Les Cimes et Suc des Trois Chiens depuis
Saint-Sauveur-en-Rue

Les Cimes et Suc des Trois Chiens depuis
Saint-Sauveur-en-Rue

  • Altitude départ : 846
  • Altitude sommet : 1360
  • Dénivelé : 660
  • Temps de montée : 2h45
  • Temps de descente : 2h45
  • Orientation : Nord
  • Balisage : Bien marqué au départ sur le GR (blanc-rouge), ainsi que sur les tronçons du Tour du Parc (blanc-marron). Pour le reste, pas vraiment de balisage, mais pas mal de panneaux. Absolument rien sur l'itinéraire menant à la Roche du Loup.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Sur les pentes Sud du Pilat, sillonnant l’immense et splendide forêt de Taillard, ce circuit permet d’accéder à deux sommets, de visiter quelques sites remarquables et de bénéficier au passage d’exceptionnels panoramas sur la chaîne des Alpes…


Du point 846, laisser la route à gauche et emprunter (SW) le chemin de terre (panneau Abri d’Aiguebelle, GR65, on est sur le chemin de Compostelle). Il entre bientôt en sous-bois, puis vire à gauche (915m), et rejoint le petit abri d’Aiguebelle (abri non fermé en bois, à gauche du chemin, 960m). A quelques mètres, une balustrade protège l’accès au sommet du rocher d’Aiguebelle (site d’escalade). Il est intéressant de se rendre au pied de cette falaise verticale, par une trace raide qui descend à droite de la balustrade (beau rocher équipé, avec un gros surplomb vers le haut).


De retour à l’abri, prendre la piste de droite (toujours GR 65, panneau Le Tracol) ; voie de gauche à la bifurcation suivante. À l’intersection 1045, laisser le GR et le chemin de St Jacques à droite, et prendre la route à gauche (panneau Rocher de la Garde), mais la quitter après 60m env. pour s’engager sur le chemin à gauche (non balisé). Il monte raide plein S, puis s’adoucit, avant de déboucher au sommet du rocher de la Garde (à gauche, 1122m, panneau) : vue plongeante à l’E sur la forêt et un vallon encaissé, et au N sur St-Sauveur-en Rue et les crêts du Pilat.


Poursuivre ensuite sur le chemin, on prend à droite à l’intersection juste après et on débouche aussitôt (lieu-dit Chavojou) sur un carrefour de 4 chemins : prendre le 2ème en partant de la droite, panneau "Tour du Parc, Foyer de ski de fond de Burdignes", et suivre alors le balisage blanc-marron du PNR (ignorer les bifurcations à droite ou à gauche). Le chemin se redresse, devient caillouteux. Vers 1320m, à une sorte de col, le suivre à gauche, il devient horizontal et herbeux. Quand on arrive au lieu-dit le Gros Besset (bifurcation), continuer en face (dir. Maison dans la Nature), mais quelques mètres après quitter ce chemin du Tour du Parc pour prendre celui, non balisé, qui part à gauche (N) dans une plantation de pins. Peu après, repérer et prendre à droite (en face d’un panneau "Domaine de Burdignes") une petite sente qui monte, rectiligne, dans les genêts : elle mène droit au sommet peu marqué mais assez bien dégagé Les Cimes (1360m). Il suffit de continuer un peu sur cette sente pour jouir pleinement, vers l’Est, de la vue spectaculaire sur les Alpes (du Mont Blanc jusqu’au-delà des Ecrins) au-dessus de la bosse du Suc des Trois Chiens qui se trouve juste en face. Au sommet, un peu à droite de la sente, un panneau informe actuellement (été 2017) sur une enquête publique concernant l’implantation d’un parc d’éoliennes sur ces deux sommets…


Poursuivre ensuite sur cette sente, toujours rectiligne et toujours plein Est. Elle descend vers une plantation de mélèzes, traverse plusieurs pistes (on peut d'ailleurs prendre la 3ème à gauche puis monter à droite jusqu’au sommet du Suc) et remonte vers le Suc des Trois Chiens, dont on rejoint le sommet (1331m) après un virage à gauche (N) et un court bout de piste. Peu avant, belle vue arrière sur les Cimes, mais hélas cette fois les arbres bouchent la vue vers l’Est et les Alpes (patience…).


Suivre ensuite la piste (panneau Burdignes – La Faye – Maison dans la Nature) qui redescend, NE puis SE. Quand vers 1280m elle sort de la forêt et longe une  vaste clairière avec une maison à gauche, on bénéficie soudain d’une nouvelle vue saisissante, du Mont Blanc jusqu’à la Meije ! Au carrefour 1265m, continuer brièvement sur la route en face, où on retrouve le balisage du Tour du Parc ; après une centaine de mètres, quitter cette route pour s’engager sur la piste à droite (S). Prendre à gauche aux deux bifurcations suivantes (SE, puis NE), puis à 1211m, en épingle à droite (S, chemin herbeux). Lorsque ce chemin se perd (3 grands sapins), obliquer franchement (angle droit) à droite (j’ai mis un cairn, mais…), plein W entre des arbustes, où on peut supposer une très vague trace ? Toujours est-il qu’on finit ainsi par déboucher sur un amas de gros rochers : c'est la Roche du Loup (1243m), d’où on bénéficie encore une fois d’une vue panoramique aussi incroyable qu’inattendue, de la Vanoise aux Écrins et au-delà, et jusqu’à la forêt de Taillard , avec Vanosc en contrebas… Que cet itinéraire qui mène jusqu’ici soit, visiblement, si totalement délaissé et à ce point dépourvu de toute indication parait incompréhensible !


Il faut ensuite revenir sur ses pas jusqu’à la bifurcation 1211, où il suffit de continuer dans la même direction (N). On débouche ainsi (point 1195) sur une route, qu’on prend à gauche jusqu’à la "Maison dans la Nature" (foyer de ski de fond de Burdignes), où on tourne à droite avant de reprendre, encore à droite (NE), le chemin du Parc (marques blanc-marron) – carrefour d’où l’on bénéficie une dernière fois de la fameuse vue panoramique complète (Mont Blanc inclus) sur toute la chaîne alpine ! Au carrefour suivant (1178m, ruines du Diable juste après à droite), on s’engage enfin à gauche sur la large et longue piste du retour, qui va nous ramener, globalement W, vers notre point de départ. À deux reprises, il faudra être un peu vigilant : la première, à la fourche 1189 (prendre la piste de droite), la seconde, à la fourche 1100 (prendre également la piste de droite). Mais là, un peu plus de 100m après la bifurcation, quitter cette piste pour un sentier qui descend à droite, va passer à côté dudit "Sapin Géant" (tronc et hauteur impressionnants), puis continuer dans la même direction (NE, puis N). À l’intersection 984, continuer en face (N, puis NW, puis W) jusqu’au hameau de Montgilier. Là, il reste à s’engager sur la route d’accès en face, qui mène directement à l’intersection 846, point de départ de la rando du jour.


Précautions

Carte IGN 2934 ET

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Topo créé le :

Saint-Etienne > Col de la République par D1082 > Saint-Sauveur-en-Rue par D22. Dans St-Sauveur, prendre à droite la D503 dir. Le Tracol. A la sortie du village, prendre à gauche (avant le camping) la petite route montante fléchée "Abri d'Aiguebelle". Passer sous le pont, puis se garer sur le bas-côté droit juste avant le départ du chemin en face (GR, panneau "Abri d'Aiguebelle").


Situation




Sortie du 21-09-2017

Les pépites de la forêt de Taillard

Rocher d'Aiguebelle

Ou comment une rando, a priori pas très excitante sauf si on adore les forêts profondes, peut se transformer en source d’émerveillements par la grâce d’une journée pourrie et pluvieuse la veille…

Parti assez tard du virage face au camping Les Rénières de Saint-Sauveur, je m’aperçois un peu tard qu’on peut parfaitement laisser sa voiture plus haut, au virage 846. Il fait très frais et le ciel est sans nuage, c’est parfait. Arrivé peu après à l'abri d'Aiguebelle, je ne résiste pas à la tentation de descendre jusqu’au pied du rocher éponyme, qui peut faire l’affaire des débutants (la partie inférieure m’irait bien !) comme des virtuoses aguerris (voies de 6 et de 7 dans la partie surplombante au-dessus – oulà !). Ensuite, le bout de chemin bien raide qui me permet de me hisser vite fait au niveau du sommet du rocher de la Garde me réchauffe pour de bon, et de là-haut la vue sur un bout de la forêt de Taillard donne une première idée de cette immense et dense toison verte sous laquelle je vais évoluer aujourd’hui.

C’est juste après que ça va se gâter, plus précisément au déroutant carrefour de pistes multiples de Chavojou. Je viens de déplier ma carte, lorsqu’un cueilleur de champignons du coin arrive à ma hauteur : "Vous êtes perdu ?"… Euh, ben non, mais je me demande lequel de ces 4 ou 5 chemins je vais devoir prendre. Très aimable, le monsieur me demande où je veux aller, jette un œil sur ma carte, oui oui, il voit bien, eh bien c’est ce chemin-là que vous devez prendre pour aller aux Cimes, vous verrez ça monte un peu mais c’est pas difficile. Soulagé, je remercie mon bonhomme, et sans reconsulter ma carte je file sur la piste salvatrice. Au bout d’un moment tout de même, le doute commence à s’insinuer : l’alti indique NE voire N, et je me traîne autour de 1130-1140m, alors que sur IGN ça grimpe rapidement vers les 1300m, bizarre… Je n’en continue pas moins, mais comme rien ne change, le doute s’accroit. Cette fois, je m’arrête et me replonge sérieusement dans l'IGN : eh oui, je vois maintenant où j’évolue, le brave homme s’était trompé, voilà ce que c’est de faire confiance aveuglément aux gens qui vous veulent du bien. Donc demi-tour, retour au carrefour 1116, nouveau point, et cette fois c’est sans hésiter que je prends la piste à droite de la précédente. Et là ça va tout de suite mieux, ça grimpe comme prévu, et plus haut je vais donc quitter le chemin balisé comme prévu pour monter sur les Cimes. Pas évidente, la voie d’accès au sommet tracée sur la carte (très herbeuse et en voie de disparition !), mais juste avant, une petite sente rectiligne et bien tracée (mais pas sur IGN !) me tend les bras : gagné ! Au sommet, très arrondi, la vue vers les Alpes (Mont Blanc, Vanoise, Écrins, etc.) est aujourd’hui tout simplement fabuleuse (le mauvais temps d’hier ayant "lavé" le ciel jusque là si brumeux). Mais hélas, mon plaisir sera gâté par le panneau planté là concernant le projet d’installation d’éoliennes sur mes deux sommets du jour. Celles que je viens d’apercevoir au sud sur un sommet voisin sont à l’arrêt, faute de vent… Bon, pour me consoler, il ne me reste plus qu’à sortir mon repas du sac, face à la chaîne éclatante des Alpes…

Arrivé ensuite, en suivant toujours ma sente rectiligne, au sommet tout proche du Suc des 3 Chiens (drôle de nom), je suis cette fois-ci déçu par l’absence de vue lointaine. Mais ma surprise n’en sera que plus grande quand un peu plus tard, dans une vaste clairière à la descente, je vois soudain surgir une nouvelle apparition, tout aussi imposante, de mes massifs alpins. Mon objectif suivant, la Roche du Loup, est quant à lui tout sauf évident à trouver, à croire que personne ne s’y rend jamais. Mais ma carte puis un peu de chance (et d’instinct ?) sur la fin (ni trace ni indice) m’ont permis de tomber directement dessus, j’en ai été tout surpris ! Là encore, je suis resté scotché devant la vue magnifique qui a surgi d’un seul coup à mon arrivée en haut du rocher, même si cette fois-ci le Mont Blanc manquait à l’appel. Même incroyable et divine (mais cette fois dernière !) surprise à la bifurcation après le foyer de ski de fond, ultime flash sur la totalité de la chaîne (le Mont Blanc s’étant à nouveau invité), avant de prendre pied sur la longue piste du retour, sans histoire mais néanmoins variée, aérée et fort agréable, au cœur de la forêt de Taillard, dont j’ai eu tout loisir de bénéficier alors…

Photos de la sortie


  • Horaire : 6h30
  • Dénivelé : 660 m

Identification

( ) bivouak.net

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