Crêt de la Perdrix depuis la Scie Granjean


Crêt de la Perdrix depuis la Scie Granjean

  • Altitude départ : 745
  • Altitude sommet : 1432
  • Dénivelé : 725
  • Temps de montée : 2h00
  • Temps de descente : 1h30
  • Orientation : Nord
  • Balisage : aucun balisage (sauf sur le bref tronçon du "Sentier Claude Berthet")
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Cet accès au sommet du Pilat par son versant Nord, via les vallées de la Sordière et du Dorlay, semble peu pratiqué par les randonneurs, les lieux étant plutôt du genre paumé et sauvage (d’ailleurs ici rien n’est balisé...), mais quelle belle découverte ! Certes, il faut braver les innombrables bouts de pistes, chemins et sentiers non marqués sur la carte IGN, mais ce handicap  (d'ailleurs bien caractéristique du Pilat) une fois surmonté, le jeu en vaut vraiment la chandelle.


Montée : du parking, faire quelques mètres vers le hameau, puis sur un bout de route qui part à droite (SW). Poursuivre dans le prolongement sur un joli chemin dallé en sous-bois, rive gauche du ruisseau. Passer la station de pompage à gauche, et s’engager aussitôt sur le chemin de terre qui  monte en épingle à droite (NE - on quitte déjà le ruisseau !). Laisser ensuite un chemin à gauche, poursuivre en face. Le nôtre va obliquer progressivement vers la gauche. À un grand croisement de 6 chemins (!), prendre le 4e en partant de la droite (ou le 2e de la gauche) : il est dallé et monte assez fortement. Peu après, nouveau croisement, de 4 chemins cette fois, prendre celui d’en face (SSW, le 2e depuis la gauche). Laisser ensuite un chemin à gauche, poursuivre sur le chemin dallé.


Au croisement 980, on rejoint la piste montant à droite depuis Doizieux et le Bruchet : il faut continuer à monter en face, plein sud, sur le chemin dallé - la suite comme sur le topo Crêt de la Perdrix à partir de Doizieux par le vallon du Bois du Boeuf (en boucle) : suivre d’abord ce chemin en rive droite du ruisseau de la Sordière, et  traverser plus haut une piste (1039m). Là, continuer la montée en face jusqu’à l’endroit où ce chemin se transforme en lit du ruisseau... Traverser alors ce dernier à gué, et poursuivre la montée rive gauche sur une raide sente (cairn), parallèle au ruisseau. Lorsque le ruisseau disparait, on peut alors poursuivre la montée soit sur la sente toujours assez bien tracée et cairnée, soit directement dans la ravine désormais bien sèche mais aussi bien caillouteuse. On débouche vers 1270m sur un bon chemin en bordure du plateau de la Jasserie. Prendre alors ce chemin à droite, puis quand il rejoint le GR7, emprunter ce dernier à gauche jusqu’à la Jasserie toute proche (1308m). Il reste à continuer à monter en face dans les pâturages (nombreuses traces, franchissement de la route d'accès) jusqu’au sommet du Crêt de la Perdrix (table d’orientation) bien visible d’ici.


Descente : redescendre du sommet et, comme à la montée, prendre à gauche au premier croisement (1400m). Mais dès le suivant (piste E-W), prendre cette dernière à droite (E). Après 300m env., prendre à gauche (N puis NW) le bon chemin qui redescend à gauche de l’altisurface, jusqu’à ce qu’il arrive à proximité du monument aux victimes du crash du Dakota en 1944 (au bord de la route). Et là, on s’engage à droite sur le chemin ("Sentier Claude Berthet" sur IGN, seul tronçon balisé (VTT et PNR) du jour…) qui se dirige vers l’Est en pente douce, en longeant toujours l’altisurface.


Ce chemin va pénétrer en sous-bois et obliquer vers le S. Au pt 1277 il vire à droite. 250m plus loin il faudra quitter ce "Sentier Claude Berthet" pour descendre sur le chemin à gauche, raide et caillouteux (NE puis N). Vers 1120m (j’ai mis un cairn à gauche), il bute sur une très large piste, quasi horizontale (à partir de là ne plus se fier à IGN), qu’on va suivre à droite. Il faudra la quitter après 8’ environ, pour s’engager sur le bon chemin qui s’en échappe en descendant vers la gauche (NE, j’ai mis un second cairn).


Descendre ce chemin (ignorer les départs de voies à gauche et à droite) jusqu’à ce qu’il arrive au Chirat des Cassons, 1070m, signalé sur IGN – à partir d’ici la carte est à nouveau fiable). À cet endroit il ne faut pas manquer de grimper sur le rocher à gauche : il offre une superbe vue notamment sur la vallée du Dorlay et les Scies tout en bas, et une autre plus à droite vers le NE sur la crête vers le Chaux de Toureyre, où la forêt est rayée de nombreux chirats. Ce chemin vire ensuite au SE. Au croisement vers 1020 (absent de la carte IGN !), continuer à descendre en face (SE). Et au croisement suivant (980), prendre le chemin de gauche (N). À partir d’ici la descente se poursuit en compagnie du Dorlay, qui coule en contrebas à droite : on entend d’abord son murmure, puis on l’aperçoit et on s’en rapproche de plus en plus, jusqu’à devoir le traverser à gué. On le suit ensuite de très près (une partie de ses eaux envahit même parfois un peu notre voie dallée…), rive droite, puis gauche, puis droite à nouveau, jusqu’au retour à la Scie Granjean, qu’il reste à traverser jusqu’au parking.


À noter : 1. Qu’on peut bien sûr faire aussi la boucle dans l’autre sens - mais je conseille vivement de se familiariser d’abord avec les surprises du terrain en la faisant une première fois dans le sens ci-dessus. 2. Que de nombreuses variantes existent assurément (mais là encore sans garanties…). J’en ai pour ma part exploré partiellement deux qui pourraient s’avérer intéressantes ; je les signalerai ici même en commentaires si leur intérêt se confirme…


Précautions

Je conseille fortement d'emmener ce topo (exceptionnellement !) ainsi que la carte IGN (2933 ET, Massif du Pilat), et de porter des chaussures étanches...


Commentaires difficultés

L'absence de balisage et le nombre élevé de chemins et pistes non répertoriés sur IGN peuvent poser de sérieux problèmes d'orientation (mais le topo est là pour ça !).
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Topo créé le :

A47, sortie La Grand Croix > Saint-Paul-en-Jarez > la Terrasse-sur-Dorlay > Doizieux par D 76 > D120 jusqu'à "Les Scies", puis "Scie Granjean" (toujours marqué "Les Scies") : se garer à gauche sur le terre-plein juste avant le virage à 180° et le pont sur le Dorlay, face aux maisons du hameau.


Situation




Sortie du 13-01

Boucle réussie

La voie dallée et le ruisseau du Dorlay

Une semaine après ma descente "ratée", je suis donc revenu sur les lieux du crime, vu la belle météo radieuse du jour - rarissime par les temps qui courent. Et cette fois, ce fut réussi, mais non sans mal. En effet, j’ai dû me livrer (pour mon plus grand plaisir !) à une véritable exploration de ces pentes raides et rudes, de leurs pistes et chemins improbables, car tantôt absents de la carte, tantôt envahis par les eaux ruisselantes, tantôt complètement bouchés par des forestiers parfois peu soucieux de les désencombrer après leur passage…

J’ai donc décidé cette fois de monter par mon itinéraire prévu pour la descente, afin de rejoindre au mieux le point où j’avais perdu mon chemin sur la vaste piste horizontale non tracée sur la carte. Et dès le début de ma montée à partir de 8h30 par le vallon du Dorlay, sur la belle voie dallée qui jouxte le  ruisseau bondissant en multiples cascatelles (et même parfois un peu envahissant !), c’est un véritable enchantement dans ce petit matin frais au lever du jour.

C’est au croisement 896 qu’un premier choix s’impose : traverser le Dorlay à gué et monter plein sud, au plus court, ou continuer plus longuement en face pour rester plus près du ruisseau ? Allez, je choisis la seconde solution… et me heurte bientôt à de multiples options. J’en essaie plusieurs mais à chaque fois il y a un problème : une bonne piste (pas sur la carte) semble devoir rejoindre la crête vers l’Oeillon bien visible (ce que je ne souhaite pas), une autre (sur la carte, elle) est bouchée par les forestiers, une troisième me mène carrément dans le lit du Dorlay (je suis ravi, mais pas équipé pour le canyoning  wink) etc. Finalement j’arrive à un croisement dont l’une des branches me semble être le haut de la piste plein sud non prise tout à l’heure ; pour m’en assurer je la descends donc jusqu’au gué : c’est bien ça. Donc je la remonte et je poursuis…

La suite se passera de la même manière, je passe sur les détails, notamment plusieurs troublants croisements de chemins inexistants sur IGN (il faudra en principe toujours continuer en face). C’est avec soulagement que je vois apparaître enfin sur ma gauche le Chirat des Cassons (repère précieux sur IGN), d’où j’aperçois sur ma droite quelques gros rochers bien tentants. J’y grimpe aussi sec, et découvre alors une vue aussi magnifique qu’inattendue : en bas, dans l’ombre, les Scies sont toutes petites, avec une belle mer de nuages en fond de décor. Je continue alors en respectant autant que possible la direction générale marquée sur ma carte, soit S puis SW. Et lorsque vers 1120m je débouche sur une très large piste horizontale, je me dis que ça ne peut être que celle où j’ai erré samedi dernier. Je mets alors un cairn à cet endroit (merci le Petit Poucet), et prends logiquement ma piste à droite. Je poursuis, la piste vire ensuite vers l’W (bon signe me dis-je !). Et en effet, le miracle va se produire peu après, puisque je reconnais bientôt sans l’ombre d’un doute le virage à gauche où j’avais débouché sur cette maudite (comme diraient les Québécois) piste samedi dernier en descendant de la pente à gauche. Yeah, jonction faite, mission accomplie !

Je construis aussitôt un second cairn à cet endroit. Je peux donc faire demi-tour à présent, mais comme il me reste un peu de temps je ne résiste pas, pour fêter ça, au plaisir gratuit de remonter encore un bon bout du raide chemin par où j’étais descendu samedi dernier depuis la Jasserie. Et ce n’est qu’après avoir rejoint la neige à 1290m, au croisement avec le sentier Claude Berthier, que je me décide enfin à faire mon demi-tour.

La descente de ma boucle initiale à partir d’ici ne sera plus qu’une formalité, puisque je viens de la parcourir quasi-intégralement dans le sens de la montée.  Au Chirat des Cassons, je remonte encore une fois sur mon rocher, et cette fois la vue plongeante sur les Scies est encore plus belle, le soleil inonde à présent le fond de la vallée et la mer de nuages a disparu, découvrant les montagnes à l’horizon. J’arrive à mon parking un peu après 13h, la tête pleine de mes explorations et de mes errances au gré de mes découvertes, heureux d’avoir enfin réussi ma boucle et profité au maximum  des petits trésors de ce versant décidément trop méconnu du Pilat.

Photos de la sortie


  • Horaire : 4h30
  • Dénivelé : 620 m

Autres sorties

Date Titre Auteur
06-01

Boucle ratée...

8 Geoffroy Rémi

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( ) bivouak.net

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