Panère Tourbière de Gimel et Crêt de Chaussitre
depuis Valadon (St-Genest-Malifaux)

Panère Tourbière de Gimel et Crêt de Chaussitre
depuis Valadon (St-Genest-Malifaux)

  • Altitude départ : 1076
  • Altitude sommet : 1302
  • Dénivelé : 450
  • Temps de montée : 2h40
  • Temps de descente : 2h20
  • Orientation : Nord
  • Balisage : varié et intermittent, entre marques blanc-jaune (m.b.j.), blanc-marron du PNR (m.b.m.) ou ronds orange des parcours équestres (cf. topo).
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Cette belle boucle permet d’engranger d’un coup d’un seul plusieurs lieux emblématiques de ce haut-plateau du Pilat Sud (quatre, en y rajoutant la Pierre des Trois Évêques !). À choisir, mieux vaut la réaliser par un temps clair assurant une vision optimale des lointains, vu que deux d’entre eux (Panère et Chaussitre) offrent au visiteur ébahi de superbes panoramas (complémentaires : respectivement vers l'Est et vers l'Ouest) illustrés par de non moins superbes tables d’orientation…

Du parking de Valadon, s’engager en sous-bois dans le sentier herbeux (puis chemin) de gauche, dir. "Pierre St-Martin/Prélager" (m.b.j. au premier croisement). Après 1 km (1100m), continuer en face dir. "Prélager" (on reviendra par la voie de droite). Le chemin oblique vers la droite (SE), puis dépasse deux chemins venant de droite. Suivre la dir. "Aire de pique-nique de Prélager" (+m.b.m. du PNR). On continue à découvert, en face (E) jusqu’à Prélager (coquettes maisons de pierre) qu’on traverse. Laisser une route à droite, continuer en face (NE, croix), puis ignorer le chemin à gauche et poursuivre jusqu’au carrefour avec la D28, qu’on traverse. Continuer sur le large chemin forestier (et équestre) en face (sous-bois, NE, ronds orange). Au croisement 1177 ("Bois Frison", croix), continuer sur le chemin équestre à droite (dir. "Les Chaumasses", SE). À l’intersection avec le GR7, poursuivre en face sur l’itinéraire équestre qui va s’orienter plein S (+ m.b.m.). Au carrefour suivant (1162), prendre le chemin immédiatement à gauche, dir. "Pierre des 3 Évêques/Tourbière de Gimel". Continuer SE, et suivre les panneaux. À une bifurcation en "V" sans panneau, prendre le chemin de droite, rectiligne (m.b.j.). Au bout (tout petit panneau), tourner tout à fait à gauche : la Pierre, remarquable témoin historique, est tout près, posée au sol à gauche du chemin.

Revenir en arrière au petit panneau tout proche, et reprendre à droite le chemin d’arrivée. A la bifurcation 1169 (panneau), quitter ce chemin pour prendre à gauche la dir. "le Bossu/Gimel" sur 40m env., puis la quitter pour tourner à droite sur un très large chemin (SW), qui mène au grand carrefour de la Croix de Caille (1181m). Là, traverser la route et prendre le chemin en face, toujours SW. Peu après, on traverse un ruisselet : s’engager alors à gauche sur une petite sente qui grimpe en sous-bois, et finit par rejoindre une piste (1220m) : la prendre à gauche. On arrive peu après à la superbe et très bien aménagée tourbière de Gimel (1200m). Il ne faut pas hésiter à en faire le tour (boucle de 800m), par ex. dans le sens horaire : il suffit pour cela de suivre à gauche l’excellent chemin sur caillebotis, jalonné de panneaux explicatifs, et qui vous ramènera automatiquement au point de départ (vous serez forcément plus savant au retour…).

De retour, prendre en face la dir. "Domaine de St-Régis…/Table d’orientation de Panère, 1km". Après un croisement avec le GR7 (1245m), la large piste en face (SW) mène sans difficulté jusqu’au sommet de Panère. Sommet modeste certes, mais remarquable : d’une part parce qu’il s’agit d’un site mégalithique (dit du "Gnaorou"), redécouvert en 2011 après débroussaillage, dégagement et réempilage de blocs rocheux parfois écroulés (par une association de bénévoles de la région) ; et d’autre part parce qu’il bénéficie par beau temps limpide d’une vue panoramique fabuleuse sur les Alpes, de la Tournette jusqu’au Glandasse ! Celle-ci a été matérialisée sur une immense table d’orientation en lave de Volvic, réalisée en 2016 par la même équipe par juxtaposition de photos panoramiques prises d’ici, un vrai petit chef-d’œuvre !

Pour la descente, on peut soit faire demi-tour et redescendre jusqu’au croisement 1245 (si on est pressé…), soit continuer sur la piste vers le SW jusqu’à ce qu’elle bute, après un virage, sur le GR7, qu’on prend alors à gauche (N). Après un virage à angle droit vers la gauche, il rejoint le croisement 1245. On poursuit ensuite sur ce GR dir. "Croix de Caille". Laisser un premier chemin à gauche (avant un virage à droite), et au carrefour suivant (1228m), quitter ce chemin pour prendre à gauche (W) une vague trace dans l’herbe (rester sur la voie la plus à gauche), qui va se transformer en un capricieux chemin en forte descente (toujours W, avec un gros crochet vers la droite au milieu). À 1105m, on croise une piste qu’on prend à droite et qui débouche à la maison de la Scie de Gimel, puis sur la D28. La prendre à gauche, puis s’engager sur la deuxième route à droite (1075, dir. "Le Champ/le Creux", puis panneau "Bourgaud"). Passer ce hameau, puis tourner à droite, dir. "Les Ollagnières". Là, aller jusqu’à la dernière bâtisse au N, puis monter à gauche (W) dans les herbes (vague trace) ; on suit un ruisselet, puis une clôture, puis un champ. Après une petite boucle vers le S, on rejoint ainsi à l’W la route qui monte au hameau du Creux, qu’on atteint à droite en quelques enjambées (pas de panneau). Traverser ce hameau jusqu’en haut, puis poursuivre sur le petit chemin (SW) qui prolonge la montée. Il va continuer à grimper à droite en lacets dans les pâturages, puis déboucher sur le vaste plateau du Crêt de Chaussitre.

On passe d’abord derrière la solide bâtisse de la ferme de Chaussitre, bien visible, puis on rejoint une piste qu’on suit à droite jusqu’au grand pylône sommital (le vrai sommet, 1245m, est légèrement plus loin, en bordure de la forêt). De là, revenir un peu en arrière sur cette piste et prendre à droite en épingle (panneau "Croix de Chaussitre/Table d’orientation") le bon sentier qui descend en effet jusqu’à une immense croix en bois et à la table d’orientation de Chaussitre (1216m) : vaste panorama vers l’W sur les villages environnants et la bourgade de St-Genest-Malifaux, et tout au fond sur le Pilat, les Monts du Forez, le Mézenc, le Meygal, le Gerbier de Jonc, etc.

Pour le retour au point de départ, rien de plus facile : de la Croix, une sente part au N, qui offre deux possibilités : un retour par un sentier à gauche (NW) qui descend rapidement et directement à Valadon (c’est son principal intérêt) ; ou par un autre à droite (NE, dir. "Pierre St-Martin", fortement conseillé) qui musarde dans les belles landes du plateau, puis en sous-bois, et passe à côté de plusieurs empilements de gros rochers caractéristiques. Chemin faisant, on peut donc s'échapper à droite vers les rochers de Pierre Pingaule, puis plus au N vers ceux de Pierre Carriole. Enfin, de retour sur le sentier, on passera au rocher mythique de la Pierre St-Martin (panneau), avant de poursuivre et de rejoindre au N le chemin de l’aller, qu’on empruntera à gauche jusqu’au parking de Valadon.

Précautions

Carte IGN


Commentaires difficultés

bref passage mal ou pas tracé entre les Ollagnières et le Creux
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Topo créé le :

De St-Etienne, D1082 dir. Col de la République. Après Planfoy, D501 dir. St-Genest-Malifaux. Traverser ce bourg du N au S et continuer sur la D501 jusqu'aux Communes. Là, prendre à gauche dir. "Crêt de Chaussitre/le Tracollet". Se garer à la fin de la route (terre-plein à droite, panneau "Valadon").


Situation




Sortie du 02-06-2017

D'une pierre quatre coups

la Pierre des 3 Evêques

Aujourd’hui je me décide enfin à réaliser ce projet mis en attente depuis longtemps : joindre en une seule rando les sommets et autres curiosités remarquables que présente le plateau au Sud de St-Genest-Malifaux. Une fois satisfait du résultat sur le papier, et vu la météo annoncée, c’est parti.

Même si je connaissais déjà Chaussitre, Panère et la tourbière (ces deux derniers depuis peu…) pour les avoir visités séparément en famille ou en groupe (ils ne sont jamais bien loin d’une route carrossable…), la découverte de l’itinéraire et celle des 3 Évêques devraient suffire à mon bonheur. Et en effet, ce fut le cas.

Ce matin il fait juste frais comme il faut, et le ciel a juste les quelques nuages qu’il faut, ça va éviter les grosses chaleurs de la mi-journée. Après l’énorme orage d’hier sur la région (en tout cas sur St-Étienne, impressionnant !), il y a de grosses flaques d’eau ça et là sur les chemins forestiers, mais rien de gênant. J’espérais en secret que cet orage aurait "lavé" le ciel pour me permettre de jouir enfin d’une vue panoramique grandiose sur les Alpes depuis Panère, conformément à la table d’orientation ; hélas, ce fut à nouveau raté, toujours bouché de chez bouché (faudra revenir un jour bien lumineux de fin d’hiver ?...).

Les sous-bois sont doux et agréables, les hameaux pimpants avec leurs maisons aux impeccables parements de pierre. Malgré, parfois, la relative complexité des voies à suivre, je n’ai aucun mal à m’y retrouver (faut dire que j’avais bien bossé avant sur ma carte IGN…). Et à ma première hésitation (les 3 Évêques, encore inconnus de moi), un coureur surgi de la forêt comme par miracle me lance en désignant l'endroit : "Vous cherchez la Table ? Elle est juste là, à deux pas" - même pas besoin de chercher !

Plus loin, mon second tour de la tourbière de Gimel m’enchante toujours autant (les tourbières me fascinent, va savoir pourquoi…). Même si, je suppose, il y aurait sûrement encore bien plus à voir au cœur de l’été (ah, la petite droséra carnivore… ou la magnifique libellule-nymphe au corps de feu !) ; là encore, faudra revenir… Aujourd’hui ce sont surtout les innombrables petites linaigrettes qui se distinguent, comme autant d’étoiles dans le tapis d’herbes et de mousses d’un vert éclatant.

Comme dit, à Panère, juste à côté, ce sera un peu la déception, donc je me console avec la vue les beaux "menhirs" et autres pierres exhumées de la "jungle" qui avait tout recouvert, et bien sûr de cette incroyable table d’orientation dont je ne me lasse pas…

La traversée vers Chaussitre, après un sauvage sentier de descente en forêt, est un petit jeu de piste entre les fermes (l'une bien protégée par des panneaux dissuasifs, donc faut trouver à passer ailleurs) et les hameaux, mais ça va, rien de méchant ! Après la remontée sur Chaussitre, je rencontre enfin quelques humains, là-haut, vers la table, au milieu de l’explosion des genêts en fleurs. Cette fois je me console avec le panorama sympa (ici on ne promet pas la lune, juste un petit bout de Massif Central !).

Et pour le retour, vu que je connais déjà le sentier de la Pierre St-Martin, j’opte pour le sentier inconnu : le direct vers le parking de Valadon, là encore bordé de genêts, sans aucune "Pierre" exceptionnelle à se mettre sous la dent, ou plutôt le pied, mais ça je le savais. De Valadon il me reste plus alors qu’à filer vers Saint-Étienne… où je constate que j’ai dû laisser au parking (un peu cahoteux !) un bon morceau de mon pare-chocs avant (il est vrai déjà bien secoué il y a peu par un choc frontal avec un petit plot ridicule à ras de terre lors d’un démarrage en ville). Bah, pas grave, ça va juste accélérer son remplacement…

Photos de la sortie


  • Horaire : 2h45
  • Dénivelé : 450 m

Identification

( ) bivouak.net

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