Pierre Beille et Roc du Guet depuis Chabreloche


Pierre Beille et Roc du Guet depuis Chabreloche

  • Altitude départ : 610
  • Altitude sommet : 1021
  • Dénivelé : 860
  • Temps de montée : 3h30
  • Temps de descente : 3H00
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : GR3 (marques rouge-blanc) du début jusqu'au nord de la Fortie. Plus grand-chose après, sauf quelques panneaux (v. topo).
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

À partir de Chabreloche, au fond de la vallée de la Durolle qui marque ici la limite (tout comme l’A89 !) entre le Forez et les Bois Noirs, cette boucle vers le sud offre une grande diversité de paysages dans cet extrême nord des Monts du Forez. Entre forêts plus ou moins denses et variées, trouées de clairières ouvrant soudain le paysage sur le lointain, vallons verdoyants parsemés de hameaux minuscules ou d’habitations isolées, modestes hauts lieux accessibles par de rudes chemins caillasseux et dominés par des chaos rocheux qui peinent de plus en plus à émerger de la couverture forestière environnante, c’est une balade tout en douceur, jamais spectaculaire mais toujours fascinante.


Du parking, continuer un peu dans cette rue et prendre la 1ère à gauche juste après le pont, puis au stop tourner à droite. Franchir le passage à niveau, poursuivre en face  et repérer les marques blanc/rouge (GR3). Tourner à droite après le petit pont, puis passer à gauche dans le boyau creusé sous l’autoroute et poursuivre à droite. Continuer à suivre désormais, globalement vers le sud, les marques blanc/rouge du GR.


On passe ainsi successivement au hameau de Montsude (bien veiller, à la sortie, à quitter la piste principale pour prendre celle de gauche, plein sud), puis après une série de montées/descentes en sous-bois, aux maisons des Vernières (court bout de route, vue vers l’ouest sur la chaîne des Puys) et à côté de celle de Boulay, enfin, en fond de vallon, à celles de Pys (nouveau bout de route, carrefour). On quitte ensuite cette route pour un chemin en épingle à gauche, qu’on suit et sur lequel on a deux possibilités :


- soit prendre le premier départ de chemins à gauche, vers 690m (carton "Virée des Rocs, Rocher de Pierre Beille") : cet itinéraire part au NE, passe sur une route goudronnée du hameau des Moignoux à celui de Bourdier, puis repart SE vers le Grand Bois, et de là à Pierre Beille ;


- soit (c’est l’itinéraire que je recommande, car sans goudron !) poursuivre sur le GR3, ignorer aussi le second départ vers la gauche, puis quitter enfin le GR3 au troisième départ vers la gauche (intersection 750, chemin marqué GR89). Prendre ce GR89, mais le quitter presque aussitôt pour s’engager encore à gauche (Est) sur un chemin non marqué, qui descend jusqu’à un ruisseau puis remonte au Nord. Au croisement 790 (ruine de l’Oule), prendre le chemin qui monte à droite (SE). Il mène à la vaste clairière du Grand Bois (887m, pylône, fermes, belle vue vers le sud, notamment sur le Vimont ou Pic Pelé).


Laisser la ferme à gauche et, après quelques mètres à droite sur la route (jolie fontaine en face), prendre au niveau d’un immense chêne la piste à gauche (NNE), puis le chemin qui s’enfonce vers la droite en sous-bois (NE, panneau "Circuit du Trésor et de Pierre Beille"). Assez raide et caillouteux (bien garder le cap, ne pas obliquer à droite), il s'infléchit au SE vers 985m. Le quitter vers 995m pour prendre celui qui part en épingle à gauche (plein N), et mène tout droit à Pierre Beille, notre point haut du jour : 1021m, chaos rocheux, mémorial du fameux accident d’avion d’Air Inter qui, reliant Lyon à Clermont-Ferrand le 27 octobre 1972, s’était écrasé ici-même, faisant 60 morts et 8 rescapés. Mais comme personne n’a rien fait pour préserver la superbe vue panoramique encore vantée par les topos-guides (la chaine des Puys, la plaine du Forez, etc.), celle-ci est hélas maintenant totalement bouchée par les résineux qui ont poussé de tous côtés (comme aux sommets des Bois Noirs !)… Cela dit le site garde un charme certain, plus secret sûrement, plus sauvage et mystérieux, et mérite qu’on prenne le temps de l’explorer.


Poursuivre ensuite assez longuement en descente, toujours plein N, jusqu’à atteindre, après une inflexion du chemin vers le NW, un grand croisement de 5 chemins avec en son centre la "Maison du Trésor" (825m), nom ronflant pour une construction dont l'intérieur est en piteux état, sans porte ni fenêtre, avec juste deux espaces vides permettant de s’abriter des intempéries - là encore, on a l’impression d’une négligence absolue et d’un total désintérêt - on peut toujours se consoler avec la vieille borne "royale" (Louis XIV, ai-je lu ?) fichée là au milieu du carrefour...


On continue brièvement sur la piste à gauche (W), puis sur une autre encore à gauche (S) qui monte à la Croix du Pommier (env. 900m). Là, nouveau croisement de pistes, on prend celle de droite (W, puis NW), en descente cette fois-ci, jusqu’au Col des Sagnes (797m sur la carte, 828m sur place !). Prendre un court bout de route en face, puis peu après le chemin montant à droite (N, panneau "Chaos rocheux du Roc du Guet"). Un peu plus haut, vers 840m, prendre à gauche (NW, nouveau panneau), en aller-retour, celui qui mène directement à notre second sommet du jour, le Roc du Guet (913m). Là, comme tout à l’heure, on va pouvoir se hisser sur un ensemble rocheux… où la vue panoramique fabuleuse promise sur les topos-guides ("Monts du Forez, Massif du Sancy, Chaîne des Puys, Bois Noirs, Monts de la Madeleine, Chaîne des Alpes", rien que ça !) se limite aujourd’hui à seule la pointe du Puy-de-Dôme, et encore faut-il se hisser tout en haut pour l’entr’apercevoir au loin entre les sapins !). Bis repetita… ou rebelote, au choix !


De retour au point 840, continuer à gauche (N, marques jaunes) sur le chemin jusqu’au hameau des Issards, où, une fois au carrefour central, il faudra tourner à gauche (N, suivre les marques jaunes) – jolies vues sur la vallée de la Durolle à droite. La piste descend puis remonte jusqu’à une autre, qu’on prendra encore à gauche. Passer un captage, puis prendre à droite (bal. VTT). A la bifurcation suivante, quitter la piste VTT et prendre celle de gauche. On rejoint ainsi le boyau qui passe sous l’autoroute et l’itinéraire de l’aller dans Chabreloche, bouclant ainsi la boucle du jour jusqu’au parking.


Précautions

carte IGN 2731O Noirétable

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Topo créé le :

Par l'A89, sortie Les Salles/Noirétable > Les Salles > Noirétable par D53 > Chabreloche. Dans Chabreloche, aller à gauche au croisement avec la D324 et se garer aussitôt au parking à droite.


Situation




Sortie du 04-10-2017

Sommets à l'abandon

Fontaine du Grand Bois

Vu le grand beau enfin annoncé par la météo, j'avais prévu pour aujourd'hui mon grand retour dans les Alpes, tant attendu après plus d'un an où j'ai dû rester dans ma région... Mais la météo est loin d'être une science exacte, et le temps mitigé prévu in fine m'a fait remettre ce retour à plus tard. Je me suis donc rabattu in extremis sur la découverte de ce coin plutôt méconnu, non loin de chez moi, coincé entre les Monts du Forez et les Bois Noirs : auquel de ces deux massifs pouvait-il bien s’apparenter ? Eh bien, au soir de cette sortie, la réponse me paraît évidente…

Cette rando facile par monts et par vaux, évoluant pour l’essentiel entre 700 et 1000m, m’a assez vite paru plus lumineuse et sereine que celles que j’avais faites dans les plus sombres et denses Bois Noirs au Nord de Chabreloche et de Noirétable. Parti vers 9h20, et une fois passé sous l’autoroute, j’ai progressé d’un bon pas et sans souci : GR parfaitement balisé, tellement cool que je me suis trompé de piste juste après Montsude (bizarre… plus aucun balisage ?), et donc demi-tour, ça m’apprendra à relâcher mon attention ! L’air était froid et vif, et le ciel plutôt voilé, entre gris clair et bleu délavé. Je suis passé de sous-bois en clairières ménageant parfois une trouée vers la chaîne des Puys, de points hauts boisés en fonds de vallons dégagés, toujours tout seul sur mes raides chemins pierreux et mes pistes-toboggans (certaines rendues bien boueuses par le passage des engins forestiers), le bonheur, quoi, ou presque !

J’ai débouché ainsi au Grand Bois vers les 13h, et comme là-haut l’horizon était bien dégagé et qu’il faisait bon au soleil, je me suis arrêté pour casser la croûte entre les deux bâtisses, face au Vimont. Puis : à moi le "circuit du Trésor et de Pierre Beille" ! Mais c’est là que mes désillusions ont commencé. Arrivé tout content au sommet de Pierre Beille, et une fois passée la stupeur devant le sobre mémorial du crash de 1972 (je ne savais pas que c’était ici-même que l'accident s'était produit), je suis parti, de bloc en bloc, à la recherche de LA VUE promise. Et je finis par me rendre à l’évidence : rien, nulle part, tout est parfaitement bouché. Bon me dis-je finalement, tant pis, l’endroit est assez fascinant en soi, je verrai plus loin, et au plus tard au Roc du Guet.

Et voilà qu’au bout de la descente je tombe sur l’attendue "Maison du Trésor". Nouvelle déception : le Trésor, j’ai beau savoir que ce n’est qu’un lieu-dit, mais tout de même : à l'intérieur, des murs délabrés et un toit, le tout entièrement vide et ouvert à tous les vents… quelle misère ! Je ne peux pas m’empêcher de penser à la délicieuse "Loge de la Morte", également située en plein bois le long d’une piste de ski de fond, mais c'est vers Chalmazel, et si soigneusement entretenue par les autorités locales (de la Loire). Quel contraste avec cette quasi ruine !

C’est un peu accablé que je repars pour mon dernier objectif (et mon dernier espoir) du jour. Les quelques voitures qui ont le droit de circuler ici sur ces larges pistes ne me remontent pas le moral… Heureusement elles ne peuvent pas me suivre dans la remontée caillouteuse vers la Croix du Pommier, et pas non plus dans celle qui, après le Col des Sagnes, va me mener au Roc du Guet. Et arrivé là-haut, c’est le coup de grâce : l’immense panorama circulaire promis dans un topo-guide a, là aussi, complètement disparu. Là aussi, on a laissé les sapins (ça pousse très vite, un sapin !) envahir le sommet et boucher tous les horizons. Incrédule, je grimpe sur les rochers, à la recherche du plus élevé, je finis par le trouver et de là-haut, par entrevoir, entre deux cimes d’arbres, un tout petit bout de ce que je pense être le Puy-de-Dôme… Eurêka… euh, pas de quoi crier victoire, mais bon, c’est ça ou rien du tout !  Cette fois je me rends à l’évidence : ici, tout comme au Puy de Montoncel et au Puy Snidre (au pied duquel on voit encore la pancarte "Puy Snidre, panorama" !), les deux plus hauts sommets des Bois Noirs, on a laissé la nature faire son travail et re-envahir les sommets. Pourquoi pas après tout ? Mais je crains qu’ici ce soit moins par souci écologique que par négligence, par une absence d’intérêt pour la mise en valeur de ce patrimoine naturel, comme en témoignent les autres indices déjà constatés dans les "vrais" Bois Noirs juste au Nord de Chabreloche (cf. mon topo sur le Puy de Montoncel). Inversement, quel contraste avec, juste au Sud de mes deux sommets du jour, ceux du Grun de Chignore et de Pierre Pamole, parfaitement entretenus (quoique dans un état d’esprit très différent de l’un à l’autre…) par les municipalités respectives de Vollore-Ville et Vollore-Montagne… Mais là on est dans les "vrais" Monts du Forez, alors qu’ici, c’est comme si les Bois Noirs avaient colonisé cette extrémité nord des Monts du Forez…

Pour terminer, en redescendant tout penaud et déçu du Roc du Guet, je rencontre enfin un être humain : une dame devant moi, qui se retourne : "Mais… vous me suivez ?!". Elle est joviale, me voilà ragaillardi, elle cherche des champignons - il y en a plein partout, mais ceux qu’elle cherche se laissent désirer, d’ailleurs elle serait surtout venue là pour marcher… On papote un moment, jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’à force de l’accompagner et de lui tenir compagnie, j’ai laissé passer ma bifurcation de retour vers Chabreloche. Je le lui dis, elle me confirme que "oui, pour aller aux Issards, c’est bien ce sentier qu’il faut prendre". Je la quitte donc, fais mon dernier demi-tour de la journée et trouve sans mal l’itinéraire un peu tortueux jusqu’à Chabreloche, où je vais croiser un homme qui, lui, appelle désespérément son chien. Drôle de journée… 

Photos de la sortie


  • Horaire : 7h15
  • Dénivelé : 860 m
  • Participants :

Identification

( ) bivouak.net

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