Le Rognon Par le versant nord

Le Rognon Par le versant nord

  • Altitude départ : 1176
  • Altitude sommet : 1851
  • Dénivelé : 700
  • Distance : 5 km
  • Temps de montée : 3h
  • Temps de descente : 1h 30
  • Orientation : Nord
  • Balisage : Aucun
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Du col de la Croix-haute, partir plein est sur la piste forestière qui monte sous la crête d'Auréas pour atteindre la selle herbeuse côtée 1526 m.


De cette selle monter en diagonale en direction du petit couloir faisant office de dégueuloir à la grande cuvette ouest du Rognon.


Au pied de ce dégueuloir, aller en direction nord, sur un cheminement à peu près horizontal, sur des vires pentues qui se trouvent sous la dent calcaire bien individualisé (environ 150 m). La forêt est une trentaine de mètre en dessous. Viser de rester à hauteur des sapins qui sont presque les plus hauts (traces de bêtes présentes aux passages délicats).


Arrivé à un petit sapin (1 mètre de haut) sur une crête, et tordu, la direction pivote un peu pour devenir nord-est. Repérer une grosse grotte, bien cinquante mètres au-dessus. Ne pas monter dans les vires supérieures, trop difficiles et en impasse, mais rester sous une barre rocheuse d'à peine 10 m de hauteur (environ 100 m de longueur).


On rejoint alors une très belle trace de bêtes, à suivre sur 100 m encore. Cela commence à monter nettement.


Arrivé à un lot de 4 sapins, posés sur un rebord de strate calcaire, on est au pied du grand couloir nord du Rognon. Ce couloir est constitué de 2 "gouttières" principales. Il est en versant nord du Rognon, mais le soleil y est présent quand même le matin.


Dans ce couloir tous les cheminements sont possibles, au choix du randonneur.


Une fois parvenu en haut du couloir, la partie terminale de dévoile, sous le sommet du Rognon. Elle est d'une cinquantaine de mètres de dénivelé. Un petit couloir, coincé entre 2 strates, est une première solution pour atteindre le sommet. Une autre solution, plus élégante, est de monter à gauche du couloir, droit sous le sommet, d'abord sur la prairie, puis dans les escaliers herbeux, raides dans un premier temps, puis très raides. Si cette raideur est trop forte, aller alors à gauche, en face est, pour finir les 10 derniers mètres plus simplement. On arrive au cairn 1851 m.


 


Pour la descente, aller d’abord plein sud, sur la crête sommitale. Basculer vers l’ouest en direction de la crête de Côte Belle. Au col précédant le point côté 1757 m, descendre vers le nord, dans cette grande cuvette au pied du versant ouest du Rognon. Avant de pénétrer dans le dégueuloir inférieur, et en dessous des barres rocheuses qui sont à votre gauche, traverser à gauche, franchir la crête et venir sur les pentes herbeuses dominant la selle où l’on est passé le matin. Zigzaguer facilement dans ces pentes pour éviter les petits ressauts rocheux. Puis retour au col de la Croix Haute par le chemin de l’aller.


Précautions

Casque recommandé. Piolet plus que recommandé.


Commentaires difficultés

Randonnée sur des vires herbeuses, majoritairement pentues, voire très pentues. Une trace de bêtes vient partiellement faciliter la progression.
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Topo créé le :

Col de la Croix Haute


Situation




Sortie du 26-05

Juste la bonne dose...

Tracé de l'itinéraire dans le versant nord du Rognon

            Juste la bonne dose…

 

Combien cela fait-il de fois que je passe ici ?

Vingt fois ?

Trente fois ?

Plus encore ?

Je ne sais pas le dire, mais ce qui est sûr, c’est qu’à chaque fois, ce sommet accroche mon regard, furtivement, entre deux virages de la route. Et qu’à chaque fois, faute d’un parking commode pour garer la voiture, ou bien parce que le trafic derrière moi me pousse à avancer, ou encore parce que je n’ai pas pris l’appareil de photo, et bien je continue, sans m’arrêter. Et je me promets que, la prochaine fois…

 

Aujourd’hui, sous le grand ciel bleu, ce superbe triangle rocheux capte encore plus le regard, strié qu’il est de magnifiques langues de neige toute blanche, car tombée la veille. Cette espèce d’hélice, formée des strates calcaires parallèles, en ascendance de la droite vers la gauche, dans un élan abrupt jusqu’au sommet, cette hélice a quelque chose de franchement attirant. Et de repoussant aussi. Parce qu’elle paraît très raide, et qu’elle n’incite pas à vouloir se risquer dedans.

La route du col de la Croix-Haute se met à tortiller beaucoup. Les virages s’enchaînent les uns à la suite des autres. Les coups d’œil sont forcement de plus en plus courts. Tout d’un coup, je ne vois plus le sommet. Il est passé.......

Et puis, faute qu'il laisse un impact suffisant dans la rétine, les idées du jour reprennent leurs cheminements, les préoccupations du quotidien s’imposent à l'esprit, et recouvrent l'image de ce sommet si furtif.

 

Ce n’est que quelques temps plus tard, alors que je feuillète les images sur internet, que ces souvenirs remontent de la mémoire. Par hasard, une photo d’un triangle rocheux apparaît sur l’ordinateur, et l’hélice caractéristique me le fait reconnaître de suite. C’est le sommet de la Croix-Haute ! Je cherche plus d’informations le concernant.

Son nom : le Rognon.

Ce n’est pas terrible comme nom.

D’autres photos s’ajoutent à la première, mais un problème persiste : je ne comprends pas bien la structure de la face. Depuis la route, ce que l’on voit, c’est la face nord. Mais, du fait de cette structure en hélice, le départ se trouve plutôt côté ouest, et la sortie en haut se trouve plutôt côté est. Il faut donc observer depuis  plusieurs angles différents pour se faire une image mentale du tout, car en fait aucune photo n’en donne une vision complète. Cette situation est un peu déstabilisante. Mais, à force de triturer les données, le puzzle finit par se mettre en place, et le projet de monter là-haut commence à se tenir debout.

 

Pour ma part je découvre ce sommet, mais il faut expliquer qu’il est très connu en fait, et que de nombreuses pages de randonnée lui sont consacrées sur internet. Toutefois, ces pages sont  quasi exclusivement rédigées pour décrire le versant sud, versant d’ailleurs beaucoup plus accueillant et charmeur que celui visible de la route du col. Il y a quand même une exception, en terme de topos : celui de Dyn’s, sur Altitude Rando, qui décrit une traversée ouest-est :

https://www.altituderando.com/Le-Rognon-1851m-et-Sommet-de-l-Aup

Mais rien n’est donc  renseigné à propos du versant nord. Et, en ce qui me concerne, c’est parfait, car c’est bien dans la ligne de ce que je vise comme balade : recherche et découverte.

 

 

Depuis le col de la Croix Haute, la piste forestière est facile à trouver et à suivre. Elle est quand même bien raide par endroits, et rapidement je sors de la forêt et me trouve dans la large prairie qui amène à la selle herbeuse  "1526 m". Ce secteur est vraiment enchanteur. Herbe rase ; fleurs nombreuses et de toutes les couleurs ; panorama qui s’ouvre de plus en plus ; calme ; silence. Je profite à plein de cette solitude, ici confortable, car peut-être bientôt cette solitude sera plus rude.

Du col 1526, le Rognon est bien visible, si ce n’était le soleil de face qui empêche de bien voir les détails du relief. Il faut monter en diagonale cet alpage, en visant les feuillus les plus hauts, sous l’aiguille qui ferme la cuvette ouest du Rognon. C’est à droite de cette aiguille que se trouve ce que j’ai appelé le « dégueuloir », car c’est par là que les éboulis venus du haut, ont roulés en bas.

Arrivé au dégueuloir, je m’accorde un repos, et adapte l’équipement, car à partir de là commencent les vires. Ensuite ce sera le couloir, raide. Donc il faut mettre le casque, et prendre en main le piolet à la place d’un des 2 bâtons.

 

Traversant au mieux, en une sorte d’horizontale, je trouve quelques traces de passages, faites par les bêtes. Ces traces ne sont pas très nettes, mais bon, on fait avec ce qu’il y a. Par contre, la vire est bien pentue, sur la gauche. Et la pluie d’hier a rendu ces herbes trop glissantes à mon goût. Je n’aime que modérément tout cela. D’après les photos, il faut rester à hauteur des sapins les plus hauts. Ce repère est bien relatif, quand on est sur le terrain :  car il y en a trop, de ces sapins !

Après avoir rejoint un sapin tout petit et tout tordu, la face change d’orientation, et la vire s’élargit quelque peu. Il faut se mettre à monter, maintenant, sous une barre de rochers. Tout à coup, je tombe sur une « autoroute » de chamois ou bouquetins ! Une trace large de trente centimètres, bien plate, dégagée de toute herbe, se dessine devant, sur une bonne longueur. Le cheminement en devient beaucoup plus rassurant. Et cela mène jusqu’au pied du couloir nord.

 

A cet endroit, je m’arrête, pour reprendre quelques forces, mais aussi pour calmer l’esprit qui, comme toujours dans ces passages de découverte, lance le cœur dans des triples galops essoufflants.  Tout à l’air « normal » dans ce couloir, et aucune mauvaise nouvelle ne se profile : il va être possible de continuer.

Je choisis d’aller sur le bord gauche. Cela m’éloigne de la falaise de droite et de ses cailloux éventuellement indisciplinés. Cela ouvre également la vue sur les lieux alentour. Tout va bien. Très bien, même. Ici le soleil est présent, le matin tout du moins. Du coup, le sol a pu sécher en grande partie. La pente est marquée, mais pas au point de faire glisser la terre, et même si certains passages sont quand même en roche, aucune difficulté n’est vraiment de mise. Du coup, cette remontée du couloir nord se fait vite et bientôt je suis en haut. En haut donc, le couloir s’est nettement élargi, et il est possible de prendre un bon recul par rapport au ressaut terminal. Cette zone est vraiment agréable : large, pas raide, bien verte, tout pour aller bien, en fait.

 

Pour le dernier ressaut, une solution naturelle s’annonce : un petit couloir, qui se faufile entre les 2 bosses du sommet. Même si deux gros cailloux sont coincés en son milieu, cela ne devrait pas être bloquant pour l'emprunter. Par contre, un couloir, c’est toujours encaissé, et pas trop réjouissant. Je cherche une alternative. Il y a bien les escaliers herbeux, sur la gauche dudit couloir, mais ils sont impressionnants, vu du bas. Même si ce cheminement-là, droit sous le sommet, est attirant parce que plus élégant, je n’ose pas m’y risquer. Va donc pour le couloir !

 

Finalement, ça va, dans ce couloir. Suffisamment bien. Je vais quand même jeter un coup d’œil à la petite brèche, à gauche, histoire de voir l’allure des escaliers. Et c’est la bonne surprise car, s’ils semblaient très raides vus du bas, ils sont en fait abordables. Changement de décision et de tracé, et va pour les escaliers. Piolet toutefois franchement nécessaire, ici, car les prises dans les cailloux ne sont pas bonnes, et l’ancrage du piolet est – lui - d’une confiance magnifique !

Il reste environ 10 mètres à franchir, pour arriver tout droit au sommet. Et cela se raidit encore d’un cran….

 

Arrivé à ce stade du récit, il faut préciser certaines circonstances.

Au cours de cette année 2018, comme pour les précédentes années d’ailleurs, le joli mois de mai m’a apporté un anniversaire. Cet anniversaire 2018 a, d’une part, permis de clore une décennie fort ancienne et – il faut le reconnaître – une décennie franchement au bout du rouleau, usée jusqu’à la corde. Et d’autre part, cet anniversaire a ouvert une autre décennie, toute neuve celle-là, toute brillante, toute fraiche. Cette balade d’aujourd’hui en est, d’une certaine façon, la sortie inaugurale, et le cadeau de bienvenue qu’elle me fait !

Compte tenu de ce que sont les choses de la vie, et de leur pente naturelle vers ce que tout le monde devine et comprend (je veux dire : vers le bas), il me faut nécessairement adapter certains paramètres. Par exemple, les 700 m de dénivelé pour monter au Rognon sont tout à fait satisfaisants (comprenez : suffisants !). L’endurance, présente sans manquement dans les temps plus anciens, est ainsi remplacée par l’obligation d’une préparation préalable intense, à l’aide de photos, entre autre (ceci dans le but de réduire à zéro les explorations hasardeuses, finissant en impasses, et en dépenses d’énergie au-dessus de mes moyens d'aujourd’hui). La puissance musculaire, elle  – qui permettait d’antan de franchir d’un bond l’obstacle imprévu – doit être palliée aujourd’hui par le piolet, fournissant des prises de main plus que nécessaires.

Bref, tout cela pour expliquer que cette décennie nouvelle, inaugurée en fanfare au Rognon, se doit quand même de rester en deçà de quelques limites…

Et ces limites-là, en l’occurrence, ces 10 derniers mètres me les montrent, clairement.

J’ai envie d’y aller.

Mais je ne dois pas le faire.

 

Un long moment, je reste sur place, et observe les marches de cet escalier.

J’en fais même plein de photos.

 

Dans un mouvement d’esprit, qui est à la fois un soulagement et un regret de ne pas savoir faire un tracé parfait, je décide de biaiser la difficulté, et d’aller 5 mètres à gauche, dans le versant Est qui me tend la main. Là, la pente est facile… et l’accès au sommet est réalisé en trois minutes.

 

Je suis content, mais pas vraiment.

Quelque chose est incomplet, mal fini, je le sais.

Toutefois, étant donné la décennie dont il est question maintenant, et de ses conséquences liées, c’était probablement inéluctable de faire ainsi, de biaiser la difficulté.

Il fallait choisir :  « juste la bonne dose… »

Et je me console en me disant que c’est cela un montagnard qui a vieilli.

 

Au sommet, un groupe de randonneurs grenoblois se restaure. Ils sont venus par le côté sud, et nous nous rejoignons donc, pile au sommet. C’est beau, tout simplement. Nos discussions sont nombreuses et agréables.  Nous nous trouvons des points communs…

 

La descente est facile, et passe par la cuvette au pied de la face ouest du Rognon. C’est bizarre cette cuvette : elle me donne l’impression d’un grand dôme qui se serait effondré… ???   Plus bas, c’est de nouveau la belle selle fleurie "1526", fleurs dont les nombreux boutons s’ouvrent de plus en plus au fur et à mesure que l’altitude baisse. Aujourd’hui il a fait soleil, mais pas trop. Maintenant les nuages gris ont envahi le ciel. Ce soir à Seyssinet, il pleuvra.

 

Et cette jolie boucle au Rognon est faite,  finalement bien réussie ; sans erreur ; sans casse ; sans douleur aucune. De cela, au moins, je peux être content.

Cela faisait 10 ans, environ, que je l’avais imaginée la première fois.

 

Photos de la sortie

Commentaires

Luc
04-07-2018 23:24:43

Une nouvelle décennie commence écris-tu... je te la souhaite avec toujours cette même belle écriture ! Belles traces à toi François !

François LANNES
11-06-2018 20:06:46

Bonsoir Yougs,

Tu as raison, c'est bien la Tête de Garnesier à laquelle je voulais faire référence...., et à ses magnifiques vires NO.

Merci d'avoir corrigé.

(lors de cette réflexion, samedi soir, j'étais sur plusieurs topos en même temps, et ai mélangé le nom de l'une avec celui de l'autre...  

...mais à un connaisseur du Dévoluy, rien n'échappe !).


yougs
11-06-2018 18:32:18

Bonsoir François,

Je pense que tu fais référence à la Tête de Garnesier au départ de la cluse et non de la Tête de la Cluse?

Et je confirme que la rampe finale est bien raide!


François LANNES
09-06-2018 21:49:28

 

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Olivier,

En feuilletant les topos de Bivouak, j’ai retrouvé d’autres exemples de sorties que je connais, histoire de continuer les comparatifs avec le Rognon nord.

Il y a :

  • Le Pas de Paul, à la Tête des Pras Arnaud :      R4, 1150 m de D+, et sommet à 2617 m ;
  • Tête de la Cluse, par les vires de la face NO    R3, 1150 m de D+, et sommet à 2367 m ;

Bon, pour la Tête de la Cluse, peut-être que Bernard a un peu tiré vers le bas la cotation, avec ce R3, car le dernier ressaut qui amène au sommet me semble mériter un peu plus… ??? Bref.

Par contre, comparé au Pas de Paul, le Rognon nord ne peut pas être plus difficile. Non.

Ce Pas de Paul fait environ 400 m de dénivelé. Le Rognon fait seulement 250 m environ. Les inclinaisons moyennes semblent « proches l’une de l’autre ». Le Pas de Paul comporte (selon mon souvenir) 2 passages rocheux qui nécessitent les mains, et que l’on ne peut pas éviter. Le Rognon nord n’en a qu’un seul, mais qui est évitable. Bien sûr, côté ambiance, il n’y a pas photo : la Pas de Paul est bien supérieur au Rognon nord, mais la cotation Bivouak ne prend pas en considération le paramètre « ambiance »…

Conclusion : je passe le Rognon en R4, et cela me semble maintenant logique

(je le bascule aussi dans le massif du Dévoluy, puisque c'est là que ce sommet a été enregistré dans Bivouak).

 

Merci Olivier pour ta remarque.

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olivier lochard
06-06-2018 09:33:24

Bonjour François

 j'ai beaucoup aimé ta réponse et ton amabilité associée....Un ton posé et nuancé , ça devient rarissime...

Du point de vue cotation difficulté , il s'agit de ton point de vue et je le respecte...

Reçois mes salutations


François LANNES
05-06-2018 21:27:15

Bonsoir Olivier,

 

Tu as tout à fait raison de formuler cette remarque sur le choix du R5. Je n’ai peut-être pas assez analysé les choses, la situation, et c’est peut-être côté trop fort, et justifie moins que ça…. ?? Nous sommes là dans une discussion « classique » bien connue sur Bivouak aussi.

 

Tu dis : « au vu des photos ». Nous savons tous bien que le rendu des pentes (neige, ou autres…) est délicat avec les photos, en particulier avec un APN compact comme celui que j’utilise, qui reste très simple. C’est d’autant moins commode qu’il n’y a pas de personnage pour donner de repère, puisque j’étais seul. Toutefois, il faut rester un peu méfiant avec ces rendus d’image. Parfois, j’ai été surpris de me trouver dans un secteur bien moins facile, sur le terrain, que la photo ne m’en avait donné la sensation. La raideur s’est eu avérée plus forte qu’imaginée…

 

« Le terrain » expliques-tu ensuite. C’est vrai, les zones où cela se passait sont finalement tout à fait sûres. Pas de risque d’éboulis. Mais il est non moins vrai qu’il y a des passages exposés, et de ce fait dangereux. Il y a au début une traversée (environ 30 m) au-dessus d’une barre rocheuse d’une dizaine de mètres de haut. Mieux vaut ne pas se rater, là. Et il y a le passage final, contre lequel j’ai buté, qui n’a, lui, plus rien à voir avec de la randonnée côté en « R-quelque chose » (m’a-t-il semblé). Ce sont des passages, courts il est vrai, mais sans trace au sol, dans lesquels il faut être vraiment attentif. Je n’ai pas donné ces détails dans le topo, justement parce que j’ai mis cette cotation R5.

 

Ensuite : « le matériel technique proposé ». Oui, je  n’ai cité que le piolet, et n’ai pas parlé de la corde. Pourtant je l’ai aussi dans le sac. Quand je suis seul, elle ne me sert pas pour assurer la montée, mais seulement pour faire un repli à la descente, en cas d’impasse ou bien en cas de moral insuffisant. Ne l’ayant pas utilisée dans ce versant, là comme bien souvent, je n’en ai donc pas parlé comme nécessaire. Mais cela dépend aussi de chacun que de l’utiliser si besoin.

 

Pour choisir ces cotations, mon problème c’est que j’ai peu de points de repère, étant plutôt tenté par le « hors des sentiers battus ». Je repense quand même à quelques sorties répertoriées sur Bivouak :

  • Le petit Obiou, par la cheminée sud, côté R5 : le Rognon versant N est plus facile sans comparaison
  • L’Obiou par la Cravatte, côté R4 : le passage sur rocher, avant la Cravatte, me semble plus exposé qu’au Rognon versant N, c’est vrai, mais en fait 200 m de chute ou bien 10 m peuvent arriver au même résultat… hélas. Sinon, le sentier de la Cravatte est une autoroute, sans aucune difficulté en soi (me semble t-il – souvenir lointain). Il y a aussi le passage sous le col du Petit Obiou, côté N : pas très agréable, oui c’est vrai..…
  • Le Grand Veymont, par le versant SE, depuis l’Aiguillette, côté R4. Là le Rognon versant N me semble plus difficile, même s’il est plus court et moins haut en altitude.

Bref, tout cela reste un peu subjectif.

Et il est certain que, m’étant embringué seul, dans un lieu au sujet duquel je n’avais pas d’information autre que des photos de loin, cela a fait monter la pression, et a dû fausser l’analyse objective de la cotation, je te l’accorde. Que veux-tu, ce sont ces coins-là que j’aime (je ne me referai plus, maintenant), et donc je me suis probablement trompé.

 

Mais je n’oublie pas, non plus, qu’en écrivant ce genre de topos, je peux tenter quelqu’un à y aller aussi. Je ne voudrais pas le tenter à faire un itinéraire qui serait sous-coté par négligence. Cela pourrait provoquer des problèmes, ensuite…

 

Voilà.

En fait, nous allons devoir attendre que quelqu’un d’autre aille sur place, et nous donne son opinion.

Il faut toujours avoir des avis par des tierces personnes, connaissant la question.

.


olivier lochard
04-06-2018 21:34:46

Au vu des photos , du terrain et du matériel  technique proposé  , la cotation  R5 semble pour le moins étonnante ....


ced
29-05-2018 22:19:48

Bonsoir François,

merci pour ce joli récit qui nous permet de vivre un peu cette rando par procuration !  ;)

François LANNES
27-05-2018 19:45:57

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Bonsoir Luc,

Bon, ça y est. J'ai fini l'écriture, et l'ai mise en ligne.

A+

Luc
27-05-2018 07:57:26

Juste la bonne dose dis-tu.... j'attends ton texte avec impatience!  ;-)



  • Horaire : 6
  • Dénivelé : 700 m

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( ) bivouak.net

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