Crêt des Courtines et Crêt des Fayes depuis
St-Genis-l'Argentière

Crêt des Courtines et Crêt des Fayes depuis
St-Genis-l'Argentière

  • Altitude départ : 480
  • Altitude sommet : 933
  • Dénivelé : 750
  • Distance : 17 km
  • Temps de montée : 3h30
  • Temps de descente : 2H30
  • Orientation : Nord
  • Balisage : non balisé. Quelques rares marques jaunes (m.j.) par endroits (v. topo).
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

À faire de préférence par beau temps clair : du bucolique vallon de l’Orjolle (à partir duquel les Romains ont construit leur fameux aqueduc de la Brévenne) en passant par les deux remarquables mais si différents crêts des Courtines et des Fayes à l’ouest de Duerne, cette rando sur le versant nord-ouest des Monts du Lyonnais est alors un vrai régal.


Du centre du village à côté de l’église (panneaux d’info), s’engager (SE) dans la rue des Lavandières (dir. Les Rivières), puis prendre à droite (W, m.j.) le chemin montant du Bois des Dames. À la croix,  tourner à gauche (sentier Pollinier Sentinelle). Vers 630m, laisser ce sentier à droite (ainsi que celui de gauche), et poursuivre la montée vers le S (belles vues au passage sur Aveize, puis sur les Monts du Forez…). À 750m, juste avant la première maison de Montfort (et la rue goudronnée), prendre à droite  le chemin herbeux descendant (S puis W, Pierre-sur-Haute en face). Au croisement suivant, continuer sur le chemin qui descend à gauche (interdit aux motos et quads). Après une ferme (522m), on va traverser la D 489 et poursuivre en face (panneau l’Orjolle). On arrive ainsi au hameau l’Orjolle au fond du vallon éponyme, où on poursuit en épingle à droite (590m, x bleu).


On va désormais descendre (juste pour le plaisir !) le beau et paisible vallon de l’Orjolle, rive droite, avant de le remonter par la rive opposée. À gauche, des clôtures interdisent l’accès au ruisseau, sauf à l’endroit d’une construction (et d’un muret) en pierre en contrebas, où on découvre une arche à demi enterrée (une autre se trouve un peu plus loin) ; on pense aussitôt à l’aqueduc de la Brévenne, mais son tracé (reconstitué par les archéologues, v. le lien), après avoir franchi l’Orjolle un peu plus haut vers 630m, se poursuit logiquement à peu près à la même altitude, donc env. 80m plus haut (au-dessus de et parallèlement à la D489), en direction de St-Genis (on peut l’observer de près à la Thue des Sarrasins, au S de Montromant). Alors, simple cave (probablement...) ou vestige romain ?


Reste maintenant à changer de rive. Pour cela, attendre le chemin qui descend à gauche vers 520m jusqu’au ruisseau (panneau "Les Rivières" en bas dans le rétro), qu’il faut donc franchir à gué, au mieux... L’itinéraire se poursuit en face dans ce que j’ai d’abord pris pour un affluent de l’Orjolle (v. photo), or c’est bel et bien un chemin, mais totalement colonisé dans sa partie basse par un ruisselet qui se jette ici dans l’Orjolle ! Le remonter donc (bout de sente à droite du ruisselet le long de la clôture) jusqu’à une bifurcation, que l’on prend à gauche (où l’on refranchit le ruisselet). On remonte alors (E) la rive gauche de l’Orjolle (mais de plus haut qu’en face). On rejoint ainsi par une petite route la ferme d’Orjolle puis, par le chemin qui suit, le Haut d’Orjolle. À la route (panneau Haut d’Orjolle), faire 10m en face puis tourner à droite en épingle, sur le chemin montant en sous-bois (S puis SE, on passe ici sans le savoir au-dessus du début de l’aqueduc !). Au grand carrefour qui suit (660m), prendre à gauche (SE) (réservoir souterrain à droite), et au suivant encore (690m), virer en épingle à droite (W>SW). On arrive ainsi, après un dernier bout de route, à la Croix Trouilloux (804m, croix en fer forgé, petit obélisque).


Là, traverser la route et continuer en face (SE, panneau "Table d’orientation") sur le chemin de terre. Au croisement suivant (850m), on peut alors soit continuer en face en suivant ce même panneau (on passe alors à la grosse ferme de la Courtine du Haut, puis on tourne deux fois à gauche (869m, puis 900m) pour rejoindre le Crêt des Courtines par le S) ; soit (plus court) tourner à gauche N>NE en sous-bois, en franchissant les blocs interdisant le passage à tous véhicules, puis au pt 880m prendre en épingle S>SE pour rejoindre le Crêt des Courtines par le N.


Au Crêt (antenne), repérer la table d’orientation devant le bois, d’où le panorama est grandiose par temps clair, sur toute la chaîne des Alpes (du Mont Blanc au Vercors, en passant par Belledonne, les Grandes Rousses, les Écrins… hélas non indiqués sur la table !), le Pilat, les Monts du Forez, le Signal de St-André, etc. Dans le bois derrière, tables de pique-nique et borne sommitale, facile à trouver.


De la table, poursuivre (ou revenir) SE via les pylônes jusqu’au croisement 900, où on tourne à gauche (NE, panneau Les Croisettes). Aux Croisettes, poursuivre dans la même direction (panneau Duerne). On accède ainsi à Duerne (800m) après une belle descente face au Mt Blanc.


À Duerne, continuer jusqu’à la D34, qu’on prend alors très brièvement à gauche (dir. Aveize), pour s’engager aussitôt à droite sur le chemin de terre qui descend dans le vallon. Il passe (m.j.) au-dessus de deux étangs clôturés : du second, tout petit, s’échappe en un mince filet… le ruisseau d’Orjolle (source) ! À la première bifurcation, descendre à droite jusqu’au fond du vallon, traverser l’Orjolle (ici canalisée) et remonter en face (NW) jusqu’à la route. Prendre alors cette dernière à droite et la remonter sur env. 350m, puis la quitter pour prendre à gauche en épingle (731m, panneau) celle qui monte vers Le Charret (m.j.). Après les maisons du Charret, un chemin continue jusqu’à un petit col (783m), où on prend à droite un chemin herbeux qui va entrer en sous-bois (plein E), direction le Crêt des Fayes. Poursuivre la montée jusque vers 840m, où il va sortir du bois (clairière en vue). Obliquer alors à droite en montant (S) le long du pré, à la lisière du bois, puis pénétrer un peu plus haut dans ce bois à droite (pas de trace évidente), en direction d’un gros tumulus bien visible. Grimper au mieux sur ce tumulus (ronces, fougères, blocs moussus…) coiffé d’une coulée de blocs qui mène au sommet du Crêt des Fayes (ou Crêt des Fées, 876m). Aussi sauvage que le Crêt des Courtines est riant, ce site mégalithique fut un ancien lieu de culte gaulois (ou temple druidique), dont on a retrouvé divers objets et traces (enceinte). Du sommet entouré d’arbres on n’a de vue que sur le Crêt des Courtines au S, mais si l’on redescend sur le chemin d’accès et qu’on poursuit à droite dans le pré, on aperçoit à l’orée du bois qui suit une belle cabane, très bien entretenue, qui répond au doux nom de "Paradis de Régis". De ce lieu paisible et inspiré on bénéficie d’une vue admirable, notamment, par-delà St-Martin-en-Haut, sur la chaîne des Alpes...


De retour au petit col 783, prendre cette fois-ci le chemin herbeux qui descend à droite (N) et mène au hameau du Chervolin (719m). De là il reste à prendre à gauche (W) le chemin qui ramène sans encombre jusqu’à St-Genis-L’Argentière (en repassant, sans qu’on s’en aperçoive, au-dessus de l’aqueduc de la Brévenne...).

A voir sur le web

Précautions

Carte IGN (2932 ET Monts du Lyonnais)


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Topo créé le :

De St-Etienne, A 72 dir. Roanne > sortie 7 Montbrison, Montrond > D 496 > à Montrond-les-Bains, D 1089 puis D 389 > à Ste-Foy-l’Argentière, D 389 > à Lafay, D 25E > St-Genis-l’Argentière (parkings autour de l’église). De Lyon, A6 dir Roanne > à Tassin-la-Demi-Lune, D7 > à Sain-Bel, D 389 > à Lafay, D 25 E > St-Genis-l’Argentière.


Situation




Sortie du 14-03

Le charme discret des Monts du Lyonnais

St-Genis dans le rétro

Je ne voulais surtout pas que pas que ma deuxième rando dans les Monts du Lyonnais soit, comme mon coup d’essai, noyée dans les brumes et les horizons bouchés ! J’ai donc attendu une fenêtre météo béton : grand soleil et espoir d’une vue lointaine claire et distincte. Jamais garanti, évidemment, mais il faut bien se lancer… Donc ce mercredi vers 8h40, c’est parti pour la découverte de ma boucle perso, soigneusement élaborée sur ma carte IGN après d’innombrables retouches.

Qu’allaient donc me réserver ces deux autres crêts dont j’ignorais même les noms ? Eh bien, ce ne fut, de bout en bout, que du plaisir et même de l’émotion. J’ai arpenté presque toujours tout seul, sous un soleil radieux, les coins et les recoins de ces monts et vallons si paisibles et néanmoins souvent surprenants. Paisibles en effet, dès la très belle montée initiale vers les hauteurs au sud de St-Genis, et surprenants dès mon détour volontaire par le discret vallon de l’Orjolle. D’abord excité par la découverte de ce que j’ai d’abord pris pour des vestiges de l’aqueduc romain, j’ai fini par douter et me convaincre qu’il s’agissait probablement de simples caves à demi enterrées…

Le passage sur l’autre rive de l’Orjolle m’a pris un bon moment : n’étant pas sûr de l’endroit, j’ai d’abord continué trop loin, jusqu’à la route, donc demi-tour. Puis de retour aux "Rivières", j’ai donc traversé l’Orjolle à gué (amusant). Mais croyant à une confluence de ruisseaux en face, j’ai franchi la clôture à droite puis remonté hors trace le raide pâturage. J’ai buté au-dessus sur un chemin descendant que j’ai pris deux fois à gauche, ce qui m’a ramené, les pieds dans l’eau, jusqu’à l’endroit du gué. OK, bien compris, j’ai donc repris mon chemin-ruisseau en sens inverse et entrepris comme prévu la remontée de l’Orjolle rive gauche (ouf !).

De la Croix Trouilloux, j’ai d’abord suivi bêtement le balisage (fléchage) vers la table d’orientation, qui m’a mené à la ferme de la Courtine du Haut (seul avantage, j’ai salué la fermière, ma première rencontre du jour !). De là j’ai dû remonter sur la crête, moyennant deux changements de direction vers la gauche. J’ai accédé ainsi au Crêt des Courtines par le sud (et salué peu avant les 2 dernières personnes croisées ce jour). Mais comme j’avais prévu sur ma carte d’y accéder directement par le nord, j’ai aussitôt compris mon erreur (relative, certes). J’ai donc expérimenté vite fait, en aller-retour, le chemin d’accès plus direct et plus sympa (en sous-bois) que j’avais prévu de prendre initialement…

Et là, enfin, repos (vers13h30) : fabuleux tour d’horizon depuis la table d’orientation, un peu décevante, quand même (rien sur l’immense chaine des Alpes qui s’étale aujourd’hui sous mes yeux dans toute sa splendeur, éclatante de blancheur) ; visite rapide  à la borne sommitale (un jeu d’enfant) ; et pour finir, pique-nique décontracté sur une des vénérables installations prévues à cet effet dans le petit bois, entre les taches d’ombre et de soleil…

14h20 : il faut repartir ! Après la belle descente sur Duerne, face au Mont-Blanc (seule ombre au tableau, la stèle du crash de l’avion militaire américain en août 1944), je retrouve avec plaisir l’Orjolle, ici à sa source. Cette fois, plus personne, excepté un joli trio d’ânes d’abord effarouchés puis très intéressés par mon passage. J’ai vite compris ce qu’ils voulaient, et leur ai donné quelques poignées de foin hors de leur portée qu’ils se sont partagées goulûment. Et me voici bientôt au pied de mon second crêt, celui des Fées, plus aventureux, plus mystérieux aussi que le précédent. Cette fois, après les Romains, j’ai rendez-vous avec les Gaulois ! Bien cachés là encore, mais ici sous une masse de blocs rocheux et moussus, et une végétation sauvage et foisonnante. Du sommet la vue est limitée, mais en redescendant dans le pré elle s’ouvre très largement vers l’est. De l’autre côté du pré, je repère alors une petite cabane. Je m’approche, c’est "le Paradis de Régis". Tout est si calme et lumineux dans ce site privilégié, face aux Alpes enneigées. De magnifiques fleurs de toutes les couleurs poussent sur la pelouse. C’est magique. Et bouleversant.

L’agréable retour sur St-Genis n’est plus qu’une formalité. Il est17h50, fin de la rando du jour, j’ai fait le plein de sensations, le plein d’émotions aussi. On peut éteindre les feux…

Photos de la sortie


  • Horaire : 8 h
  • Dénivelé : 800 m

Identification

( ) bivouak.net

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