Le Guizay la Croix Verte et le lac de Cotatay
depuis le lac de l'Ondenon

Le Guizay la Croix Verte et le lac de Cotatay
depuis le lac de l'Ondenon

  • Altitude départ : 640
  • Altitude sommet : 865
  • Dénivelé : 635
  • Distance : 25 km
  • Temps de montée : 4h
  • Temps de descente : 4h
  • Orientation : Nord
  • Balisage : très intermittent, nombreux tronçons non balisés ; sinon, rares marques blanc-jaune (m.b.j.) et plus fréquemment marques blanc-marron (m.b.m.) du PNR (v.topo)
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Pour commencer, merci à André et Thérèse pour ce très bel itinéraire, qu’ils ont élaboré et réalisé ensemble, et que je viens seulement de découvrir (après 50 ans passés à Saint-Etienne !). Il pénètre au cœur des profondes forêts du Pilat qui s’élèvent entre Saint-Etienne et Saint-Genest-Malifaux, en raflant au passage la célèbre vue plongeante sur notre ville depuis le Guizay, ainsi que les deux beaux lacs de barrage sertis dans ces forêts.


MONTÉE : Du parking, on pourrait bien sûr se rendre aussitôt au barrage de l’Ondenon par le chemin qui y monte en épingle à droite, puis s’engager dans le sentier qui démarre à l’autre bout de la digue, à gauche (panneau "Le Guizay") ; mais, visiblement désaffectée, cette sente est tellement encombrée de genêts et de fougères qu’elle en devient assez vite quasi impraticable.


Mieux vaut donc, du parking, remonter à gauche, l’ "impasse de l’Ondenon", puis poursuivre la montée à droite de la dernière maison (sentier herbeux après 2 gros blocs posés en travers). Cet agréable sentier en balcon (NW, un peu en-dessous du précédent et bien moins encombré) offre lui aussi de belles vues sur la Ricamarie et, tout au fond, les monts du Forez. Lorsqu’il arrive à une route (encore 2 gros blocs), il faut la prendre à droite sur 50m environ, puis la quitter pour celle qui monte à droite (E) en direction d’un pylône. Vers 800m, continuer sur le chemin de gauche (E>SE). Vers 850m, contourner les pylônes par la gauche (1ères vues sur Saint-Etienne), et poursuivre sur la route (SE toujours) jusqu’au fameux point stratégique du Guizay, où un immense Christ (et non pas une Vierge !) se dresse face à la ville derrière une table d’orientation (bancs, panneaux). D’ici, la vue mythique sur tout Saint-Etienne (avec au milieu sa grand-rue rectiligne de 6 km en enfilade) s’élargit des Monts du Forez (à gauche, W) jusqu’à Rochetaillée / Salvaris (à droite, E) en passant par les Monts du Lyonnais (Crêt Malherbe) etc.


De retour sur la route juste derrière, continuer dans la même direction (SE), et au carrefour de la Croix du Guizay (870m), poursuivre sur le "Chemin des Crêtes" (panneau, m.b.m.).  Passer les maisons du Guizay, on atteint un point haut (910m), et au carrefour suivant (croix, 905m, panneau), prendre le "Chemin de la croix" qui descend à droite, puis à gauche le "Chemin des Sources" (X b.m., fin du balisage). À la dernière maison continuer en face sur le chemin de terre. À la bifurcation 917, changement d’orientation : prendre à droite (W) sur le versant d’en face, puis monter en sous-bois (SW). À 955m, la piste devient sentier et se dirige vers l’E (bordure de dalles à droite). À 980m, ce sentier rejoint un chemin montant qu’on prend à gauche (ici la carte IGN est très simplifiée !). À 1015m, on rejoint une large piste en très légère montée (Tour du Parc, m.b.m., lieu-dit "Farronde", panneau) qu’on suit à droite, plein S. À la bifurcation suivante, prendre à droite (m.b.m.) puis toujours tout droit (S). À 1060m, prendre la piste à droite, laisser la suivante à droite et arriver à la Croix de Pauzoux (croix en bois, 1058m).


On évolue maintenant sur une sorte de vaste plateau boisé (+/- 1050m) qui constitue le point haut de notre rando du jour.  Poursuivre en face (SE) jusqu’au grand carrefour de routes (D501 et D33) de la Croix du Trève (1040m). Traverser et continuer en face, dir. Tourbière des Vernels (on contourne maintenant le Grand Crey). Suivre cette piste, qui va tourner à gauche (E). Puis, au sortir de la forêt (premier raccourci hors trace !), remonter au mieux à droite (S>SE), côté forêt (passages humides de type tourbière), le long de la clôture qui la sépare d’une prairie. Plus haut, on sort du bois et on débouche sur une vague trace herbeuse (marquée sur IGN) entre deux clôtures. Elle croise au point 1050 un bon chemin (ferme d’Épagne à gauche) qu’on prend à droite. Peu après prendre encore à droite (NW), et rester sur ce chemin horizontal jusqu’au croisement avec la D501 (1051m). La traverser à nouveau, faire quelques m. à droite et prendre en face bonne la piste à gauche (SW). Non balisée, elle file quasi horizontalement d’abord W puis S/SW, en sous-bois puis à découvert. Elle devient goudronnée sur la fin (ferme visible à droite, continuer plein S). À la bifurcation suivante, aller à droite (vers l’antenne-relais) : on arrive ainsi au vaste croisement de la Croix Verte (1055m (1061 sur IGN), panneaux, croix, bancs, piste de bicross), point le plus au Sud de notre rando. [À noter qu’ici on est tout proche de Saint-Genest-Malifaux, qu’on pourrait rejoindre le cas échéant par un petit chemin plein S].


DESCENTE : Continuer à la droite du site de bicross, dir. "la Gamponnière" (NW, m.b.j.). À la bifurcation qui suit (1050m), continuer tout droit (toujours de niveau), laisser la piste qui monte à gauche. À la suivante encore, prendre à droite (laisser la dir. de la Gamponnière en face) et commencer la descente (m.b.j., NW, puis SW). Bien suivre ce balisage et garder la dir. SW, puis S. À la route (1006m, maison), continuer brièvement sur cette route en face et prendre à droite le chemin herbeux (m.b.j., VTT), plein W. Au carrefour suivant (949m), s’engager sur la piste à droite (NW, m.b.m. du PNR). Mais dès le croisement suivant (encore 949m), il faudra quitter ce chemin du PNR pour celui qui part à droite (plein N ; ignorer ensuite les départs à gauche ou à droite).  Au carrefour suivant (930m), ne pas continuer sur la route en face, mais quelques dizaines de m. sur la route transversale à droite, et prendre ensuite à gauche le chemin du Tour du Parc (N>NW, m.b.m.). Au lieu-dit "Fontbonne" (930m, panneaux), suivre la dir. "Barrage du Cotatay par le Briat" (m.b.m.) ; idem au carrefour de route suivant (888m).


Au hameau Le Briat (855m), prendre la route de gauche (sens interdit) puis le chemin qui fait suite (N). Descendre ce chemin qui devient pierreux et, vers 775m, prendre à droite le chemin qui descend en forêt (lacets, m.b.m.). On arrive ainsi à la digue du lac de barrage du Cotatay (730m). Ici, le tour (bien tracé) de ce lac (qui alimente toujours en eau potable la commune du Chambon-Feugerolles) s'impose. On peut l’effectuer dans l’un ou l’autre sens (1h maxi). Si on commence par la rive gauche (quasi horizontale), franchir au bout la rivière du Cotatay, qui alimente le lac avec quelques autres ruisselets qu'on franchit en rive droite (plus accidentée, plusieurs montées/descentes à distance du lac).


Une fois de retour à l’extrémité N de la digue (maison de garde), remonter la petite route d’accès. Au carrefour avec la D33 (810m), un 2ème raccourci hors trace va nous permettre de rejoindre rapidement le chemin de crête. Il suffit de traverser la départementale puis de remonter la prairie en face, droit dans la pente (N, en direction de la ligne H.T.). Sur la crête, on croise alors forcément le chemin du Tour du Parc (m.b.m.), qu’il suffit de suivre à droite jusqu’au hameau de la Chaumette.


Repérer alors, dans ce hameau, le départ du chemin de descente à gauche (890m, panneau "Barrage de l’Ondenon", N puis NW). Le suivre et, à l’altitude de 790m, laisser le sentier qui descend à gauche vers la digue du barrage, et poursuivre la descente sur le chemin qui vire au SE. À 730m, on rejoint ainsi le ruisseau de l’Ondenon en amont du lac. Le jeu consiste alors à le suivre à gauche, sur un peu plus de 600m, jusqu’à ce qu’il débouche sur le lac du Barrage de l’Ondenon (qui alimentait en eau potable la commune de la Ricamarie jusqu’en 2002, et ne sert plus aujourd’hui qu'à réguler les crues). Cette descente sauvage le long du ruisseau est un enchantement : coincé au fond d'une espèce de jungle, vous devrez trouver votre chemin (la trace est ténue mais elle existe !), en changeant plusieurs fois de rive (dès le début il faut passer rive droite puis gauche...). Une fois parvenu au lac, il reste à le longer en rive gauche jusqu’à la digue, puis à poursuivre dans la même direction sur le chemin qui descend jusqu’au parking. 


Précautions

Carte IGN 2933 ET Massif du Pilat et boussole (ou GPS) vivement conseillés


Commentaires difficultés

Longue rando, sans difficultés techniques, mais au parcours relativement complexe, comportant deux passages hors traces.
0.0/5 (0 votes)

Topo créé le :

Saint-Etienne > N88 dir. Firminy / Le-Puy-en-Velay > sortie 25.2 la Ricamarie > D88, la Ricamarie, rue Gambetta > après l'église, à gauche, D 35, rue Paul Langevin > à gauche, D33 dir. St-Genest-Malifaux, rue Jean-Marie Pons > terminus barrage de l'Ondenon.


Situation




Sortie du 15-06

à deux pas d'ici...

Un cordiste au barrage de l'Ondenon

Très curieux de découvrir ce circuit de nos amis, et que j’ai donc fléché sur ma carte IGN suivant leurs indications…

Dès le départ (trop tardif : 10h40 !), à deux pas de Saint-Etienne, au lieu de prendre aussitôt l’ "impasse de l’Ondenon" qui monte entre les maisons, impossible de résister à l’attrait quasi magnétique du premier lac de barrage (l’Ondenon), tout près d’ici. Et là, première surprise, j’y aperçois un cordiste accroché dans le vide, occupé à réparer ou à nettoyer un élément du mur du barrage : impressionnant ! Je traverse alors la digue en enjambant les cordes qui l’assurent et tout au bout, autre surprise, je tombe sur un panneau "le Guizay" ! Évidemment je suis la sente, mais assez vite je suis gêné par les genêts et autres buissons qui la recouvrent presque entièrement. Je persiste tout de même, mais après avoir dépassé une carrière désaffectée, je renonce à poursuivre et, dans un virage, rejoins un peu en-dessous une autre trace, apparemment parallèle et surtout plus dégagée (c’est celle de mon topo). Pour savoir d’où elle vient, je la suis en descente jusqu’aux maisons (2e départ donc, 11h20 !), puis la remonte…

Une fois au célèbre point de vue du Guizay (vers 12h10), je ne m’attarde pas trop, j’y étais déjà monté en voiture bien sûr, comme tout Stéphanois qui se respecte, et je poursuis, curieux de la suite de l’itinéraire. C’est finalement au lieu-dit "Farronde" que je me choisis une souche sur une croupe déboisée (avec une petite vue) pour mon pique-nique (tardif : 13h40) du jour. Puis c’est reparti dans les bois, les croix (aux principales intersections) et les chemins divers et variés, où j’évolue tout seul le plus souvent. À la Croix du Trève, au lieu de suivre la D501 vers le Sud jusqu’au carrefour 1051, je préfère faire un détour pour éviter la route (même si une trace la longe), ce qui me vaudra ma plus grande émotion du jour.

En effet, en plein bartassage dans la montée en sous-bois, un peu encombré, du raccourci hors trace (au-dessus de la tourbière des Vernels), j’avais sorti ma carte IGN de sa pochette transparente, le passage délicat étant juste dans un pli de la carte, évidemment ! Me faufilant entre les branches basses, j’entends soudain le bruit caractéristique d’un papier qui se déchire : OULA, MA CARTE !!!??? Un coup d’œil, et en effet, elle a été bien lacérée… faudra que je la recolle une fois rentré ! Et dès que je suis sorti d’affaire (du bois donc), en vue de la ferme d’Epagne, je me replonge dans ma carte… et c’est pour constater avec horreur qu’elle est non seulement déchirée mais qu’il en manque un bout, et  c’est justement le petit volet gauche sur lequel se trouve tout mon trajet de retour ! Moment de panique : je vais faire comment, moi, pour trouver mon chemin de retour sans la carte qui va avec ? Ne connaissant pas du tout le secteur, je me vois perdu… Puis je finis par me calmer : réfléchissons…  Ben, resterait toujours la solution du demi-tour, du retour par les voies que je viens de fouler, et qui, par miracle, se trouvent encore sur le bout de carte qui me reste. Pas excitant évidemment, sauf… sauf si je retrouvais, par miracle, dans l’inextricable fouillis derrière moi, le bout de carte perdu ? L’espoir renait : allez, demi-tour, je redescends dans mon lacis de branchages et de ronces en terrain tourbeux, splash splash (ça m’apprendra à aimer les tourbières !), les yeux rivés au sol, que je balaye systématiquement du regard de part et d’autre de l’itinéraire supposé de ma montée. Mais rien… aucune trace du bout de papier arraché ! Découragé, je remonte, et recommence quand même – sait-on jamais –  mon pénible manège en sens inverse. Et soudain, là, sous une branche basse, MA CARTE, enfin, le précieux petit bout arraché à la montée ! pfffffff… SAUVÉ !

Évidemment tout ça n’a pas arrangé mon horaire, presque 16h, heureusement qu’il fait jour longtemps ! S’ensuit une longue chevauchée de niveau dans les bois, sans problème malgré la complexité de l’itinéraire, mais heureusement interrompue parfois par une brève remontée à la surface (je veux dire à la lumière, au soleil, au bleu du ciel)  et/ou une brève rencontre. Ainsi à la Croix Verte, avec la double apparition d’une large trouée dans la couverture forestière  et d’une charmante jeune femme avec un âne, une chèvre et un chien… Je zappe évidemment le passage par St-Genest-Malifaux tout proche, il me tarde de voir mes deux lacs !

Deuxième large trouée au Briat (avec quelques silhouettes humaines), mais contrairement à mes amis je ne passerai pas par le Play, mais irai directement, plein Nord d’abord, à la digue du barrage du Cotatay. En effet, je comptais bien rajouter à leur itinéraire le tour du lac du Cotatay (une marotte ?), puis aller chercher l’Ondenon le plus en amont possible du lac éponyme (dont le tour n’est pas tracé) avant de le rejoindre (le goût de l’aventure ?). Sauf qu’en arrivant à la digue du Cotatay il est 18h20… Autant dire que mes deux escapades lacustres perso, je me vois obligé de les remettre, non pas aux calendes grecques, mais à la première occasion qui se présentera !

Un peu déçu mais en même temps stimulé par cette perspective de retour, je boucle sans trainer mon long circuit du jour : après la raide remontée du fond du barrage du Cotatay, j’attaque mon second raccourci hors trace (prévu, lui, dans l’itinéraire de nos amis), bien plus agréable que le précédent, vu qu’on bartasse ici dans un beau talus herbeux et fleuri… Puis, dans la descente vers le lac de l’Ondenon, je me conforme là encore à l’itinéraire original en ignorant le chemin si tentant vers l’amont du lac pour aller rejoindre par le sentier de gauche la digue et, peu après, le parking. Il est 19h40, belle mais longue journée… que mes deux fantaisies lacustres vont encore rallonger quelque peu, mais ce sera pour la bonne cause : la cerise sur le gâteau, l’apothéose finale !

Ps : je n’aurai pas attendu bien longtemps, puisque c’est 5 jours après, dans l’après-midi du 20 juin, que je suis allé satisfaire ma curiosité. À commencer donc par le tour du lac de Cotatay. Sympa, mais pas exceptionnel : d’abord rive gauche, de niveau (on devine le lac entre les branches), puis rive droite (tout en montées et descentes au contraire, mais on ne voit pas souvent le lac). Puis je file en voiture au parking du lac de l’Ondenon. Là, une fois à la digue, je prends en face le sentier de Chomette (panneau) qui grimpe en lacets (de 690 à 790m), puis à l’intersection je m’engage à gauche dans le chemin qui descend (SE) et finit par rejoindre vers 735m le lit encaissé et étroit de l’Ondenon. À partir de là c’est un pur régal, un jeu de piste dans une nature extrêmement sauvage. Qui peut bien s’aventurer par ici : quelques rares pêcheurs peut-être ? En tout cas, ne pas tenir compte du pointillé rive gauche sur l’IGN : seule une vague trace permet de suivre le lit en changeant continuellement de rive. À l’approche du lac, le vallon s’élargit enfin, le ruisseau se dédouble : retour à la civilisation ! Dommage, on était si bien dans la jungle…

Photos de la sortie


  • Horaire : 8h
  • Dénivelé : 635 m

Identification

( ) bivouak.net

Social Media