terrain est tout plat, que la piste salvatrice est proche, je n'avance plus qu'à grand peine, et même je m’étale de tout mon long dans ce petit enfer inattendu, et j’ai un mal de chien à me relever avec ces fichues ronces de partout ! Mais bon tout a une fin, et me voici enfin, griffé de partout, sur la piste salvatrice ! Et bon, maintenant ça va rouler tout seul jusqu’à Thoard, avec juste une dernière petite émotion, quand je dois croiser, sur cette même piste, un gros troupeau de moutons avec pas moins de 7 chiens, dont 4 patous ! Mais non, à part le premier patou qui aboie et grogne même un peu à mon approche, mais sans s’énerver vraiment, tout se passe pour le mieux, les trois autres se contentent de me renifler. D’ailleurs le berger est là, et on cause un peu (il ne semble pas trop craindre les loups, pourtant il y en a pas loin d’après ce qu’on m’a dit, mais je vois une immense bergerie toute proche, ça doit aider). Puis enfin, j'arrive à Thoard, il est 17h30 : mission accomplie, repos ! Cela dit, j'aurai quand même ramené un petit souvenir (involontaire) de mon épopée dans les genêts : une belle tique !

Photos de la sortie


  • Horaire : 7h15
  • Dénivelé : 1040 m
  • Altitude chaussage : 0 m
  • Altitude déchaussage : 0 m
  • Risque avalanche : 0/5

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Date Titre Auteur
01-09-2018

Heurs et malheurs

12 Geoffroy Rémi

Identification

( ) bivouak.net

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